Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Paix et sérénité.
On devrait pouvoir se souhaiter des choses comme ça, nimporte quel jour en fait...C'est comme la fête obligatoire qui y est associée. Qu'elle soit l'occasion de faire la fête c'est bien mais sinon...ça m'est arrivée plusieurs fois de ne pas la fêter ou de la fêter à contre-coeur...
Donc pour les voeux, c'est un peu pareil. Mais on peut se dire qu'au moins une fois dans l'année, on se confie nos souhaits et nos espoirs, nos voeux et nos sentiments (si affinités).
Depuis que je lis les blogs régulièrement, je découvre des petits lots d'Humanité qui me donnent beaucoup de joies, de tristesse parfois mais globalement, un grand espoir quand j'e vois toutes les richesses qui s'y expriment.
Mon voeux bloguesque est donc... que ces richesses puissent continuer à s'exprimer, à créer, à s'épauler, à s'émerveiller et égoïstement à m'enrichir.
Donc pour les voeux, c'est un peu pareil. Mais on peut se dire qu'au moins une fois dans l'année, on se confie nos souhaits et nos espoirs, nos voeux et nos sentiments (si affinités).
Depuis que je lis les blogs régulièrement, je découvre des petits lots d'Humanité qui me donnent beaucoup de joies, de tristesse parfois mais globalement, un grand espoir quand j'e vois toutes les richesses qui s'y expriment.
Mon voeux bloguesque est donc... que ces richesses puissent continuer à s'exprimer, à créer, à s'épauler, à s'émerveiller et égoïstement à m'enrichir.
Que cette année vous soit douce!
par Mavie
publié dans :
Mavie actuelle et réactive
Ces derniers temps, c'est-à-dire entre début décembre et avant Noël...peu de temps pour me poser et publier sur le blog. Mais, me revoilà, je l'espère pour un peu de temps avant gros speed fin janvier pour ma petite publication à mon petit rythme (1-2 billets/semaine).
Ce 23 décembre là, après m'être acquitté du droit d'entrée, passé au vestiaire, avoir bourré le casier métallique de mes effets, être passée sous la douche, aux toilettes, je retrouve mon univers de bien-être : l'espace balnéo. C'est une pièce située dans une piscine municipale, une nouvelle, construite il y a quelques années avec tobboggans, bulles et tout. Et un espace balnéo auquel on accède avec un droit d'entrée pour se retrouver dans une pièce avec jacuzzi, petit bassin chaud+ un sauna et un hammam et des fauteuils style "bain de soleil" (sauf que ce serait plutôt "bains de néons" puisqu'en l'occurrence car ils restent toujours dedans).
Donc, j'essaie d'y aller au moins une fois par mois car je suis fan.
Donc je commence un peu à repèrer les gens qui y viennent comme moi, régulièrement.
Ce 23 décembre là, il n'y avait pas grand monde au début.
J'ai reconnu un homme discret qui vient de temps en temps. Mais remarqué cependant de moi car il ressemble à Philippe Delerm, écrivain que j'aime beaucoup. Et puis, il y avait aussi une femme qui parle tout le temps à tout le monde. Elle parle de quoi? de tout de rien, de la température du sauna, du temps qu'il fait, qui passe, des personnes qui dorment dehors par ce temps-là...Tout ça très rapidement et sans attendre de réponses ou de dialogue avec son interlocuteur. Donc, ce jour-là, elle parlait était là. Il y avait aussi, je parle de lui en dernier mais c'est bien lui que j'ai vu en premier, un jeune homme au visage féérique : des traits fins, doux, des yeux bleus curieux. Il me fait penser à un lutin, un elfe, bref une créature féérique enfermé dans un corps d'homme.
Je l'avais déjà rencontré, nous avions discuté. Il a mon âge et vient souvent en balnéo.
Tout ce petit monde, lié ici par ma description, en réalité, se croise au sauna, se sépare dans le petit bassin, se toise dans le jacuzzi...Bref, pas un vrai groupe d'habitués. Juste des gens qui se sont déjà vus tout au plus.[sauf l'homme féérique qui m'avait fait gravement fantasmer dans les jours suivant notre rencontre].
Au moment dont je veux parler, il se trouve que nous nous sommes tous retrouvés au même moment dans le jacuzzi, en arrêt, attendant le départ des bulles.
L'impression de se retrouver entre nous était d'autant plus forte qu'un groupe d'une dizaine de jeunes hommes venaient de rentrer dans l'espace : des inconnus, des néophytes. Je discutais Noël avec l'homme féérique, le sosie de Philippe Delerm écoutait discrètement. Mme Bavarde n'était pas encore là.
