Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
En lisant ce billet-ci, de lire combien on
peut avancer sereinement et "devenir meilleur" quand on avance à deux, je reviens sur des réflexions que je me faisais ces derniers temps.
Je fonctionne depuis longtemps assez seule. Pas forcément que quand je suis célibataire ou dans les moments où je préfère être solitaire, mais seule. Dans mes choix, dans mes positionnements, dans ma façon d'être dans mes boycotts ( mais ça ferait l'objet d'un autre billet).
C'est pas par orgueil ou par volonté de me démarquer à tout prix mais je crois que je n'arrive pas trop à faire autrement. A faire confiance, à me sentir complètement en accord avec quelqu'un d'autre. Bref, j'en suis arrivée à la conclusion que j'attendais sûrement, même si ça parait paradoxal, trop des autres. Mais bon, ce serait pas mal d'en attendre un peu quand même.
Depuis quelques temps, c'est le genre de risque que j'essaie de prendre. Essayant d'aller au delà de ruptures amoureuses et amicales qui m'avaient calmées de ce côté-là. Je fais des projets de groupe alors que j'ai toujours fui les groupes, je demande de l'aide, je parle de moi...
Comme je l'ai souvent écrit dans des billets, j'ai le sentiment d'avancer. Mais quand je lis ce billet, ça me donne une impression contrastée. Ce même chemin pour être meilleure, sereine et tout, je crois l'avoir fait seule, ces dernières années surtout. Mais rendons à César ce qui lui appartient, j'ai été bien accompagnée par un lointain parent de Freud. Pendant un moment, je me disais que ce qui de l'autre me manquait c'était précisément un regard, le reflet du miroir, la reconnaissance de ce que je suis, de ce que je fais (bénéfice secondaire de ce travail avec le lointain parent de Freud, lieu où j'ai trouvé une place). Aujourd'hui, j'y crois pas trop. C'était une copine qui m'avait mis ça en tête. Elle ne comprenait pas que je fasse tant de choses sans que personne ne soit au courant. Car quand je dis que je suis seule, c'est que je peux aller voir une expo, un film, écouter une conférence seule. J'ai déjà voyagé seule, été dans des associations, pratiqué des sports dans des endroits où je ne connaissais personne. Du coup, je vois pas mal de monde, je rencontre fréquemment de nouvelles têtes mais superficiellement.
Au quotidien, je ne vis pas dans ma tour d'Ivoire! J'en descends pour faire deux-trois trucs ;-)
Cette idée donc que cette copine m'avait mise en tête, c'est en fait un truc qui la regarde surtout à elle et quand je vois le genre de fonctionnement que ça induit (faire la publicité de ses faits et gestes haut et fort dès qu'on est en groupe, sélectionner les personnes qu'on fréquente, les choses que l'on fait sous le prisme de ce qui est "tendance"), je me dis que c'est pas trop ma demande en fait.
Revenons-en au billet de Xave. C'est une réflexion que je me suis déjà faite de me dire que tout ce chemin que je fais, il aurait été plus doux que je le fasse avec un autre. Que j'aurais peut-être davantage appris, vu, entendu, discuté de choses. Bref, que tout aurait été plus riche.
Je me plais à vivre "plusieurs vies", à fréquenter des gens très différents, tout ça ça m'enrichit et est-ce que je pourrais rencontré quelqu'un qui partagera tout ça avec moi?
Et est-ce qu'on est condamné à faire un gros bout du chemin seuls, quelque soit le moment où on est seul?
Je fonctionne depuis longtemps assez seule. Pas forcément que quand je suis célibataire ou dans les moments où je préfère être solitaire, mais seule. Dans mes choix, dans mes positionnements, dans ma façon d'être dans mes boycotts ( mais ça ferait l'objet d'un autre billet).
C'est pas par orgueil ou par volonté de me démarquer à tout prix mais je crois que je n'arrive pas trop à faire autrement. A faire confiance, à me sentir complètement en accord avec quelqu'un d'autre. Bref, j'en suis arrivée à la conclusion que j'attendais sûrement, même si ça parait paradoxal, trop des autres. Mais bon, ce serait pas mal d'en attendre un peu quand même.
Depuis quelques temps, c'est le genre de risque que j'essaie de prendre. Essayant d'aller au delà de ruptures amoureuses et amicales qui m'avaient calmées de ce côté-là. Je fais des projets de groupe alors que j'ai toujours fui les groupes, je demande de l'aide, je parle de moi...
Comme je l'ai souvent écrit dans des billets, j'ai le sentiment d'avancer. Mais quand je lis ce billet, ça me donne une impression contrastée. Ce même chemin pour être meilleure, sereine et tout, je crois l'avoir fait seule, ces dernières années surtout. Mais rendons à César ce qui lui appartient, j'ai été bien accompagnée par un lointain parent de Freud. Pendant un moment, je me disais que ce qui de l'autre me manquait c'était précisément un regard, le reflet du miroir, la reconnaissance de ce que je suis, de ce que je fais (bénéfice secondaire de ce travail avec le lointain parent de Freud, lieu où j'ai trouvé une place). Aujourd'hui, j'y crois pas trop. C'était une copine qui m'avait mis ça en tête. Elle ne comprenait pas que je fasse tant de choses sans que personne ne soit au courant. Car quand je dis que je suis seule, c'est que je peux aller voir une expo, un film, écouter une conférence seule. J'ai déjà voyagé seule, été dans des associations, pratiqué des sports dans des endroits où je ne connaissais personne. Du coup, je vois pas mal de monde, je rencontre fréquemment de nouvelles têtes mais superficiellement.
