Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Et surtout écouter cette émission, heureuse surprise de la programmation été de France Inter...
Amour différencié qui s'atteint quand on reconnait l'unicité de la personne, héros, autorisation que l'on se donne à aimer...
Amour différencié qui s'atteint quand on reconnait l'unicité de la personne, héros, autorisation que l'on se donne à aimer...
Je suis peut-être Fleur Bleue?
Et cette histoire, dans l'émission d'aujourd'hui, avec une voyante qui prédit trait pour trait les caractéristique du futur amoureux...qui me fait dire que finalement, c'est peut-être à ça paradoxalement que servent les prédictions...à se dire une fois qu'un évènement se produit que la personne qui nous l'avait annoncé avant ne s'était pas trompée.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
ou comment réduire son sentiment de culpabilité sans en assumer la responsabilité.
Une situation vécue par une personne de mon entourage remet cette réflexion au goût du jour. Réflexion qui avait commencé il y a quelques années par la fréquentation importante d'une copine.
Le principe est simple : une personne s'engage dans une psychothérapie, quelle qu'en soit la forme et, prenant pleinement conscience de ses difficultés, les accuse et en use et abuse pour justifier tout et surtout nimporte quoi. Quand l'analyse d'un passé qui devrait permettre un réinvestissement de sa vie tend à handicaper le présent...
Ou encore, par une de mes ex-collocs : " Je suis très mal en ce moment alors je vous demanderais de ne pas m'adresser la parole car j'ai besoin de silence pour réfléchir. Je suis fragile en ce moment. Mon psy pense que..." Et moi, mon psy me conseille de parler au maximum à mes proches au vu de ma propre fragilité, on fait comment?
Enfin, une dernière se torture sur un rendez-vous amoureux, réfugiée derrière les oeillières de ses "problèmes" qui lui semblent uniques au monde et indépassables, regrettant au passage les vacances de son psy, s'empêchant de jouir de la légèreté des premiers moments d'une relation amoureuse. ça m'attriste vraiment de n'entendre cette jolie histoire à ses débuts que sous des aspects négatifs. Si ça fait réellement plus de mal que de bien, pourquoi ne pas arrêter de suite?
Petits dialogues surréalistes pour souligner l'inadéquation de certains comportements dans la vie quotidienne au motif d'un travail psychique. Voir un psy peut parfois être utile voire indispensable. Ce qu'on peut découvrir sur soi à cette occasion peut nous permettre d'avancer, en se repositionnant, en se décalant de situation et en adoptant un point de vue différent sur notre vie. Des sentiments envahissants et enfermants, tels que la culpabilité entre autres, peuvent être analysés différemment et dépassés. Mais ce regard nouveau sur soi, cette reconsidération des évènements et de leur responsabilité peut parfois faire oublier l'essentiel : la vie présente. S'affirmer alors que l'on n'avait jamais pu le faire auparavant, c'est bien...sauf si c'est en ne respectant pas le choix d'autres qui, eux, ignorent notre propre histoire et en sont encore moins responsable. Je suis pas sûr que le travail avec un psy soit de réparer son passé, de le panser (penser?). Je penserais davantage qu'il s'agit d'apprendre à s'accepter et accepter ce que l'on a vécu aussi dur que cela puisse être pour avancer à partir de là... et non d'une vie idéale qu'on regrette de n'avoir vécu.
Une situation vécue par une personne de mon entourage remet cette réflexion au goût du jour. Réflexion qui avait commencé il y a quelques années par la fréquentation importante d'une copine.
Le principe est simple : une personne s'engage dans une psychothérapie, quelle qu'en soit la forme et, prenant pleinement conscience de ses difficultés, les accuse et en use et abuse pour justifier tout et surtout nimporte quoi. Quand l'analyse d'un passé qui devrait permettre un réinvestissement de sa vie tend à handicaper le présent...
