Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
J'ai toujours été solitaire.
Devant le choix de savoir si je faisais quelque chose ou pas sachant que je n'étais pas accompagnée, j'ai presque toujours choisi de le faire quand même. Je ne saurais pas l'expliquer, c'était comme si l'envie l'emportait sur la compagnie.
C'est vrai que je suis plutôt portée sur l'introspection alors la solitude ça aide. J'ai conscience que ça peut enfermer. Des fois, je le sens moins bien, je me dis que ce serait mieux d'être en échange. Mais quand même il y a toujours un moment, même dans les moments où j'étais en couple où ça me manquait.
L'autre jour, je lisais un blog où une jeune femme, de 22-23 ans je crois, racontait combien c'était nulle d'être seule. Elle disait qu'elle rentrait chez elle, mangeait des choses infâmes, se vautrait sur son canapé, regardait "Plus belle la vie", un téléfilm à la c...,parfois même une émission genre "Y a que la vérité...". Elle se trouvait pathétique seule. Moi je sais pas mais ça c'est exactement ce que je faisais avec mon dernier mec...Je le fais jamais seule. Alors, c'est quoi qui rend pathétique? C'est peut-être finalement le sentiment qu'on a de soi . Avec mon ex, j'étais bien, peu importe ce qu'on fasse en fait, donc je le suivais un peu sur nimporte quoi. Je lisais plus, je sortais pas trop en semaine. Plus de théâtre, peu de concert. Exit les bains à la bougie sur fond de musique douce...Ma vie de célibataire, quoi.
Toujours dans mes questionnements, je me dis : est-ce que ne pas se supporter seule (célibataire), c'est pas un peu ne pas se supporter tout court? Le désir de l'autre en moins, ça change tout...ou pas, après tout. J'ai envie de continuer à mener mes expériences, à sortir, voir des films, voyager sans attendre celui qui me fera exister à ses yeux. Je vis. Je choisis. Je suis.
J'avais commencé à écrire ce texte alors que j'avais retrouvé une copine, perdue de vue depuis quelques mois, et qui, elle aussi, disait souffrir de solitude. Du coup, c'était un peu la chasse à l'âme soeur. A celui qui lui ferait un peu de place pour vivre à ses côtés. Ou qui remplirait son vide (spéciale dédicace aux psychanalystes). Je suis très, voire très très sensible au désir de l'autre...Mais là, je sais pas si je pourrais me mettre réellement en quête. Peut-être parce que c'est le désir de l'autre justement que je recherche.
J'avais élaboré une théorie il y a quelques temps qui disait qu'il y aurait en fait deux types de personnes : celles qui veulent rester maîtresses de leur désir (et sont donc peu influencées par des déclarations ou autres s'il y a a-priori peu de réciproque) et celles qui, au contraire, peuvent complètement se laisser séduire par une personne qui les désire et le leur montre (même s'il n' y a pas d'a-priori positifs). Bref, moi, je me sens plutôt de la deuxième catégorie. Les désirants et les désirés. Je sais, ça doit être plus compliqué que ça...
Devant le choix de savoir si je faisais quelque chose ou pas sachant que je n'étais pas accompagnée, j'ai presque toujours choisi de le faire quand même. Je ne saurais pas l'expliquer, c'était comme si l'envie l'emportait sur la compagnie.
C'est vrai que je suis plutôt portée sur l'introspection alors la solitude ça aide. J'ai conscience que ça peut enfermer. Des fois, je le sens moins bien, je me dis que ce serait mieux d'être en échange. Mais quand même il y a toujours un moment, même dans les moments où j'étais en couple où ça me manquait.
L'autre jour, je lisais un blog où une jeune femme, de 22-23 ans je crois, racontait combien c'était nulle d'être seule. Elle disait qu'elle rentrait chez elle, mangeait des choses infâmes, se vautrait sur son canapé, regardait "Plus belle la vie", un téléfilm à la c...,parfois même une émission genre "Y a que la vérité...". Elle se trouvait pathétique seule. Moi je sais pas mais ça c'est exactement ce que je faisais avec mon dernier mec...Je le fais jamais seule. Alors, c'est quoi qui rend pathétique? C'est peut-être finalement le sentiment qu'on a de soi . Avec mon ex, j'étais bien, peu importe ce qu'on fasse en fait, donc je le suivais un peu sur nimporte quoi. Je lisais plus, je sortais pas trop en semaine. Plus de théâtre, peu de concert. Exit les bains à la bougie sur fond de musique douce...Ma vie de célibataire, quoi.
Toujours dans mes questionnements, je me dis : est-ce que ne pas se supporter seule (célibataire), c'est pas un peu ne pas se supporter tout court? Le désir de l'autre en moins, ça change tout...ou pas, après tout. J'ai envie de continuer à mener mes expériences, à sortir, voir des films, voyager sans attendre celui qui me fera exister à ses yeux. Je vis. Je choisis. Je suis.
J'avais commencé à écrire ce texte alors que j'avais retrouvé une copine, perdue de vue depuis quelques mois, et qui, elle aussi, disait souffrir de solitude. Du coup, c'était un peu la chasse à l'âme soeur. A celui qui lui ferait un peu de place pour vivre à ses côtés. Ou qui remplirait son vide (spéciale dédicace aux psychanalystes). Je suis très, voire très très sensible au désir de l'autre...Mais là, je sais pas si je pourrais me mettre réellement en quête. Peut-être parce que c'est le désir de l'autre justement que je recherche.
J'avais élaboré une théorie il y a quelques temps qui disait qu'il y aurait en fait deux types de personnes : celles qui veulent rester maîtresses de leur désir (et sont donc peu influencées par des déclarations ou autres s'il y a a-priori peu de réciproque) et celles qui, au contraire, peuvent complètement se laisser séduire par une personne qui les désire et le leur montre (même s'il n' y a pas d'a-priori positifs). Bref, moi, je me sens plutôt de la deuxième catégorie. Les désirants et les désirés. Je sais, ça doit être plus compliqué que ça...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
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