Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Voir s'éloigner une amie est une chose. Réaliser que c'est probablement la meilleure chose pour moi actuellement, en est une autre. J'ai d'abord ressenti de la culpabilité. J'ai essayé de me racheter. Mais rien n'y fait. Nous sommes dans un cercle vicieux. Le mieux est de faire une pause.
Ne plus la voir.
Car je ne sais faire autrement. Car je dois me protéger. Car je dois avancer de mon côté, me reconstruire. Car je ne supporte pas de la voir heureuse. Car je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que ses succès me feront de l'ombre. Car j'ai l'impression qu'elle heureuse, je ne peux pas l'être. Car je projette sûrement sur elle des choses qui ne lui appartiennent pas toujours.
Mais pour l'instant, je ne sais faire autrement.
Je n'y arrive pas.
Il y a quelques semaines, je réalisais qu'avec une amie très proche, nous ne nous comprenions plus. Nous vivions des choses différentes, prenions des directions, parallèles peut-être, mais éloignées. J'essayais de lui expliquer ce que je ressentais mais c'est comme si je parlais une autre langue. Surprenant, car c'était plutôt le genre de relations basées sur des confidences, des partages. Je commençais à me faire à l'idée que c'était un de ces moments comme ça. Je me disais il y a des hauts et des bas dans toute relation y compris les amitiés [je ne sais même pas si c'est vrai en fait, mais je l'entend dire parfois et là c'est ce que je me suis dit]. Et puis, je me suis rendue compte que des fois, je ne souhaitais pas que les choses marchent pour elle. Je n'en suis pas fière. J'ai réalisé que dans cette relation, il y avait, sur certains points, des rivalités.Je me suis dit qu'elle aussi peut-être de son côté, ne me voulait forcément du bien. Et puis, il y a eu toutes ces situations bizarres, ces incompréhensions, ces discussions où j'ai essayé de lui dire que je souffrais devant ses réactions. Mais rien. Ou plutôt beaucoup. Beaucoup trop de colères, de tristesses, l'impression d'être prise pour une c...Quid du vrai, des interprétations, des actes manqués et du reste. J'ai choisi. Je me sens un peu mieux.
Ne plus la voir.
Car je ne sais faire autrement. Car je dois me protéger. Car je dois avancer de mon côté, me reconstruire. Car je ne supporte pas de la voir heureuse. Car je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que ses succès me feront de l'ombre. Car j'ai l'impression qu'elle heureuse, je ne peux pas l'être. Car je projette sûrement sur elle des choses qui ne lui appartiennent pas toujours.
Mais pour l'instant, je ne sais faire autrement.
Je n'y arrive pas.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Non, Michel, tu n'auras pas ton massage...
Oui, je sais c'est dur.
Oui, j'ai bien eu ton message laissé sur mon répondeur il y a quelques jours...
Mais comme les derniers dans lesquels tu me prenais pour ta petite princesse des îles ou ta future, il semblerait que je ne sois pas celle que tu crois.
Cette fois encore.
Ne sois pas déçu, ce sont des choses qui arrivent.
C'est surprenant? Oui, pour moi aussi figure-toi...
Me dire que je ne suis pas celle que je crois...
Je suis heureuse de savoir, comme tu me l'indiques, dans la fin de l'enregistrement, que vous avez mis la pâté aux marseillais. Tu étais à Lorient pour le match. En même temps, Lorient-Marseille, ça ne m'étonne pas pour la pâté...mais en même temps pour ce que je m'y connais en foot.
Comme le massage que tu (me!) demandais, c'était justement suite aux courbatures d'après-match, je me pose des questions sur toi, Michel. Es-tu plutôt joueur du dimanche ou bien international de Bretagne?
Michel...
PS : Pas de nouvelles de ma super bonne copine perdue de vue, depuis enfin, vous savez quoi...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Autodérision et tout, tout...
Spot pour le nouvel album de Renaud
Spot pour le nouvel album de Vincent Delerm
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par Mavie
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Mavie actuelle et réactive
Il a mon âge, je crois. Son prénom m'avait marqué dès notre première rencontre : on a notre fête le même jour...Bibliquement parlant, on est de vieilles connaissances. Un truc idiot mais j'ai senti un lien.
C'était le coloc de la meilleure amie de ma coloc de l'époque. Deux boules de nerfs ces deux-là. Nous, à côté, on prenait moins de place.
Puis, un jour, je faisais un stage dans un service lié à la justice. Et je me suis trouvée face à lui. Il était impliqué dans une affaire de deal en attente de son procès. J'ai été très gênée de le retrouver dans ces circonstances et me suis bien sûr jurée de ne rien dire. Mais ça, je n'ai jamais eu l'occasion de le lui dire.
Je l'ai revu dans plein de circonstances. Je crois même, sans mentir, que c'est la personne que je connais que je croise le plus, de façon fortuite!
Une fois, je vais au théâtre avec des copines voir une troupe que je souhaitais voir depuis longtemps sans avoir jamais été au bout. Dont acte. Et je le découvre sur scène.
Une autre fois, en faisant la queue pour rendre mes livres à la médiathèque, quelqu'un m'appelle. Un grand type que je connais d'une association à laquelle j'appartiens. Il est accompagné, son copain se retourne. "Je te présente J." "Oui, je sais, on se connait..." .Le copain a trouvé ça marrant, faut le dire vite...
Une soirée au milieu de nulle part, quelques mois plus tard, il était encore là.
Toujours un regard, un sourire. Mais on s'évite. Je serais gênée de faire le premier pas, peut-être préfère-t-il que l'on s'ignore? C'est quand même dingue qu'on se voie autant. Mais je sais que je n'aimerais pas être à sa place, croiser sans arrêt quelqu'un qui connaît quelque chose de privé sur moi.
Le must, the last but not least : je donne un rdv précis à ma soeur que je dois retrouvais hier lors d'un rassemblement, au milieu d'une foule. J'arrive en avance, je me pose, je tourne la tête. Une jeune fille blonde parle avec animation avec...lui. Il me tourne le dos, je l'observe, pas trop non plus. 5-10 minutes passent. Il m'a vu. Les circonstances nous séparent. Je devine un intérêt réciproque entre la damoizelle et le damoizeau. Ma soeur arrive et on bouge.
Peut-être à une prochaine...
C'était le coloc de la meilleure amie de ma coloc de l'époque. Deux boules de nerfs ces deux-là. Nous, à côté, on prenait moins de place.
Puis, un jour, je faisais un stage dans un service lié à la justice. Et je me suis trouvée face à lui. Il était impliqué dans une affaire de deal en attente de son procès. J'ai été très gênée de le retrouver dans ces circonstances et me suis bien sûr jurée de ne rien dire. Mais ça, je n'ai jamais eu l'occasion de le lui dire.
Je l'ai revu dans plein de circonstances. Je crois même, sans mentir, que c'est la personne que je connais que je croise le plus, de façon fortuite!
Une fois, je vais au théâtre avec des copines voir une troupe que je souhaitais voir depuis longtemps sans avoir jamais été au bout. Dont acte. Et je le découvre sur scène.
Une autre fois, en faisant la queue pour rendre mes livres à la médiathèque, quelqu'un m'appelle. Un grand type que je connais d'une association à laquelle j'appartiens. Il est accompagné, son copain se retourne. "Je te présente J." "Oui, je sais, on se connait..." .Le copain a trouvé ça marrant, faut le dire vite...
Une soirée au milieu de nulle part, quelques mois plus tard, il était encore là.
Toujours un regard, un sourire. Mais on s'évite. Je serais gênée de faire le premier pas, peut-être préfère-t-il que l'on s'ignore? C'est quand même dingue qu'on se voie autant. Mais je sais que je n'aimerais pas être à sa place, croiser sans arrêt quelqu'un qui connaît quelque chose de privé sur moi.
Le must, the last but not least : je donne un rdv précis à ma soeur que je dois retrouvais hier lors d'un rassemblement, au milieu d'une foule. J'arrive en avance, je me pose, je tourne la tête. Une jeune fille blonde parle avec animation avec...lui. Il me tourne le dos, je l'observe, pas trop non plus. 5-10 minutes passent. Il m'a vu. Les circonstances nous séparent. Je devine un intérêt réciproque entre la damoizelle et le damoizeau. Ma soeur arrive et on bouge.
Peut-être à une prochaine...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
[Humeurs quotidiennes...pas très jojo en ce moment...;-) ]
J'en étais restée à une période pleine de doutes...Etais-je à côté de la plaque? Sur le bon chemin, le mien? Ma petite route sinueuse, où chaque virage pouvait cacher une impasse, où allait-elle me mener?
Je parlais peu de moi mais j'écoutais beaucoup. Et j'observais aussi.
J'ai commencé à me dire que j'étais peut-être pas la seule comme...moi, à près tout. Du moins que certains points communs je les retrouvais dans les faits autour de moi. Parce que des personnes qui me disaient qu'elles me comprenaient, j'en trouvais mais finalement, je me sentais pas vraiment suivie dans les faits...Un peu facile comme soutien. Etait-il réel? [Je ne parle pas là de mes ami(es), je n'attendais pas d'eux qu'ils me ressemblent et leur soutien m'a beaucoup aidé et rassuré].
Petit à petit, il m'a semblé que ma période de doutes s'effaçait, à mesure que je comprenais que des doutes assaillaient plusieurs de mes proches. Je réalisais, un peu naïvement, qu'on en passait tous par là, probablement. Ce qui s'est produit n'en a pas pour autant été moins surprenant : je me suis retrouvée entourée de personnes qui, prises dans leurs troubles, se sont mises à (sur-)estimer ma façon d'être, qualifiée de sérénité, mon recul sur les choses...
Je me suis mise à m'affirmer, comprenant par là que ma petite route, qui m'avait tant coûté en essence, ne me conduirait pas à une impasse. L'autoroute n'est pas plus sûre : accidents, mauvaise sortie, bouchons...Tout cela pouvait aussi coûté à un moment donné. En revanche, je pouvais continuer à choisir où aller, quoi faire, pour quoi et comment. J'avais donc peut-être galéré un peu plus tôt que d'autres.
Je n'en tirais pas grande gloire. Je savais que certains compliments étaient sur-évalués : je pense que je donnais l'impression d'avoir tout résolu d'un coup de baguette magique ou par une potion du même genre dont on me demandait la recette.
C'était pas grave après tout. Je commençais à être contente de ce que j'étais devenue. Loin de mon idéal (c'est toujours de ce côté-là que le bât blesse), mais assez fidèle à mes valeurs (foutue habitude de garder mes principes).
à suivre...
J'en étais restée à une période pleine de doutes...Etais-je à côté de la plaque? Sur le bon chemin, le mien? Ma petite route sinueuse, où chaque virage pouvait cacher une impasse, où allait-elle me mener?
Je parlais peu de moi mais j'écoutais beaucoup. Et j'observais aussi.
J'ai commencé à me dire que j'étais peut-être pas la seule comme...moi, à près tout. Du moins que certains points communs je les retrouvais dans les faits autour de moi. Parce que des personnes qui me disaient qu'elles me comprenaient, j'en trouvais mais finalement, je me sentais pas vraiment suivie dans les faits...Un peu facile comme soutien. Etait-il réel? [Je ne parle pas là de mes ami(es), je n'attendais pas d'eux qu'ils me ressemblent et leur soutien m'a beaucoup aidé et rassuré].
Petit à petit, il m'a semblé que ma période de doutes s'effaçait, à mesure que je comprenais que des doutes assaillaient plusieurs de mes proches. Je réalisais, un peu naïvement, qu'on en passait tous par là, probablement. Ce qui s'est produit n'en a pas pour autant été moins surprenant : je me suis retrouvée entourée de personnes qui, prises dans leurs troubles, se sont mises à (sur-)estimer ma façon d'être, qualifiée de sérénité, mon recul sur les choses...
Je me suis mise à m'affirmer, comprenant par là que ma petite route, qui m'avait tant coûté en essence, ne me conduirait pas à une impasse. L'autoroute n'est pas plus sûre : accidents, mauvaise sortie, bouchons...Tout cela pouvait aussi coûté à un moment donné. En revanche, je pouvais continuer à choisir où aller, quoi faire, pour quoi et comment. J'avais donc peut-être galéré un peu plus tôt que d'autres.
Je n'en tirais pas grande gloire. Je savais que certains compliments étaient sur-évalués : je pense que je donnais l'impression d'avoir tout résolu d'un coup de baguette magique ou par une potion du même genre dont on me demandait la recette.
C'était pas grave après tout. Je commençais à être contente de ce que j'étais devenue. Loin de mon idéal (c'est toujours de ce côté-là que le bât blesse), mais assez fidèle à mes valeurs (foutue habitude de garder mes principes).
à suivre...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne


