Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
D'abord ses sourcils.
Deux grands sourcils bien fournis, bien bruns.
Puis ses cheveux.
Fournis itoo. Et blancs.
Ensuite ses "bagages".
Un panier débordant de légumes et un attaché case.
Enfin, son regard.
Hagard.
Perdu.
Surpris...?!
C'était un matin, silencieux.
Un matin calme.
Un matin qui avait laissé ce bout de trottoir peu fréquenté.
Un matin où je n'allais pas croisé grand monde. (le froid?les fêtes?)
Un matin donc,
Sur ce trottoir,
Cet homme aux cheveux blancs,
Aux sourcils foncés,
Au regard hagard.
Et moi, anciennement son étudiante.
Moi qui le reconnaît.
Moi qui me souvient.
C'était un prof de droit.
Et aussi de droite.
C'est lui-même qui le disait...
(inachevé)
Deux grands sourcils bien fournis, bien bruns.
Puis ses cheveux.
Fournis itoo. Et blancs.
Ensuite ses "bagages".
Un panier débordant de légumes et un attaché case.
Enfin, son regard.
Hagard.
Perdu.
Surpris...?!
C'était un matin, silencieux.
Un matin calme.
Un matin qui avait laissé ce bout de trottoir peu fréquenté.
Un matin où je n'allais pas croisé grand monde. (le froid?les fêtes?)
Un matin donc,
Sur ce trottoir,
Cet homme aux cheveux blancs,
Aux sourcils foncés,
Au regard hagard.
Et moi, anciennement son étudiante.
Moi qui le reconnaît.
Moi qui me souvient.
C'était un prof de droit.
Et aussi de droite.
C'est lui-même qui le disait...
(inachevé)
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...d'Arthur H est une chanson qui est arrivée pile poil, cet après-midi.
Surtout, cette partie :
" Va où tu veux
Je n't'attends pas
Les gens qui s'aiment
Se séparent souvent
Il faut du temps
Pour se retrouver
Prends soin de toi
Je suis toujours là
Le voyage est court
Va le plus loin
Le plus loin possible
C'est le destin du voyageur"
Surtout, cette partie :
" Va où tu veux
Je n't'attends pas
Les gens qui s'aiment
Se séparent souvent
Il faut du temps
Pour se retrouver
Prends soin de toi
Je suis toujours là
Le voyage est court
Va le plus loin
Le plus loin possible
C'est le destin du voyageur"
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Et si, je me disais l'autre jour après avoir entendu une programmation musicale appropriée, et si la femme des "yeux revolver" (Marc Lavoine) et la
"femme libérée" (Cookie Dinger) était une seule et même personne.
Je me rend compte, par delà l'incompréhension (dont Mavie a horreur!) que cette réflexion peut susciter que pour moi, me poser cette question-là, c'est comme une sorte de clivage qui tombe sur la séduction féminine.
Les "yeux revolver", je l'ai toujours raccrochée à une image de femme fatale.
"...elle a tiré la première.
Elle m'a touché, c'est foutu..."
J'imagine la femme aux yeux révolver avec un maquillage glamour : yeux smocky gris foncé, lèvres rouges. Troublante, destabilisante. Une belle femme élégante. Une séduction toute en sous-entendus, discrets rapports de force.
"... Elle se dessine sous des jupes fendues
Et je devine des histoires défendues
c'est comme ça..."
De l'autre côté, j'avais une tendresse particulière pour la "femme libérée" de Cookie Dinger.
"...Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c'est pas si facile..."
Non, c'est pas si facile. Etre plus indépendante, c'est pas être plus forte à la base alors, non, c'est pas si facile. La femme libérée, prise dans ses contradictions.
"...elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort,
même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effort..."
Belle, moche? Sais pas...Mais bien dans sa peau, souriante. Sûrement.
"...Au fond de son lit un macho s'endort
Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore
Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime"..."
Je me sens de cette veine-là. C'est sûrement pour ça, la tendresse envers les contradictions, fragilités des autres femmes libérées ou essayant de l'être...
Mais c'est sans oublier que la femme aux yeux révolver est un peu spéciale et célibataire.
Et que je crois savoir que nombre d'hommes craquent devant le portrait de la femme libérée.
J'avais une vision de la séduction féminine qui m'est apparu assez manichéenne. Et je crois que ma "découverte", c'est plutôt celle-là pour le coup. On peut projeter énormément sur les autres, se dire de celle-là qu'elle n'aura probablement aucun mal pour se trouver un homme. Penser qu'une autre est épanouie dans son indépendance, que les mecs, elle s'en balance. Mais ce serait passer outre les failles* qui apparaissent une fois le maquillage smocky enlevé. Une fois qu'on se retrouve face à soi, à ses manques, quelque soit sa façon d'être, de séduire.
"Tellement si femme quand elle mord..."
*C'est une image, je parle pas des rides :-)
Je me rend compte, par delà l'incompréhension (dont Mavie a horreur!) que cette réflexion peut susciter que pour moi, me poser cette question-là, c'est comme une sorte de clivage qui tombe sur la séduction féminine.
Les "yeux revolver", je l'ai toujours raccrochée à une image de femme fatale.
"...elle a tiré la première.
Elle m'a touché, c'est foutu..."
J'imagine la femme aux yeux révolver avec un maquillage glamour : yeux smocky gris foncé, lèvres rouges. Troublante, destabilisante. Une belle femme élégante. Une séduction toute en sous-entendus, discrets rapports de force.
"... Elle se dessine sous des jupes fendues
Et je devine des histoires défendues
c'est comme ça..."
De l'autre côté, j'avais une tendresse particulière pour la "femme libérée" de Cookie Dinger.
"...Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c'est pas si facile..."
Non, c'est pas si facile. Etre plus indépendante, c'est pas être plus forte à la base alors, non, c'est pas si facile. La femme libérée, prise dans ses contradictions.
"...elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort,
même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effort..."
Belle, moche? Sais pas...Mais bien dans sa peau, souriante. Sûrement.
"...Au fond de son lit un macho s'endort
Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore
Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime"..."
Je me sens de cette veine-là. C'est sûrement pour ça, la tendresse envers les contradictions, fragilités des autres femmes libérées ou essayant de l'être...
Mais c'est sans oublier que la femme aux yeux révolver est un peu spéciale et célibataire.
Et que je crois savoir que nombre d'hommes craquent devant le portrait de la femme libérée.
J'avais une vision de la séduction féminine qui m'est apparu assez manichéenne. Et je crois que ma "découverte", c'est plutôt celle-là pour le coup. On peut projeter énormément sur les autres, se dire de celle-là qu'elle n'aura probablement aucun mal pour se trouver un homme. Penser qu'une autre est épanouie dans son indépendance, que les mecs, elle s'en balance. Mais ce serait passer outre les failles* qui apparaissent une fois le maquillage smocky enlevé. Une fois qu'on se retrouve face à soi, à ses manques, quelque soit sa façon d'être, de séduire.
"Tellement si femme quand elle mord..."
*C'est une image, je parle pas des rides :-)
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Edit J+6 :
Et quelques temps après, pleurer
Finir devant une série télé
S'interroger encore,
Se souvenir toujours
Mais prendre de la distance.
S'être pris un coup de pied au c..
Mais rebondir
Plus loin.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Douter
Mais se lancer
Etre remise en cause
Mais répondre
De ce qu'on est, de ce qu'on a
Entendre
Mais dire
Ses difficultés, ses errements
Questionner
Et avancer
Etre déçue de décevoir
Sortir enfin
Destabilisée
...
Mais se sentir forte
A gravir des montagnes
S'interroger toujours
Se souvenir encore
Partir
Mais sourire.
Mais se lancer
Etre remise en cause
Mais répondre
De ce qu'on est, de ce qu'on a
Entendre
Mais dire
Ses difficultés, ses errements
Questionner
Et avancer
Etre déçue de décevoir
Sortir enfin
Destabilisée
...
Mais se sentir forte
A gravir des montagnes
S'interroger toujours
Se souvenir encore
Partir
Mais sourire.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne


