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Une vie rêvée...

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Une vie rêvée?

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

Mercredi 6 février 2008
Infinir : vt.
  1. 1.Laisser les choses en plan. Syn. inachever.
  2. 2.Ne pas déterminer la fin d'un objet, d'une situation et par conséquent lui donner une impression d'éternité.
Lundi 4 février 2008
...Un regard doux, enfantin.
Des cheveux en pagaille.
Un secret, des regrets, des copains, une petite amie sexy.
Un ado paumé à Portland.
empty-copie-1.gifparanoid_park_imagesfilm.jpg
Si j'ai beaucoup aimé Paranoïd park, c'est sans doute car il m'a rappelé un autre film, celui par lequel j'ai connu Gus Van Sant (le réalisateur) à savoir "My own private Idaho" avec le très-beau-et-très-peu-connu-à-l'époque Keanu Reeves.Et le non-moins-beau-et-mort-très-peu-de-temps-après, River Phoenix. C'était une époque où j'étais ado et où je me plaisais à dire que mon film préféré était cet objet obscure, esthétique et si particulier. Road movie d'un paumé, rencontres improbables dans une Amérique inconnue. Un film américain indépendant disait-on alors.
Dans Paranoïd Park, on se trouve emporté dans les pas ou dans le sillage du skate d'Alex,  dont les souvenirs, dans le désordre nous amènent à voir les éléments qui se succèdent d'un autre oeil.
La musique accompagne ses émotions.  Non qu'il soit inexpressif. Mais il parle peu ou peut être pas quand et à qui on le pense.
Il y a une scène au milieu  dans laquelle tous les skaters du lycée sont convoqués et franchement ça fait longtemps que j'avais pas vu une scène aussi impresionnante. Je crois qu'on parle de travelling arrière. En temps réel, l'armée s'agrandit. Les grands, les petits. Les qui glissent, les qui marchent.
Et Alex au milieu. En retrait.
Seul, en famille, avec ses copains, des inconnus. On erre avec lui. On  le soutient. On le plaint.
Je pense soudain à mon cousin. Je me dis qu'il lui ressemble beaucoup. Qu'il faudrait que  je lui parle de ce film.
Et que je l'écoute davantage.
Quand il parle.( c'est pas souvent)

Vendredi 25 janvier 2008
Ainsi donc il faudrait travailler plus pour gagner plus?
172%, la véritable augmentation de Sarkozy

Ainsi donc il y aurait un nouveau plan banlieue?
A Neuilly, le "gotha" squatte les HLM

Ainsi donc il y a des pauvres qui passent leurs temps à frauder les aides publiques?
Fille de grand patron, elle paie l'ISF... et touche le RMI
(césar de la meilleure interpète féminine, la pépète ignorait que c'était pas trop normal en fait...Solution? Des messages de pub pour prévenir les gens que le RMI, c'est pas payé par la française des jeux?l'objet d'un nouveau cours en école primaire?)

Et merci qui?

  [Billet sans analyse aucune, juste destiné à soulager son auteure et à faire connaitre ces quelques infos et autres faits divers isolés...]


*Extrait du "fabuleux destin d'Amélie Poulain"


Mercredi 23 janvier 2008
...c'est  vraiment un super film!
J'en avais lu ici ou là que c'était plein d'humour...Entendu par ci par là que c'était surprenant...
Et c'est vrai!
La fanfare des cérémonies de la police d'Alexandrie débarquent dans un aéroport en Israël, pour un concert organisé par le centre culturel arabe d'une petite ville. Costumes impeccables, instruments bien  protégés.
Or, point de comité d'accueil, point  de repères. On doit se débrouiller seul, comme toujours.

Dès lors, on les suit dans leur épopée, là où le destin les conduira, bien plus loin que leur but initial.
C'est donc un film plein d'humanité, à taille humaine qui en résulte.
D'un non-évènement assumé, l'arrivée de la fanfare,  à la différence culturelle frappante dès le début entre ces policiers et les "civils" israeliens, c'est tout un tas de micro-évènements, relations amicales, cordiales, et autres étrangetés qui nous attendent. Non, ce n'est pas tant la différence entre eux qui est exploitée mais plutôt, j'ai l'impression, leurs similarités, leurs façons de pouvoir communiquer en anglais imparfait ou par la musique.
De belles rencontres, de beaux moments. Drôles parfois, émouvants souvent. Et vice versa.
Pas de morale à cette histoire. Ou celle que chacun y trouvera.
Juste de beaux personnages esquissés.
Et de la musique.



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Dimanche 20 janvier 2008
J'ai regardé le dernier épisode de la dernière saison, la cinquième, il y a quelques jours seulement.
Ca m'a laissée songeuse...et apaisée.
Non! parce que depuis ma période Friends, je me suis mise à suivre les pas de la famille Fisher, avec beaucoup d'attention, de tendresse pour les personnages. J'ai pris l'habitude de voir le mort du début de l'épisode. J'essayais inconsciemment de deviner comment il passerait l'arme à gauche. Quand "son nom et ses dates" apparaissaient telle une pierre tombale, eh ben, je calculais l'âge qu'il ou elle avait au moment de mourir.
Quoi, je suis la seule à le faire?!
Bref.
Les Fisher...Quelle famille! Ce qui me plaisait bien au début, c'était le personnage de Claire, la rebelle. Puis, peu à peu la fragile, la décidée, la peureuse...Ce qui m'a plu c'est de voir tous ses personnages évoluaient dans leurs doutes, leurs attitudes, leurs destinées. De façon très sensible. Nath, le séducteur, le sociable qui se sent tellement seul parfois. David, le coincé de départ, qui se révèle aussi un pilier de la série au fil du temps.
Le personnage de Ruth m'a toujours un peu gêné. J'ai tendance à trouver ses pétages de plomb un peu trop systématiques mais toutefois attachante finalement.
Six feet under, ça a changé mon rapport, peut-être à la mort mais aux enterrements, sûrement. Il ya eu un avant et un après. Ca m'a permis un peu de désacraliser tout le rituel, de le rendre plus...humain?Quelque chose comme ça, en tout cas.
Le dernier épisode, je l'appréhendais vraiment. Je me sentais pas de les quitter. J'avais peur qu'ils meurent tous d'un coup je crois. Alors comme je le disais, j'en suis sortie apaisée.
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"Everything ends", qu'ils disent. Tout a une fin . Et la vie continue.


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