Au quotidien, je ne vis pas dans ma tour d'Ivoire! J'en descends pour faire deux-trois trucs ;-)
Cette idée donc que cette copine m'avait mise en tête, c'est en fait un truc qui la regarde surtout à elle et quand je vois le genre de fonctionnement que ça induit (faire la publicité de ses faits et gestes haut et fort dès qu'on est en groupe, sélectionner les personnes qu'on fréquente, les choses que l'on fait sous le prisme de ce qui est "tendance"), je me dis que c'est pas trop ma demande en fait.
Revenons-en au billet de Xave. C'est une réflexion que je me suis déjà faite de me dire que tout ce chemin que je fais, il aurait été plus doux que je le fasse avec un autre. Que j'aurais peut-être davantage appris, vu, entendu, discuté de choses. Bref, que tout aurait été plus riche.
Je me plais à vivre "plusieurs vies", à fréquenter des gens très différents, tout ça ça m'enrichit et est-ce que je pourrais rencontré quelqu'un qui partagera tout ça avec moi?
Et est-ce qu'on est condamné à faire un gros bout du chemin seuls, quelque soit le moment où on est seul?
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Un dimanche gris, fin de matinée.
Jeans enfilés,cheveux en bataille, pas de grimage. Direction le marché le moins cher de la ville. Peu de sous en poche.
Sur le chemin, radio en baladeur, ariivée, on range tout.
Halte au marchand de tissus. Craquage en règle mais plein de cadeaux, de mètres ou demi mètre en plus : fins de rouleaux!
Démarche toujours un peu paumée, étourdie par tant de gens, de contacts, de voix, flâner du côté des stands alimentaires. S'arrêter devant un joli stand : loukoums, olives, thé vert, galettes de semoule. Pas de prix indiqués mais la clientèle y est nombreuse. Petites emplettes. L'annonce du prix rompt le charme de l'étal. Le thé vert aurait-il été indexé sur celui du baril de pétrole?
Impression d'avoir été prise pour une pigeonne et malaise. Mais non, malgré les dictons familiaux, être pris(e) pour un(e) con(ne) ne doit plus s'accompagner d'une culpabilité irréversible. Faire les prix à la tête du client, ça peut être un avantage ou un handicap.
Arrivée à un énième stand de tissus avec presque plus de sous. Un des vendeurs me trouvent charmante. L'autre acquiesce : "on dirait que vous avez un type...américain. C'est ça, vous êtes américaine?"
Non.
Mais ceci pourrait bien expliquer cela.
Jeans enfilés,cheveux en bataille, pas de grimage. Direction le marché le moins cher de la ville. Peu de sous en poche.
Sur le chemin, radio en baladeur, ariivée, on range tout.
Halte au marchand de tissus. Craquage en règle mais plein de cadeaux, de mètres ou demi mètre en plus : fins de rouleaux!
Démarche toujours un peu paumée, étourdie par tant de gens, de contacts, de voix, flâner du côté des stands alimentaires. S'arrêter devant un joli stand : loukoums, olives, thé vert, galettes de semoule. Pas de prix indiqués mais la clientèle y est nombreuse. Petites emplettes. L'annonce du prix rompt le charme de l'étal. Le thé vert aurait-il été indexé sur celui du baril de pétrole?
Impression d'avoir été prise pour une pigeonne et malaise. Mais non, malgré les dictons familiaux, être pris(e) pour un(e) con(ne) ne doit plus s'accompagner d'une culpabilité irréversible. Faire les prix à la tête du client, ça peut être un avantage ou un handicap.
Arrivée à un énième stand de tissus avec presque plus de sous. Un des vendeurs me trouvent charmante. L'autre acquiesce : "on dirait que vous avez un type...américain. C'est ça, vous êtes américaine?"
Non.
Mais ceci pourrait bien expliquer cela.
par Mavie
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Mavie quotidienne
J'y étais depuis quelques temps.
Bien installée. Horizon dégagé.
J'avais gravi tout ça en bonne compagnie. Mais je me disais que quand même quelque chose avait changé. J'étais certes bien accompagnée mais je devais ces franchissements aussi un peu à moi-même. A une nouvelle force qui me portait.En haut de la montagne.
Horizon dégagé.
Ne plus avoir besoin de lire son chemin dans ceux des autres. Ne plus se sentir seule à prendre des routes délaissées. Avancer en me questionnant mais dans MA direction. La bonne parce que la mienne. Sur un malentendu, ça a marché.
Je repensais à la vie en bas, dans la vallée sans vraiment comprendre ce qui me retenait, alors, d'agir comme je le fais, maintenant.
Puis, un jour : vacillement.
