Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Un jour dernier, en lisant les notes d'Anne Chiboum et de Samantdi sur les harpons, filets à papillons et autres métaphores de l'accroche sentimentale, je me remémorais toutes les fois où j'avais refusé de me laisser prendre. Au harpon ou au filet.
Moi aussi, j'avais regardé ailleurs pour plus de facilités.Souvent parce que je crevais de trouille devant ce qui m'était adressée (tournant la tête pour regarder derrière : "Pour moi? Vous êtes sûre? ça m'est adressé à ...moi?). J'annulais rétroactivement les effets en feignant d'ignorer la manoeuvre. Je fuyais.
Il m'est déjà arrivée de harponner aussi mais c'est plutôt rare. Le résultat en a toujours été décevant. Mes désirés ont-ils eux aussi eu la trouille?
Le filet à papillons, cette poésie que l'on cache derrière son dos, et que l'on agitement tendrement par à-coup, essayant de paraître déterminée et nonchalante à la fois, je l'ai utilisé des fois. Plus souvent.
Mais là aussi, mon regard se posait ailleurs, très loin, quand parfois, un désiré allait se faire prendre. La trouille encore une fois. Je n'assumais pas ce désir : et s'il n'était pas réciproque? je serais ridicule. Je suis ridicule. "Non c'est pas moi qui...Non, c'est pas ce que je voulais dire..." Un pas en avant, deux en arrière.
L'autre jour donc, je me suis remémorée les quelques uns que j'avais fuis. Pas de regrets mais plein de pensées sur le thème : il faut que j'arrête d'éviter ceux qui me désirent, que je me (leur) laisse l'opportunité d'une meilleure rencontre, du dépassement d'une première impression. Bien point derrière cette pensée son pendant personnel : il faut que j'essaie d'assumer mes désirs, sans regarder ailleurs, sans m'éfondrer ou fuir.
C'est sur ces paroles pleines de sagesse que je me suis rendue ce soir-là à une soirée. Les harpons, les filets, je les ai détectés avec ce regard nouveau. Et...une belle rencontre, d'un enthomologiste peu assuré. Des harpons de chasseurs plus expérimentés laissés de côté.
Une belle nuit d'amour à l'arrivée.
Moi aussi, j'avais regardé ailleurs pour plus de facilités.Souvent parce que je crevais de trouille devant ce qui m'était adressée (tournant la tête pour regarder derrière : "Pour moi? Vous êtes sûre? ça m'est adressé à ...moi?). J'annulais rétroactivement les effets en feignant d'ignorer la manoeuvre. Je fuyais.
Il m'est déjà arrivée de harponner aussi mais c'est plutôt rare. Le résultat en a toujours été décevant. Mes désirés ont-ils eux aussi eu la trouille?
Le filet à papillons, cette poésie que l'on cache derrière son dos, et que l'on agitement tendrement par à-coup, essayant de paraître déterminée et nonchalante à la fois, je l'ai utilisé des fois. Plus souvent.
Mais là aussi, mon regard se posait ailleurs, très loin, quand parfois, un désiré allait se faire prendre. La trouille encore une fois. Je n'assumais pas ce désir : et s'il n'était pas réciproque? je serais ridicule. Je suis ridicule. "Non c'est pas moi qui...Non, c'est pas ce que je voulais dire..." Un pas en avant, deux en arrière.
L'autre jour donc, je me suis remémorée les quelques uns que j'avais fuis. Pas de regrets mais plein de pensées sur le thème : il faut que j'arrête d'éviter ceux qui me désirent, que je me (leur) laisse l'opportunité d'une meilleure rencontre, du dépassement d'une première impression. Bien point derrière cette pensée son pendant personnel : il faut que j'essaie d'assumer mes désirs, sans regarder ailleurs, sans m'éfondrer ou fuir.
C'est sur ces paroles pleines de sagesse que je me suis rendue ce soir-là à une soirée. Les harpons, les filets, je les ai détectés avec ce regard nouveau. Et...une belle rencontre, d'un enthomologiste peu assuré. Des harpons de chasseurs plus expérimentés laissés de côté.
Une belle nuit d'amour à l'arrivée.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...C'était trop bien...
Mes remerciements au contrôleur qui a eu la délicatesse de me caresser l'épaule avec un "excuse-moi" pour me demander à moi, salariée assoupie par une nuit trop courte, mon billet...Avec une voix et un ton si doux...
Quand au machiniste qui m'a souri en me disant "bonjour"...
[je partage le point de vue d'Artémisia, sur certaines rencontres en transports en commun].
Mes remerciements au contrôleur qui a eu la délicatesse de me caresser l'épaule avec un "excuse-moi" pour me demander à moi, salariée assoupie par une nuit trop courte, mon billet...Avec une voix et un ton si doux...
Quand au machiniste qui m'a souri en me disant "bonjour"...
[je partage le point de vue d'Artémisia, sur certaines rencontres en transports en commun].
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
C'est nul comme blague, je sais...
Mais quand j'ai entendu le buzz fait il y a quelques jours autour de Nicolas Hulot, je n'ai pu m'empêcher de penser : "Mais moi, ça fait une dizaine d'années que je me douche qu'avec du gel douche Ushuaïa..."
C'est nul comme blague. Mais c'est vrai. Pour l'exclusivité du gel douche.
The révélation : elle n'utilise que du Ushuaïa.
Ca a commencé il y a une dizaine d'années donc. Un mélange de circonstances : première colo en tant qu'animatrice, prise d'indépendance, peu d'estime de moi...
Je bossais pour la première fois donc, 18 ans à peine dans une colonie de vacances située dans une école nouvelle qui organisait des séjours l'été pour rentrer dans leurs frais. Ambiance familiale. Mais travail dur, très longues journées, réunions de réflexion tous les soirs jusqu'à minuit passé. Moi, j'étais très fière d'avoir été embauchée, j'adaorais ce boulot, je me donnais à fond. On était 4 anims à se partager une chambre. Donc peu d'intimité. Et la douche a donc pris une importance...importante. Le seul moment d'intimité en gros de la journée. Seule avec moi-même ("en tête à tête avec moi-même..." comme le dit M).
A une période où d'autres choses se jouaient : mes parents envers lesquels je me rendais compte que mon attachement, voire ma dépendance n'avait d'égal que leur indifférence. Je n'arrivais pas à m'en sortir. J'acquièrais un nouveau statut en colo. Je travaillais, je gagnais mon indépendance. Je devenais moi. Seule avec moi-même mais face à d'autres.
Et puis, j'avais toujours cette impression d'être moins bien que d'autres et entre autres, de sentir moins bon. Ushuaïa, à l'époque, c'était des parfums originaux aux noms exotiques. Et une odeur qui tenait sur ma peau un peu plus que les autres gels douche. J'adorais le petit "quatrième de couv" du flacon. Du style, "C'est sur l'île .... du Pacifique, que depuis des générations les habitants extraient des plantes... une essence à l'odeur délicate et aux vertus régénérantes. La recherche Ushuaïa s'est nourrie de cette tradition pour vous proposer, en l'associant à un savon au Ph neutre, un gel douche hydratant au parfum inoubliable...". Ylang-Ylang, Orchidée, mangue, noix de coco, grenadine, ... Les parfums ont évolué, se sont standardisés. Le texte est devenu plus classique. Un effet de la mondialisation?
En tout cas, pour moi, les parfums de ces douches restent attachés à ce moment, à ces moments particuliers de ma vie où je me retrouve seule avec moi-même.Indépendante. Chaque parfum est lié à un lieu, à une histoire. Parfois le plus petit dénominateur commun de deux ambiances.