La porte s'ouvre brutalement sur un jeune garçon, rattrapé illico par sa mère, cri à demi étouffé : "mais non, arrête ça voyons!". La porte est refermée sans ménagement. "Philippe Delerm" éclate de rire. Mon interlocuteur et moi le regardons, puis la porte, puis lui, puis la porte. Puis lui. "Qu'est-ce qui s'est passé?" demande l'elfe. Nous apprenons alors entre éclats de rire, que la scène est habituelle. Le jeune garçon entre aperçu échappe régulièrement de l'attention de sa mère, ouvre la porte de la balnéo, éteint la lumière et prend la fuite. Le genre de conneries qui fait sourire. Ou rire aux éclats. C'est mon cas. Je ris autant de l'hilarité provoquée seulement par cet attentat manqué dans les yeux d'un spectateur averti ("Philippe Delerm") que de m'imaginer le nombre de fois où j'ai été en situation professionnelle à la place de cette mère.
Le temps de percuter sur la disparition du môme, sprint, rattrapage, cris à demi étouffé, sourires de connivence avec les spectateurs et prise de main ferme pour raccompagnement au lieu d'origine...
J'en rigole encore une fois sortie dans la cabine du vestiaire. Je suis en vacances, c'était pas moi. Ouf! Mais quel fou rire vu de l'extérieur!
Le temps de retrouver nos esprits, Mme Bavrde arrive. Le temps, les sdf, les fêtes, blabla... Les bulles se forment, le jacuzzi s'émousse. Nous nous regardons tous pour la première fois en souriant. Je me sens bien. Des commentaires fusent sur le groupe arrivé depuis peu : des rugbymen, des footballeurs...Deux-trois blagues de "Philippe Delerm"..."En tout cas, on les fera pas poser dans le calendrier, ceux-là". Moi, je les trouve pas mal mais je souris, l'elfe me regarde...
Je pense : demain, c'est Noël, je passe un bon moment avec des gens que je ne connais pas. Dehors, il fait froid mais ici, il fait chaud. Je suis fatiguée, il faudra que je me repose mais là tout de suite, je suis bien.
Des petits moments comme ça, tout simples, j'en ai eu plein et j'en veux encore plein d'autres. Toujours.
Lecture régressive mais conseillée :

Donc, j'essaie d'y aller au moins une fois par mois car je suis fan.
Donc je commence un peu à repèrer les gens qui y viennent comme moi, régulièrement.
Ce 23 décembre là, il n'y avait pas grand monde au début.
J'ai reconnu un homme discret qui vient de temps en temps. Mais remarqué cependant de moi car il ressemble à Philippe Delerm, écrivain que j'aime beaucoup. Et puis, il y avait aussi une femme qui parle tout le temps à tout le monde. Elle parle de quoi? de tout de rien, de la température du sauna, du temps qu'il fait, qui passe, des personnes qui dorment dehors par ce temps-là...Tout ça très rapidement et sans attendre de réponses ou de dialogue avec son interlocuteur. Donc, ce jour-là, elle parlait était là. Il y avait aussi, je parle de lui en dernier mais c'est bien lui que j'ai vu en premier, un jeune homme au visage féérique : des traits fins, doux, des yeux bleus curieux. Il me fait penser à un lutin, un elfe, bref une créature féérique enfermé dans un corps d'homme.
Je l'avais déjà rencontré, nous avions discuté. Il a mon âge et vient souvent en balnéo.
Tout ce petit monde, lié ici par ma description, en réalité, se croise au sauna, se sépare dans le petit bassin, se toise dans le jacuzzi...Bref, pas un vrai groupe d'habitués. Juste des gens qui se sont déjà vus tout au plus.[sauf l'homme féérique qui m'avait fait gravement fantasmer dans les jours suivant notre rencontre].
Au moment dont je veux parler, il se trouve que nous nous sommes tous retrouvés au même moment dans le jacuzzi, en arrêt, attendant le départ des bulles.
L'impression de se retrouver entre nous était d'autant plus forte qu'un groupe d'une dizaine de jeunes hommes venaient de rentrer dans l'espace : des inconnus, des néophytes. Je discutais Noël avec l'homme féérique, le sosie de Philippe Delerm écoutait discrètement. Mme Bavarde n'était pas encore là.
