Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
J'avais entendu en période cannoise parler de ce film. J'avais même comméncé à la regarder une fois. Mais c'est vraiment le bouche à oreille d'amies cinéphiles qui m'a amenée à le louer.
Attention la suite de ce post dévoile la fin...
Les invasions barbares, c'est un film universel et en même temps si particulier... Un homme est proche de la mort et son fils, avec qui il est brouillé depuis un certain temps vient le retrouver.
Les scènes s'enchainent discrètement; dialogues intimistes, franches rigolades en groupe et grandes réflexions sur la vie et donc la mort, les civilisations, le temps qui passe toujours...
Ce post dévoile la fin car ici, pas de répit, les mourrants meurent. Autour, le monde continue d'avancer, les avions de voler, les amis de se retrouver, de se séparer, les amants de s'embrasser...
Scène haluscinante lorsque la future femme du fils va explorer un entrepôt plein d'objets d'art religieux. Le frère qui la conduit lui explique qu'un jour en 1966, il y a une baisse subite de la fréquentaion des églises; on n'a jamais su ce qui s'était passé. Il interroge pour savoir si tout ça vaut quelque chose; elle répond "oui pour l'a mémoire collective des gens d'ici..."
Rémy était un bon vivant. Il a du mal à quitter la vie. Son fils par l'organisation de ses derniers jours l'aidera à partir. En paix.Non pas religieusement parlant, on l'aura compris mais en ayant vu une dernière ceux qui lui sont chers, en les ayant salué. Sa vie aimée était peut-être déjà derrière lui, après tout.
Attention la suite de ce post dévoile la fin...
Les invasions barbares, c'est un film universel et en même temps si particulier... Un homme est proche de la mort et son fils, avec qui il est brouillé depuis un certain temps vient le retrouver.
Les scènes s'enchainent discrètement; dialogues intimistes, franches rigolades en groupe et grandes réflexions sur la vie et donc la mort, les civilisations, le temps qui passe toujours...
Ce post dévoile la fin car ici, pas de répit, les mourrants meurent. Autour, le monde continue d'avancer, les avions de voler, les amis de se retrouver, de se séparer, les amants de s'embrasser...
Scène haluscinante lorsque la future femme du fils va explorer un entrepôt plein d'objets d'art religieux. Le frère qui la conduit lui explique qu'un jour en 1966, il y a une baisse subite de la fréquentaion des églises; on n'a jamais su ce qui s'était passé. Il interroge pour savoir si tout ça vaut quelque chose; elle répond "oui pour l'a mémoire collective des gens d'ici..."
Rémy était un bon vivant. Il a du mal à quitter la vie. Son fils par l'organisation de ses derniers jours l'aidera à partir. En paix.Non pas religieusement parlant, on l'aura compris mais en ayant vu une dernière ceux qui lui sont chers, en les ayant salué. Sa vie aimée était peut-être déjà derrière lui, après tout.
par Mavie
publié dans :
Mavie Critique
Ma pensée s'anime en ce dimanche après-midi autour de la question du voyage...
La cause? la lecture d'un article de Marie-Claire Maison (je vous jure, on ne m'y reprendra plus...) et celle de quelques messages d'un forum .
Pour l'article de Marie-Claire maison, c'est une interview d'Inès de La Fressange qui m'a faite réagir. Elle me faisait plutôt bonne impression avant, je lui associais même une image de quelqu'un d'assez naturel. Dans cet article donc, elle raconte un de ses souvenirs les plus fous : en gros, Karl (Lagerfeld) lui avait parlé d'un opéra à Louxor (Egypte) et ils ont décidé d'y aller pour la soirée. Elle raconte donc qu'elle soratit de son appartement parisien quand un voisin la voyant bien habillée lui a demandé où elle allait et qu'elle a répondu un truc style : "En Egypte...à tout à l'heure!".
Pour moi, ça aurait pu être marrant...si ça n'était pas réel...J'avais entendu dire que certains grands porte-feuilles de ce monde avait cette tendance à s'envoler de ci de là pour un oui, pour un non. J'avais entendu dire que Lady Di était une spécialiste.
Extrait : "Chéri, le frigo est vide, pas eu le temps de faire les courses...On mange dehors?" " ouais, t'as une idée? " "ça fait longtemps qu'on n'a pas mangé dans le Trastevere à Rome" " Parfait, j'avais justement envie de raviolis!".
Comme ce monde est merveilleux!
C'est un jugement tout à fait personnel mais ça me choque. Il y a quelques temps, ça aurait été question d'argent : certains mangent dans des poubelles, d'autres dans des palaces...Certes que les seconds se privent ne changent pas forcément la condition des autres...sauf s'ils donnent davantage d'argent à des assocs. Actuellement, se rajoute une préoccupation écologique : l'avion a un coût important en termes de consommation de pétrole et de rejets de gaz dans l'environnement. Que penser alors d'un trajet, comment dire futile...? Futile car il ne s'agit pas visiblement d'un évènement important type surprise d'anniversaire ou concert exceptionnel, mais bien d'une soirée ordinaire. Rien n'a de prix, rien ne vaut rien. Le plus fou est-il d'ailleurs dans ce souvenir l'aller-retour express (on défie l'espace-temps) ou bien le fait de le dire à son voisin qui sort ses poubelles?
Toujours est-il que les forumeurs ayant participé à la discussion sus-citée n'aurait probablement pas trouvée de catégorie pour classer notre Inès...Touriste, routarde, voyageuse, consommatrice, fashion-victim? Cette discussion m'a interessée. Que met-on dans nos voyages comme attentes? comment sommes-nous en réalité? Sur place? Le tourisme se développe...il devient parfois moins cher de partir en vacances au Maroc que sur la Côte d'Azur...Qu'en est-il du dépaysement recherché quand il y a uniformisation des modes de vie voire des raviolis? Des quelques messages que j' ai lus, dont ceux de la personne à l'intiative de cette discussion, j'en déduit plusieurs choses. D'une part, le routard semble être tendance et donc attire par là nombre de personnes qui revendiquent ce statut. Pourquoi pas? si les personnes respectent quelques principes élémentaires de respect des peuples, des pays visités, si elles cherchent à rencontrer une autre culture, d'autres personnes, un mode de vie différent. D'autre part, il me semble, là comme ailleurs,que prétendre être ouvert et ne pas réaliser que son émerveillement excessif sur tout ce qui est soi-disant typique n'est qu'une façon de se tromper soi-même, de venir confirmer ce que l'on s'attendait à trouver, c'est peut-être passer à côté d'une réalité. De la réalité.
Voyager ou rêver?
La cause? la lecture d'un article de Marie-Claire Maison (je vous jure, on ne m'y reprendra plus...) et celle de quelques messages d'un forum .
Pour l'article de Marie-Claire maison, c'est une interview d'Inès de La Fressange qui m'a faite réagir. Elle me faisait plutôt bonne impression avant, je lui associais même une image de quelqu'un d'assez naturel. Dans cet article donc, elle raconte un de ses souvenirs les plus fous : en gros, Karl (Lagerfeld) lui avait parlé d'un opéra à Louxor (Egypte) et ils ont décidé d'y aller pour la soirée. Elle raconte donc qu'elle soratit de son appartement parisien quand un voisin la voyant bien habillée lui a demandé où elle allait et qu'elle a répondu un truc style : "En Egypte...à tout à l'heure!".
Pour moi, ça aurait pu être marrant...si ça n'était pas réel...J'avais entendu dire que certains grands porte-feuilles de ce monde avait cette tendance à s'envoler de ci de là pour un oui, pour un non. J'avais entendu dire que Lady Di était une spécialiste.
Extrait : "Chéri, le frigo est vide, pas eu le temps de faire les courses...On mange dehors?" " ouais, t'as une idée? " "ça fait longtemps qu'on n'a pas mangé dans le Trastevere à Rome" " Parfait, j'avais justement envie de raviolis!".
Comme ce monde est merveilleux!
C'est un jugement tout à fait personnel mais ça me choque. Il y a quelques temps, ça aurait été question d'argent : certains mangent dans des poubelles, d'autres dans des palaces...Certes que les seconds se privent ne changent pas forcément la condition des autres...sauf s'ils donnent davantage d'argent à des assocs. Actuellement, se rajoute une préoccupation écologique : l'avion a un coût important en termes de consommation de pétrole et de rejets de gaz dans l'environnement. Que penser alors d'un trajet, comment dire futile...? Futile car il ne s'agit pas visiblement d'un évènement important type surprise d'anniversaire ou concert exceptionnel, mais bien d'une soirée ordinaire. Rien n'a de prix, rien ne vaut rien. Le plus fou est-il d'ailleurs dans ce souvenir l'aller-retour express (on défie l'espace-temps) ou bien le fait de le dire à son voisin qui sort ses poubelles?
Toujours est-il que les forumeurs ayant participé à la discussion sus-citée n'aurait probablement pas trouvée de catégorie pour classer notre Inès...Touriste, routarde, voyageuse, consommatrice, fashion-victim? Cette discussion m'a interessée. Que met-on dans nos voyages comme attentes? comment sommes-nous en réalité? Sur place? Le tourisme se développe...il devient parfois moins cher de partir en vacances au Maroc que sur la Côte d'Azur...Qu'en est-il du dépaysement recherché quand il y a uniformisation des modes de vie voire des raviolis? Des quelques messages que j' ai lus, dont ceux de la personne à l'intiative de cette discussion, j'en déduit plusieurs choses. D'une part, le routard semble être tendance et donc attire par là nombre de personnes qui revendiquent ce statut. Pourquoi pas? si les personnes respectent quelques principes élémentaires de respect des peuples, des pays visités, si elles cherchent à rencontrer une autre culture, d'autres personnes, un mode de vie différent. D'autre part, il me semble, là comme ailleurs,que prétendre être ouvert et ne pas réaliser que son émerveillement excessif sur tout ce qui est soi-disant typique n'est qu'une façon de se tromper soi-même, de venir confirmer ce que l'on s'attendait à trouver, c'est peut-être passer à côté d'une réalité. De la réalité.
Voyager ou rêver?
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
- Remonter la Garonne entre edf Bazacle et le Pont Neuf au choix : tôt le matin, tard le soir, vers le coucher de soleil (tons roses, oranges)
- Aller voir un film à l'Utopia et manger une boule de glace à la cannelle ensuite... (Cornet d'amour)
- Aller partout à vélo...Surtout en été, en soirée, faire le tour de la place Wilson sur deux roues...
- S'asseoire au bord de l'esplanade du jardin près du musée des Abattoirs
- Observer la place du Capitole de la salle des illustres le mercredi (jour de marché)
- Boire un thé jardin bleu au Sherpa (rue du Taur)
- S'asseoire sur les marches de la cour de l'hôtel d'Assézat, regarder en l'air.
- Parcourir le cloître de Jacobins.
- Aller voir un film à l'Utopia et manger une boule de glace à la cannelle ensuite... (Cornet d'amour)
- Aller partout à vélo...Surtout en été, en soirée, faire le tour de la place Wilson sur deux roues...
- S'asseoire au bord de l'esplanade du jardin près du musée des Abattoirs
- Observer la place du Capitole de la salle des illustres le mercredi (jour de marché)
- Boire un thé jardin bleu au Sherpa (rue du Taur)
- S'asseoire sur les marches de la cour de l'hôtel d'Assézat, regarder en l'air.
- Parcourir le cloître de Jacobins.
par Mavie
publié dans :
Les madeleines de Mavie
Ou petit coup de gueule contre les personnes sans scrupule...
Non, je ne me lancerai pas dans un réquisitoire contre des absents qui ont toujours tort...Pas de leçon à donner moi, qui met aussi, parfois mes scrupules de côté...
Mon actualité me montre qu'il est parfois difficile de rester fidèle à ce à quoi on croit et que cela à un prix. J'ai une amie kiné qui débute et galère pas mal niveau argent. Il faut dire qu'elle fait facilement crédit, ne compte pas le dépassement d'honoraires des jours fériés...Et elle s'est entendue dire un jour par une patiente chez qui elle était allée à domicile tous les jours ou presque depuis deux mois qu'elle prenait cher!
Moi j'ai hébergé des personnes à mon domicile et cela m'a coûté très cher. Dans nos sociétés modernes, je pense que je suis une bonne poire. Moi, j'ai envie de continuer à être comme ça. J'ai pas envie de devenir hyper méfiante, j'ai déjà du mal à faire confiance alors... Je me positionne selon celle que je veux être, à chacun d'assumer ses actes.
Non, je ne me lancerai pas dans un réquisitoire contre des absents qui ont toujours tort...Pas de leçon à donner moi, qui met aussi, parfois mes scrupules de côté...
Mon actualité me montre qu'il est parfois difficile de rester fidèle à ce à quoi on croit et que cela à un prix. J'ai une amie kiné qui débute et galère pas mal niveau argent. Il faut dire qu'elle fait facilement crédit, ne compte pas le dépassement d'honoraires des jours fériés...Et elle s'est entendue dire un jour par une patiente chez qui elle était allée à domicile tous les jours ou presque depuis deux mois qu'elle prenait cher!
Moi j'ai hébergé des personnes à mon domicile et cela m'a coûté très cher. Dans nos sociétés modernes, je pense que je suis une bonne poire. Moi, j'ai envie de continuer à être comme ça. J'ai pas envie de devenir hyper méfiante, j'ai déjà du mal à faire confiance alors... Je me positionne selon celle que je veux être, à chacun d'assumer ses actes.
Mais ça fait mal quand même, de devoir recadrer, de retirer ses pieds alors qu'on vous piétinne. Je dois payer pour une faute commise alors que je rendais service à quelqu'un. Et je me sens bien seule. C'est lourd à porter seule. Si j'arrive à empêcher au prix d'efforts supplémentaires que ça pèse encore plus, je ne peux demander de partager le fardeau avec une co-responsable qui ne le propose pas.
Maudits principes, maudits scrupules...
Maudits principes, maudits scrupules...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...Me balader dans Josefov peu avant le coucher de soleil. Lever la tête pour regarder encore les façades art nouveau, néo-baroque, néo-renaissance...... Marcher sur le Pont Charles tôt le matin. Croiser les joggers, les praguois et les tout premiers touristes...
...Boire un café dans un bel établissement, observer les autres clients, les habitués, les autres...
...Manger un hot dog face à Notre Dame du Tyn, de nuit. Parcourir la place Namesti Staro et s'arrêter pour l'observer sous différents angles...
...S'arrêter un long moment devant le vitrail réalisé par Mucha dans la cathédrale St Guy. Faire le tour de la Nef puis revenir le regarder encore...
par Mavie
publié dans :
Les madeleines de Mavie