(en ce moment, je fais un élevage)
Mais quand j'ai entendu le buzz fait il y a quelques jours autour de Nicolas Hulot, je n'ai pu m'empêcher de penser : "Mais moi, ça fait une dizaine d'années que je me douche qu'avec du gel douche Ushuaïa..."
C'est nul comme blague. Mais c'est vrai. Pour l'exclusivité du gel douche.
The révélation : elle n'utilise que du Ushuaïa.
Ca a commencé il y a une dizaine d'années donc. Un mélange de circonstances : première colo en tant qu'animatrice, prise d'indépendance, peu d'estime de moi...
Je bossais pour la première fois donc, 18 ans à peine dans une colonie de vacances située dans une école nouvelle qui organisait des séjours l'été pour rentrer dans leurs frais. Ambiance familiale. Mais travail dur, très longues journées, réunions de réflexion tous les soirs jusqu'à minuit passé. Moi, j'étais très fière d'avoir été embauchée, j'adaorais ce boulot, je me donnais à fond. On était 4 anims à se partager une chambre. Donc peu d'intimité. Et la douche a donc pris une importance...importante. Le seul moment d'intimité en gros de la journée. Seule avec moi-même ("en tête à tête avec moi-même..." comme le dit M).
A une période où d'autres choses se jouaient : mes parents envers lesquels je me rendais compte que mon attachement, voire ma dépendance n'avait d'égal que leur indifférence. Je n'arrivais pas à m'en sortir. J'acquièrais un nouveau statut en colo. Je travaillais, je gagnais mon indépendance. Je devenais moi. Seule avec moi-même mais face à d'autres.
Et puis, j'avais toujours cette impression d'être moins bien que d'autres et entre autres, de sentir moins bon. Ushuaïa, à l'époque, c'était des parfums originaux aux noms exotiques. Et une odeur qui tenait sur ma peau un peu plus que les autres gels douche. J'adorais le petit "quatrième de couv" du flacon. Du style, "C'est sur l'île .... du Pacifique, que depuis des générations les habitants extraient des plantes... une essence à l'odeur délicate et aux vertus régénérantes. La recherche Ushuaïa s'est nourrie de cette tradition pour vous proposer, en l'associant à un savon au Ph neutre, un gel douche hydratant au parfum inoubliable...". Ylang-Ylang, Orchidée, mangue, noix de coco, grenadine, ... Les parfums ont évolué, se sont standardisés. Le texte est devenu plus classique. Un effet de la mondialisation?
En tout cas, pour moi, les parfums de ces douches restent attachés à ce moment, à ces moments particuliers de ma vie où je me retrouve seule avec moi-même.Indépendante. Chaque parfum est lié à un lieu, à une histoire. Parfois le plus petit dénominateur commun de deux ambiances.

(en ce moment, je fais un élevage)
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Une vie rêvée depuis un an...
PS : mais que s'est-il passé le 14 novembre?? 30 lecteurs et 300 pages vues ?!
PS : mais que s'est-il passé le 14 novembre?? 30 lecteurs et 300 pages vues ?!
par Mavie
publié dans :
Mavie actuelle et réactive
Un recueil de nouvelles écrites par un thaïlandais parti vivre aux Etats-Unis...
Conseillé sur un forum de voyageurs, je viens de le terminer.
Je ne pensais pas que ça serait aussi bien.
Alors je vous le conseille, que vous connaissiez la Thaïlande ou non, que vous ayez envie d'y aller ou pas.Les nouvelles sont très originales, le visage des thaïlandais loin des clichés que l'on peut en avoir parfois de par chez nous.
Et en plus, l'éditeur est, je crois, pas trop connu.
Donc, courez ( volez, nagez, sautez...) vous procurer :
Café Lovely
de Rattawut Lapcharoensap
aux éditions Buchet Chastel
de Rattawut Lapcharoensap
aux éditions Buchet Chastel
par Mavie
publié dans :
Mavie Critique