Cette idée que j'aimerais bien y retourner, en bas, dans mon horizon bouché, ma peur de regarder plus loin. Une souris, j'aurais aimé être petite comme une souris dans certains moments. C'est puéril peut-être mais même si je suis en haut, je me sens trop fragile pour rester debout.
J'ai cette tentation, cette image. Une petite souris. Toute petite, qu'on voit à peine.
En attendant, je crois que je vais m'asseoire.
Bien installée. Horizon dégagé.
J'avais gravi tout ça en bonne compagnie. Mais je me disais que quand même quelque chose avait changé. J'étais certes bien accompagnée mais je devais ces franchissements aussi un peu à moi-même. A une nouvelle force qui me portait.En haut de la montagne.
Horizon dégagé.
Ne plus avoir besoin de lire son chemin dans ceux des autres. Ne plus se sentir seule à prendre des routes délaissées. Avancer en me questionnant mais dans MA direction. La bonne parce que la mienne. Sur un malentendu, ça a marché.
Je repensais à la vie en bas, dans la vallée sans vraiment comprendre ce qui me retenait, alors, d'agir comme je le fais, maintenant.
Puis, un jour : vacillement.
Cette idée que j'aimerais bien y retourner, en bas, dans mon horizon bouché, ma peur de regarder plus loin. Une souris, j'aurais aimé être petite comme une souris dans certains moments. C'est puéril peut-être mais même si je suis en haut, je me sens trop fragile pour rester debout.
J'ai cette tentation, cette image. Une petite souris. Toute petite, qu'on voit à peine.
En attendant, je crois que je vais m'asseoire.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...Mavie avance.
Au milieu de mille questions, hypothèses, postures possibles et projets probables ou non...
Tout ça est un peu trop touffu pour en faire un billet.
Je ne sais pas par quel bout le prendre. Mais j'y réfléchis...
Au milieu de mille questions, hypothèses, postures possibles et projets probables ou non...
Tout ça est un peu trop touffu pour en faire un billet.
Je ne sais pas par quel bout le prendre. Mais j'y réfléchis...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
pas mon père, non Lynda...
Warning! Ceci est un aspect de Mavie billet qui part en vrille!
Mais je ne peux pas dire qui c'est non plus.
"Le plus fort, c'est mon père", c'est la chanson de Lynda Lemay qui m'est revenue en tête récemment mais j'imaginais bien en faire une version inversée.
Ma quête actuelle n'est pas celle d'un homme idéal, parfait père de mes futurs enfants, complices de mes plus beaux instants etc, etc.
Non, actuellement, ma quête est bien plus primaire.
Ben oui, je cherche des histoires légères.
Vivre de beaux moments, avec de belles personnes, échanger, partager, me faire plaisir et en profiter.
Vivre cela de façon légère. Sans plus m'alourdir du poids de mes doutes, de ma peur de l'engagement. C'est pas un choix définitif mais c'est, je crois, ce que je peux faire de mieux actuellement.
Mais qu'est-ce que les hommes que je rencontre sont compliqués!
J'observe avec distance leurs états d'âme et leurs difficultés à profiter de ce que nous offre notre présent. Je pense comprendre leurs questionnements, leurs errements. Ces mots dits à ton feutré, les "au revoir" provisoires ou non. J'en suis toujours triste même si, je dois dire que je me sens distante avec le malaise qu'il nomme comme une chose à règler avec eux-mêmes.
Je me sens pleine de préjugés pour le coup! Bien sûr que les hommes sont sensibles. Juste
qu'apparemment, c'est mon profil favori en ce moment...pour le meilleur et pour le pire.Warning! Ceci est un aspect de Mavie billet qui part en vrille!
Mais je ne peux pas dire qui c'est non plus.
"Le plus fort, c'est mon père", c'est la chanson de Lynda Lemay qui m'est revenue en tête récemment mais j'imaginais bien en faire une version inversée.
Ma quête actuelle n'est pas celle d'un homme idéal, parfait père de mes futurs enfants, complices de mes plus beaux instants etc, etc.
Non, actuellement, ma quête est bien plus primaire.
Ben oui, je cherche des histoires légères.
Vivre de beaux moments, avec de belles personnes, échanger, partager, me faire plaisir et en profiter.
Vivre cela de façon légère. Sans plus m'alourdir du poids de mes doutes, de ma peur de l'engagement. C'est pas un choix définitif mais c'est, je crois, ce que je peux faire de mieux actuellement.
Mais qu'est-ce que les hommes que je rencontre sont compliqués!
J'observe avec distance leurs états d'âme et leurs difficultés à profiter de ce que nous offre notre présent. Je pense comprendre leurs questionnements, leurs errements. Ces mots dits à ton feutré, les "au revoir" provisoires ou non. J'en suis toujours triste même si, je dois dire que je me sens distante avec le malaise qu'il nomme comme une chose à règler avec eux-mêmes.
EDIT du 6 mai 2008 :
Oui, bon, je suis peut-être allée vite en besogne. Oui, ils sont super compliqués. Mais des fois, la complication ça apporte de belles surprises.
Cool.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne