Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
C'était pas gagné...C'est le moins que l'on puisse dire.
Pourtant c'était bien le jour, le bon jour, le meilleur moment pour...So I did it.
ffffzzzzzzzzzzz(rembobinage)
*Et même qu'il a plu juste le temps où j'étais à l'intérieur...C'est pas un signe, ça??
Pourtant c'était bien le jour, le bon jour, le meilleur moment pour...So I did it.
ffffzzzzzzzzzzz(rembobinage)
Jamais je n'aurais pensé pouvoir dire "Merci", de façon sincère, en sortant d'un salon de coiffure. Pour celles et ceux qui
auraient du mal à comprendre, je recommande l'écoute de la chanson de Lynda Lemay, "Epoustouflante".
Pour tout vous dire, j'ai les cheveux bouclés et généralement, les coiffeuses (j'ai rarement eu des coiffeurs) se font un plaisir de me rajouter du volume (des fois qu'il en manquerait) et
d'accentuer la frisure plutôt que les boucles...Look très spécial garanti. Toujours l'impression d'être repérable à 100m quand je sors de là...
Alors, je relativise, il y a plus grave comme problème sur Terre. Mais c'est juste que quand, malgré mes demandes de coiffage, je sors du salon, généralement, je dis "merci beaucoup, bonsoir" (comme Lynda), je file à la première intersection vers une autre rue et là, je sors mon élastique pour me les attacher, jusqu'à ce que je rattrape ça à la maison.Rien de grave, juste, une petite boule à l'estomac à chaque fois que je passe la porte d'un salon (aussi peu souvent que je le peux, je l'assure). Parce qu'à côté de ça, les coupes maison, c'est quand même pas pareil. Et puis, c'est plus fort que moi : il y a des moments où je me mets à faire des fixations sur les coupes de cheveux des autres et là, je me sens malheureuse...même si un copain me dit qu'il aime bien ma coiffure sauvage...(ça doit être un peu son fantasme en fait, donc ça ne compte pas...)
Alors, pour cette fois, j'ai choisi le jour, le bon jour. Pour ça, c'est simple : j'avais lu dans un magazine des conseils très précis rapport à la position de la lune et tout. Donc, non seulement, je me couperais les cheveux ce jour-là mais en plus, ils repousseraient plus vite! Et toc! En voilà un bon argument pour m'encourager! Non seulement, j'ai choisi le bon jour, rapport à la lune, mais en plus un créneau horaire s'est magnifiquement libéré pour que je puisse m'y rendre. Et, cerise sur le gâteau fleur sur le chapeau, c'était une journée de formation donc c'était beaucoup moins cher que d'habitude! Il y a des signes, quand même...*
Me voilà, le bon jour, le bon moment, dans le salon à expliquer aux coiffeuses ce que je voulais et surtout que, ce que je voulais tenter de changer, c'était de finir par un brushing. Des cheveux raides temporaires. Quelques jours dans la peau d'une autre. Tout en restant moi. Peut-être. Un peu pour changer. Un peu pour voir. Et effacer tout quelques jours plus tard et me retrouver. Peut-être.
Donc acte.
A la manière de mon héroïne imaginaire, je me suis sentie pimpante à la sortie du salon. J'ai remercié la coiffeuse et lui ai remise une médaille du mérite pour sa patience. Le résultat était juste bluffant. Je suis sortie le soir même et plusieurs connaissances m'ont demandé quelle était en fait ma vraie nature de cheveux: raide, frisée? Qui de l'oeuf, de la poule? Changement de regard : la "sauvageonne" serait-elle fatice?
Bref, pour quelques jours, je suis devenue raide. Pour quelques jours, je suis restée moi et pas tout à fait pourtant.
Quand je voyage à l'étranger, j'ai parfois l'impression de me rapprocher un peu mieux de ma culture, d'en comprendre mieux les spécificités, regarder différemment ce qui me paraissait jusque là des évidences.
Et si, changer de tête, c'était moins fuir mon image que de la re-découvrir? Si, en tentant de changer, j'avais plutôt essayer d'interroger ma vrai nature?
(To be continued)
Alors, je relativise, il y a plus grave comme problème sur Terre. Mais c'est juste que quand, malgré mes demandes de coiffage, je sors du salon, généralement, je dis "merci beaucoup, bonsoir" (comme Lynda), je file à la première intersection vers une autre rue et là, je sors mon élastique pour me les attacher, jusqu'à ce que je rattrape ça à la maison.Rien de grave, juste, une petite boule à l'estomac à chaque fois que je passe la porte d'un salon (aussi peu souvent que je le peux, je l'assure). Parce qu'à côté de ça, les coupes maison, c'est quand même pas pareil. Et puis, c'est plus fort que moi : il y a des moments où je me mets à faire des fixations sur les coupes de cheveux des autres et là, je me sens malheureuse...même si un copain me dit qu'il aime bien ma coiffure sauvage...(ça doit être un peu son fantasme en fait, donc ça ne compte pas...)
Alors, pour cette fois, j'ai choisi le jour, le bon jour. Pour ça, c'est simple : j'avais lu dans un magazine des conseils très précis rapport à la position de la lune et tout. Donc, non seulement, je me couperais les cheveux ce jour-là mais en plus, ils repousseraient plus vite! Et toc! En voilà un bon argument pour m'encourager! Non seulement, j'ai choisi le bon jour, rapport à la lune, mais en plus un créneau horaire s'est magnifiquement libéré pour que je puisse m'y rendre. Et, cerise sur le gâteau fleur sur le chapeau, c'était une journée de formation donc c'était beaucoup moins cher que d'habitude! Il y a des signes, quand même...*
Me voilà, le bon jour, le bon moment, dans le salon à expliquer aux coiffeuses ce que je voulais et surtout que, ce que je voulais tenter de changer, c'était de finir par un brushing. Des cheveux raides temporaires. Quelques jours dans la peau d'une autre. Tout en restant moi. Peut-être. Un peu pour changer. Un peu pour voir. Et effacer tout quelques jours plus tard et me retrouver. Peut-être.
Donc acte.
A la manière de mon héroïne imaginaire, je me suis sentie pimpante à la sortie du salon. J'ai remercié la coiffeuse et lui ai remise une médaille du mérite pour sa patience. Le résultat était juste bluffant. Je suis sortie le soir même et plusieurs connaissances m'ont demandé quelle était en fait ma vraie nature de cheveux: raide, frisée? Qui de l'oeuf, de la poule? Changement de regard : la "sauvageonne" serait-elle fatice?
Bref, pour quelques jours, je suis devenue raide. Pour quelques jours, je suis restée moi et pas tout à fait pourtant.
Quand je voyage à l'étranger, j'ai parfois l'impression de me rapprocher un peu mieux de ma culture, d'en comprendre mieux les spécificités, regarder différemment ce qui me paraissait jusque là des évidences.
Et si, changer de tête, c'était moins fuir mon image que de la re-découvrir? Si, en tentant de changer, j'avais plutôt essayer d'interroger ma vrai nature?
(To be continued)
*Et même qu'il a plu juste le temps où j'étais à l'intérieur...C'est pas un signe, ça??
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne


