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Une vie rêvée?

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Une vie rêvée?

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

Mercredi 13 juin 2007
J'aime bien les raisonnements par l'absurde, les procédés ironiques.Utilisés dans le cadre du militantisme, je trouve que c'est assez efficace et en même temps nécessaire, histoire de se marrer un peu des trucs qui font parfois peur.Alors les manifs de droite, j'aime bien!
Et j'ai eu la chance hier, dans un semi-somnambulisme de retour de boulot, d'entendre tonner un slogan connu : "Cac 40 Cac 40 Ouais, Ouais!". On était donc le 12/06, date de la nouvelle édition!
Je me suis dépêchée, j'ai suivi puis acompagné puis précédé le cortège afin de ne pas en perdre une miette. Une bonne centaine de manifestants, habillés BCBG, défilaient en entonnant et arborant des slogans dont mes préférés restent :
"TF1 sur toutes les chaînes!"
"Un seul parti, ça suffit"
"la biodiversité, pour quoi faire?"
Une bonne manif quoi! Des badauds les contemplaient scotchés alors que raisonnaient les "nous sommes plus à droite que vous". Difficile d'être indifférents devant cet happening.

J'ai quitté la manif pour voir ce qu'il passait au ciné. "Très bien merci". Un film tout à fait dans l'ambiance précédente.Le pitch?
Un Homme normal, comptable de profession, réglo, qui reconnaît s'arranger comme il peut parfois "comme tout le monde", se retrouve embarqué par la police alors qu'il regarde, pacifiquement, en silence, un contrôle d'identité. On a senti dès le début du film que ça lui courrait un peu, ce climat sécuritaire, où tout le monde se surveille, se contrôle...Mais voilà, ce soir-là tout bascule. Je ne raconterais pas la suite ni comment ça finit. Juste que les personnages et attitudes semblent normaux eux aussi, chacun dans son rôle, dans sa responsabilité bien encadrée. Et on hallucine juste de voir où cela peut mener de commencer à se poser des questions parfois...
"Très bien Merci" à voir absolument!

Edit 17h50 : J'oubliais "il est interdit d'interdire d'interdire", voir quelques très belles photos sur ce site.

Lundi 11 juin 2007
Joli texte que je vous invite à découvrir.


Vendredi 8 juin 2007
Suite à ce trajet de Gilda, je me suis demandée si être léger(e), c'était un tempérament ou bien si c'était pas plutôt l'indice d'un certain confort de vie. Cette seconde propostion serait a-priori celle qui retiendrait ma faveur. Etre insouciant face aux conséquences d'un évènement, en rire, ça préserve des ulcères. Mais quand la réalité vous (r)attrape, peu importe qu'on puisse en rire, si ça s'impose à nous de façon "lourde", peut-on rester léger?
J'avais acheté le mois dernier un magazine en espèrant trouver le secret. Le titre était accrocheur : "Allègez-vous la vie!". L'idée, c'est de dire que l'on se met parfois trop la pression pour que tout roule et que les autres nous laissent gérer car l'on fait ça super bien alors qu'en vrai on en souffre. Vous l'aurez compris, cet article s'adresse a-priori à la ménagère de - de 50 ans, menant la double vie de maman et working girl. En posant ses limites fermement, revoyant sa maniaquerie à la baisse et en se réappropriant des moments pour elle, voilà qu'elle arrive peu à peu à ré-équilibrer tout ça pour devenir une femme épanouie.
Ok.
Certes, ça peut sûrement fonctionner. Dans des cas comme ça.
Contrairement à ce que peut laisser penser ce blog parfois ces derniers temps, je ne passe pas ma vie à me lamenter sur mon sort. J'assume mes choix même lorsqu'ils sont difficiles et qu'ils me coûtent et j'essaie d'avancer. Je suis seule mais, un peu plus embêtant, je me sens très seule en ce moment. Alors j'essaie de comprendre pourquoi je m'isole, je fais des efforts, me fixe des choses. Je reste pas chez moi à gémir. Je sors de mon bain où je pleurais, de ma couette sous laquelle je me planquais et j'appelle des amis, des copains, des connaissances. Même quand je le sens pas, j'accepte les propositions de sorties, j'en fais, j'invite, je rends visite.
Mais il y a des fois où, aussi légère que je puisse être, ça foire.
Genre cette semaine. Rendez-vous annulés, quiproquos donnant lieu à silence en face...Je ravale tout ça. Ce n'est qu'une conjonction de micro-évènements, je m'accroche aux micro-bonheurs qui passeraient par là et ça repart. Sauf qu'en ce moment, je teste assez sévèrement mes pulsions de vie. Je me sens sur un mur d'escalade (histoire d'éviter une métaphore avec un ravin ou une falaise) où chaque prise lâche tour à tour, j'ai du mal à savoir vers où me tourner. Je tiens sur l'apparence que je donne mais quand je lâche des trucs, mes proches ne prennent pas le relais comme ils disent dans le magazine...
Je crois qu'un des premiers trucs à faire ce serait peut-être d'arrêter de me sentir coupable de cette situation. Je vais essayer ça. On verra...

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