Morceaux choisis
Entendu lors d'un voyage en groupe de copains, après une attitude totalement égocentrique pour le choix d'un resto : "Tu comprends, je fais un travail avec un psy depuis quelques temps et il se trouve que j'ai beaucoup souffert de l'influence de ma mère. Alors, je fais un effort pour m'affirmer et imposer mes choix propres, ma décision, ma personnalité..." Oui mais là, ta mère, elle y est pas. On est un groupe et tu viens de faire un caprice pour manger là où tu voulais absolument...Ou encore, par une de mes ex-collocs : " Je suis très mal en ce moment alors je vous demanderais de ne pas m'adresser la parole car j'ai besoin de silence pour réfléchir. Je suis fragile en ce moment. Mon psy pense que..." Et moi, mon psy me conseille de parler au maximum à mes proches au vu de ma propre fragilité, on fait comment?
Enfin, une dernière se torture sur un rendez-vous amoureux, réfugiée derrière les oeillières de ses "problèmes" qui lui semblent uniques au monde et indépassables, regrettant au passage les vacances de son psy, s'empêchant de jouir de la légèreté des premiers moments d'une relation amoureuse. ça m'attriste vraiment de n'entendre cette jolie histoire à ses débuts que sous des aspects négatifs. Si ça fait réellement plus de mal que de bien, pourquoi ne pas arrêter de suite?
Petits dialogues surréalistes pour souligner l'inadéquation de certains comportements dans la vie quotidienne au motif d'un travail psychique. Voir un psy peut parfois être utile voire indispensable. Ce qu'on peut découvrir sur soi à cette occasion peut nous permettre d'avancer, en se repositionnant, en se décalant de situation et en adoptant un point de vue différent sur notre vie. Des sentiments envahissants et enfermants, tels que la culpabilité entre autres, peuvent être analysés différemment et dépassés. Mais ce regard nouveau sur soi, cette reconsidération des évènements et de leur responsabilité peut parfois faire oublier l'essentiel : la vie présente. S'affirmer alors que l'on n'avait jamais pu le faire auparavant, c'est bien...sauf si c'est en ne respectant pas le choix d'autres qui, eux, ignorent notre propre histoire et en sont encore moins responsable. Je suis pas sûr que le travail avec un psy soit de réparer son passé, de le panser (penser?). Je penserais davantage qu'il s'agit d'apprendre à s'accepter et accepter ce que l'on a vécu aussi dur que cela puisse être pour avancer à partir de là... et non d'une vie idéale qu'on regrette de n'avoir vécu.
Je relis mon billet et il me semble proche de la leçon de Morale...Beurk! Disons que c'est un coup de gueule contre l'irrespect ou le nombrilisme légitimé par l'usage de psychothérapie. Ca m'énerve de le vivre parfois dans mon entourage. Mais après tout, c'est pour ceux qui l'emploient que c'est peut-être le plus dur...Peut-être que dans quelques temps, ils réaliseront...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Je sors toujours un peu bizarre d'un film d'Amodovar...Pas vous?
Alors, ce soir, je me sens comme étourdie: légère et en même temps un peu minée.
J'aime beaucoup ce metteur en scène, j'ai vu plusieurs de ses films, pas tous et je n'ai pas encore été déçue.
Ses histoires, déjà. Vies entremêlées, croisées, secrets jamais enfouis bien longtemps...Et la famille, l'apparente morale, l'humanité de ses personnages.
Ses interprètes ensuite. (Soupir appuyé). Une fois n'est pas coutume, Volver ne déçoit pas à ce niveau-là, le jury de Cannes ne s'y est pas trompé.
Je suis très vite entrée dans le film. Comparé à d'autres, il m'a semblé à des moments irréaliste et à d'autres, au contraire trop banal. Peu importe, c'est une histoire dans laquelle on avance à tâtons, partageant les déboires d'une mère courage, qui n'est pas forcément celle à laquelle on pense. De révélations en surprises, le clan des femmes se soudera pour finalement fermer la porte de ces annés de mensonges, de haine, de doutes. ça m'a beaucoup bouger mais finalement, la solution apaise.
Reste le temps de la digérer...
Alors, ce soir, je me sens comme étourdie: légère et en même temps un peu minée.
J'aime beaucoup ce metteur en scène, j'ai vu plusieurs de ses films, pas tous et je n'ai pas encore été déçue.
Ses histoires, déjà. Vies entremêlées, croisées, secrets jamais enfouis bien longtemps...Et la famille, l'apparente morale, l'humanité de ses personnages.
Ses interprètes ensuite. (Soupir appuyé). Une fois n'est pas coutume, Volver ne déçoit pas à ce niveau-là, le jury de Cannes ne s'y est pas trompé.
Je suis très vite entrée dans le film. Comparé à d'autres, il m'a semblé à des moments irréaliste et à d'autres, au contraire trop banal. Peu importe, c'est une histoire dans laquelle on avance à tâtons, partageant les déboires d'une mère courage, qui n'est pas forcément celle à laquelle on pense. De révélations en surprises, le clan des femmes se soudera pour finalement fermer la porte de ces annés de mensonges, de haine, de doutes. ça m'a beaucoup bouger mais finalement, la solution apaise.
Reste le temps de la digérer...
par Mavie
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Mavie Critique
Dans mon boulot, je rencontre pas de mal de personnes. Et actuellement sur mon poste, plutôt de très jeunes personnes.
Aujourd"hui, je viens de dire au revoir à un très jeune adolescent. Une de ces rencontres comme il en arrive parfois dont je pense me souvenir longtemps. Humainement quelque chose de très fort.
Comment oublier cette personnalité sensible, intriguante et si angoissée? Comment ne plus me rappeler de ses questions dont il a pu trouver peu à peu ses réponses? Ses réponses? peut-être pas ailleurs, peut-être celles des gens qui l'entourent et habitent un monde qui lui est encore hostile...
Et puis cette manie de se raconter le dernier épisode d'une série TV, tous les évènements qu'il pouvait y voir, ces choses qu'il s'inventait.
Je suis triste. Et je réalise un peu plus l'attachement que je lui portais. Je réalise aussi que c'est la première fois que je reste au même poste suffisamment longtemps pour voir partir un jeune avant moi. J'ai toujours eu du mal avec les aux revoirs. Quelque part, les miens étaient commodes : la précarité, les petits CDD,...Et hop, je disparaissais. Toujours eu des difficultés à revenir, même juste pour saluer.
Je me dis que c'est peut-être plus facile de quitter que d'être quitté. Mais c'est pas toujours vrai.
Aujourd"hui, je viens de dire au revoir à un très jeune adolescent. Une de ces rencontres comme il en arrive parfois dont je pense me souvenir longtemps. Humainement quelque chose de très fort.
Comment oublier cette personnalité sensible, intriguante et si angoissée? Comment ne plus me rappeler de ses questions dont il a pu trouver peu à peu ses réponses? Ses réponses? peut-être pas ailleurs, peut-être celles des gens qui l'entourent et habitent un monde qui lui est encore hostile...
Et puis cette manie de se raconter le dernier épisode d'une série TV, tous les évènements qu'il pouvait y voir, ces choses qu'il s'inventait.
Je suis triste. Et je réalise un peu plus l'attachement que je lui portais. Je réalise aussi que c'est la première fois que je reste au même poste suffisamment longtemps pour voir partir un jeune avant moi. J'ai toujours eu du mal avec les aux revoirs. Quelque part, les miens étaient commodes : la précarité, les petits CDD,...Et hop, je disparaissais. Toujours eu des difficultés à revenir, même juste pour saluer.
Je me dis que c'est peut-être plus facile de quitter que d'être quitté. Mais c'est pas toujours vrai.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Alors, j'essaye de penser à du froid.
Et je vois. La mer.
Je suis dans une station balnéaire commune.
Des lumières partout.
De petites vagues balancent mon corps.
Mes cheveux lâchés flottent autour,
J'ai frais.
C'est la nuit.
Un bain de minuit.
Après avoir nagé un peu, je me tourne et je fais face à la Plage.
Agitations et néons.
Sons et lumières.
Je nous sens coupés du monde.
Pris entre ciel et mer.
Et je vois. La mer.
Je suis dans une station balnéaire commune.
Des lumières partout.
De petites vagues balancent mon corps.
Mes cheveux lâchés flottent autour,
J'ai frais.
C'est la nuit.
Un bain de minuit.
Après avoir nagé un peu, je me tourne et je fais face à la Plage.
Agitations et néons.
Sons et lumières.
Je nous sens coupés du monde.
Pris entre ciel et mer.
par Mavie
publié dans :
Mavie fictive