La porte s'ouvre brutalement sur un jeune garçon, rattrapé illico par sa mère, cri à demi étouffé : "mais non, arrête ça voyons!". La porte est refermée sans ménagement. "Philippe Delerm" éclate de rire. Mon interlocuteur et moi le regardons, puis la porte, puis lui, puis la porte. Puis lui. "Qu'est-ce qui s'est passé?" demande l'elfe. Nous apprenons alors entre éclats de rire, que la scène est habituelle. Le jeune garçon entre aperçu échappe régulièrement de l'attention de sa mère, ouvre la porte de la balnéo, éteint la lumière et prend la fuite. Le genre de conneries qui fait sourire. Ou rire aux éclats. C'est mon cas. Je ris autant de l'hilarité provoquée seulement par cet attentat manqué dans les yeux d'un spectateur averti ("Philippe Delerm") que de m'imaginer le nombre de fois où j'ai été en situation professionnelle à la place de cette mère.
Le temps de percuter sur la disparition du môme, sprint, rattrapage, cris à demi étouffé, sourires de connivence avec les spectateurs et prise de main ferme pour raccompagnement au lieu d'origine...
J'en rigole encore une fois sortie dans la cabine du vestiaire. Je suis en vacances, c'était pas moi. Ouf! Mais quel fou rire vu de l'extérieur!
Le temps de retrouver nos esprits, Mme Bavrde arrive. Le temps, les sdf, les fêtes, blabla... Les bulles se forment, le jacuzzi s'émousse. Nous nous regardons tous pour la première fois en souriant. Je me sens bien. Des commentaires fusent sur le groupe arrivé depuis peu : des rugbymen, des footballeurs...Deux-trois blagues de "Philippe Delerm"..."En tout cas, on les fera pas poser dans le calendrier, ceux-là". Moi, je les trouve pas mal mais je souris, l'elfe me regarde...
Je pense : demain, c'est Noël, je passe un bon moment avec des gens que je ne connais pas. Dehors, il fait froid mais ici, il fait chaud. Je suis fatiguée, il faudra que je me repose mais là tout de suite, je suis bien.
Des petits moments comme ça, tout simples, j'en ai eu plein et j'en veux encore plein d'autres. Toujours.
Lecture régressive mais conseillée :

par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
En famille comme toujours.
J'aime bien les repas de ma famille. Oncles, tantes, cousins, cousines, ami(e)s...Petits, grands, moyens...
Cadeaux, manger, rigoler, discuter, jouer, danser...
Et je pense toujours à ceux et celles qui n'ont pas la chance de passer un bon moment à cette période.
J'ai eu très peur une année de ne pas pouvoir fêter Noël en famille. Je m'imaginais triste, seule...Je l'aurais probablement été. C'est ma petite habitude, mon petit rituel. On me le prend et je m'éfondre. Une autre année, d'ailleurs, j'ai du travailler et il ne m'est restée que des éclats de rires et des bribes de "joyeux noël" par portable interposé. J'étais entourée mais triste...
Tout ça, c'est très personnel et propre à chacun. Mais moi, j'aime bien Noël. J'aime bien les repas de ma famille. Oncles, tantes, cousins, cousines, ami(e)s...Petits, grands, moyens...
Cadeaux, manger, rigoler, discuter, jouer, danser...
Et je pense toujours à ceux et celles qui n'ont pas la chance de passer un bon moment à cette période.
J'ai eu très peur une année de ne pas pouvoir fêter Noël en famille. Je m'imaginais triste, seule...Je l'aurais probablement été. C'est ma petite habitude, mon petit rituel. On me le prend et je m'éfondre. Une autre année, d'ailleurs, j'ai du travailler et il ne m'est restée que des éclats de rires et des bribes de "joyeux noël" par portable interposé. J'étais entourée mais triste...
NB : et puis, il y a le vin chaud dans la rue...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
1er cas : Les capotes pas chères
L'autre jour, j'ai entendu le ministre de la santé, Xavier Bertrand pour ceux qui suivent, se féliciter de la mise en vente de préservatifs à 1€ les 5 chez les buralistes.
Moi, je me suis dit aussi que c'était une sacré bonne idée.
Ca m'a fait penser aux campagnes de prévention, aux capotes à 1Fr quand j'étais ado. Je me demandais il y a pas longtemps comment faisaient les ados actuels. Il y a plein d'endroits où on peut avoir des capotes gratuites mais quand même, la démarche d'en demander (ou d'en acheter) est pas toujours évidente. Je l'avoue d'ailleurs, pour moi elle ne l'est toujours pas. C'est comme si mon intimité se trouvait dévoilée.
Bref, donc je trouvais que c'était une bonne initiative de vendre 5 capotes pour un euro.
Comme je devais en acheter, je me suis dit que c'était l'occasion de les prendre chez ma buraliste (ou un autre, mais finalement, ça a été la mienne).
Et puis, en rentrant chez moi, j'ai vu qu'une partie du prix était reversé à AIDES. Bien. Et puis, j'ai cherché le logo du ministre de la santé ou bien de la République française, en fin vous m'avez compris, un signe que l'Etat avait aidé à réduire le prix dans une action de santé publique.
Mais rien... C'est "Entrevue" qui y a marqué... Oui, le magazine à potins hard qui semble avoir des visées altruistes...ou marketing.
Pour info, et après recherche sur le net, il y a bien des capotes "gouvernementales" mais elles sont en expérimentation dans certains lieux seulement (au cas où ça fasse un flop??)...
2ème cas : Toulouse dans Libé
Des articles gentillets dans le Libé de ce vendredi spécial Toulouse. En gros, peu de choses dites sur l'expulsion de squatts culturels, un peu plus sur le combat des chefs de droite pour les prochaines municipales. Et suite à ça... Une pleine page blanche avec au milieu une brique rose disant que la ville de Toulouse soutient la presse et surtout Libé. Comme je suppose que cette page n'est pas gratuite (à moins qu'il ne se soit pas passé suffisamment de choses dans le monde pour remplir le journal, c'est vrai...mais j'ai un doute!), je me dis que le côté spécial Toulouse, c'est un peu comme les pubs du Point, l'argument de vente qui plait au moins aux locaux...Mais c'est pas le Point que j'ai acheté!
L'autre jour, j'ai entendu le ministre de la santé, Xavier Bertrand pour ceux qui suivent, se féliciter de la mise en vente de préservatifs à 1€ les 5 chez les buralistes.
Moi, je me suis dit aussi que c'était une sacré bonne idée.
Ca m'a fait penser aux campagnes de prévention, aux capotes à 1Fr quand j'étais ado. Je me demandais il y a pas longtemps comment faisaient les ados actuels. Il y a plein d'endroits où on peut avoir des capotes gratuites mais quand même, la démarche d'en demander (ou d'en acheter) est pas toujours évidente. Je l'avoue d'ailleurs, pour moi elle ne l'est toujours pas. C'est comme si mon intimité se trouvait dévoilée.
Bref, donc je trouvais que c'était une bonne initiative de vendre 5 capotes pour un euro.
Comme je devais en acheter, je me suis dit que c'était l'occasion de les prendre chez ma buraliste (ou un autre, mais finalement, ça a été la mienne).
Et puis, en rentrant chez moi, j'ai vu qu'une partie du prix était reversé à AIDES. Bien. Et puis, j'ai cherché le logo du ministre de la santé ou bien de la République française, en fin vous m'avez compris, un signe que l'Etat avait aidé à réduire le prix dans une action de santé publique.
Mais rien... C'est "Entrevue" qui y a marqué... Oui, le magazine à potins hard qui semble avoir des visées altruistes...ou marketing.
Pour info, et après recherche sur le net, il y a bien des capotes "gouvernementales" mais elles sont en expérimentation dans certains lieux seulement (au cas où ça fasse un flop??)...
2ème cas : Toulouse dans Libé
Des articles gentillets dans le Libé de ce vendredi spécial Toulouse. En gros, peu de choses dites sur l'expulsion de squatts culturels, un peu plus sur le combat des chefs de droite pour les prochaines municipales. Et suite à ça... Une pleine page blanche avec au milieu une brique rose disant que la ville de Toulouse soutient la presse et surtout Libé. Comme je suppose que cette page n'est pas gratuite (à moins qu'il ne se soit pas passé suffisamment de choses dans le monde pour remplir le journal, c'est vrai...mais j'ai un doute!), je me dis que le côté spécial Toulouse, c'est un peu comme les pubs du Point, l'argument de vente qui plait au moins aux locaux...Mais c'est pas le Point que j'ai acheté!
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...ça donne de belles images des fois, d'autres moins glamour...
C'est un article de Libé qui en parle ici.
Petit extrait sur le chômage :
Pour ma part, je décerne une mention spéciale à Maxime, 9 ans. Le chômage, un problème d'appel?
C'est un article de Libé qui en parle ici.
Petit extrait sur le chômage :
«C'est quand tu ne gagnes plus beaucoup d'argent parce que tu ne trouves plus beaucoup de travail» (Romain, 10 ans), «C'est quand tu es SDF» (Césaire, 11 ans), que «tu attends qu'un boulot t'appelle» (Maxime, 9 ans), que «tu es à la maison pendant que les autres travaillent» (Mélanie, 10 ans), «c'est quand tu es renvoyé mais que tu continues à être payé» (Ulysse, 12 ans) . «C'est quand tu as fait une grosse bêtise dans ton travail, un peu comme quand tu redoubles à l'école» (Kevin, 9 ans).
Pour ma part, je décerne une mention spéciale à Maxime, 9 ans. Le chômage, un problème d'appel?
par Mavie
publié dans :
Mavie actuelle et réactive


