Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
...ou appeler une ancienne amie pour voir si tout se passe bien pour
elle.
J'ai eu ce genre d'idée hier après avoir appris qu'elle allait enfin acheter une maison avec son compagnon...sauf que dans le même temps, j'entendais les inquiétudes d'autres copains concernant son compagnon. Ainsi, je n'étais pas la seule à avoir entendu les petites humiliations qu'il lui assène de façon régulière en public. Là, on peut pas dire qu'elle non plus ne sache pas. Elle en rigole elle-même mais peut-on en rire sincèrement? Il semble qu'elle mette beaucoup d'eau dans son vin, qu'elle prenne beaucoup sur elle pour que son couple perdure. Et jusque là je me disais que c'était peut-être ça le secret de la durée...quand ça vient des deux personnes. Et peut-être que ça venait des deux personnes après tout, je les fréquentais peu.
J'ai pris de la distance il y a un certain temps avec elle mais nous nous revoyons avec d'autres copains communs. Je me suis promise de ne plus prendre part à ses confidences puisque c'est là une des raisons de notre "rupture" amicale.
Mais là, hier, j'avoue que...j'y ai pensé.
Je sais aussi que l'achat de la maison dessine le projet d'un enfant, de plusieurs et de la vie idéalisée qu'elle essaie de construire, quitte à avaler des couleuvres. C'est une question de choix. Mais là encore, il semblerait que ce soit un peu plus son choix que l'envie du "futur papa"...
Je crois que je ne l'appelerais pas car je n'ai aucune information qu'elle n'ignore, elle feint juste de ne pas les voir. Et je suis franchement mal placée pour le faire. Mais je me dis que je lui offrirais une oreille attentive et disponible au besoin. Malgré nos prises de tête, les déceptions, la colère que j'ai pu avoir contre elle, ça me fait quelque chose (et j'en suis surprise) de la voir dans cette situation. Je me rends compte que les copains autour ne bougeront pas même si la situation leur crève le coeur. Je crois juste que, paradoxalement, il la connaisse moins bien que je ne la connais au fond. Je relis cette phrase et je me dis que je me donne sûrement plus d'importance que j'en ai. Elle donne beaucoup le change ces derniers temps. Elle parle beaucoup d'elle, raconte sa vie facilement mais j'ai parfois moi du mal à la reconnaître dans ce qu'elle dit. Peut-être a-t-elle changé, réellement, peut-être l'ai-je peu connue...
La question de mon ingérence dans la vie des autres me questionne depuis quelques temps mais aujourd'hui, il ne s'agit plus de morale mais de choix personnels. Ces mêmes choix qu'elle m'avait aidé à faire alors que nous étions amies dans une situation similaire et que les copains à qui ça crevait peut-être aussi le coeur, se taisaient. C'est peut-être là d'où vient mon malaise finalement...
J'ai eu ce genre d'idée hier après avoir appris qu'elle allait enfin acheter une maison avec son compagnon...sauf que dans le même temps, j'entendais les inquiétudes d'autres copains concernant son compagnon. Ainsi, je n'étais pas la seule à avoir entendu les petites humiliations qu'il lui assène de façon régulière en public. Là, on peut pas dire qu'elle non plus ne sache pas. Elle en rigole elle-même mais peut-on en rire sincèrement? Il semble qu'elle mette beaucoup d'eau dans son vin, qu'elle prenne beaucoup sur elle pour que son couple perdure. Et jusque là je me disais que c'était peut-être ça le secret de la durée...quand ça vient des deux personnes. Et peut-être que ça venait des deux personnes après tout, je les fréquentais peu.
J'ai pris de la distance il y a un certain temps avec elle mais nous nous revoyons avec d'autres copains communs. Je me suis promise de ne plus prendre part à ses confidences puisque c'est là une des raisons de notre "rupture" amicale.
Mais là, hier, j'avoue que...j'y ai pensé.
Je sais aussi que l'achat de la maison dessine le projet d'un enfant, de plusieurs et de la vie idéalisée qu'elle essaie de construire, quitte à avaler des couleuvres. C'est une question de choix. Mais là encore, il semblerait que ce soit un peu plus son choix que l'envie du "futur papa"...
Je crois que je ne l'appelerais pas car je n'ai aucune information qu'elle n'ignore, elle feint juste de ne pas les voir. Et je suis franchement mal placée pour le faire. Mais je me dis que je lui offrirais une oreille attentive et disponible au besoin. Malgré nos prises de tête, les déceptions, la colère que j'ai pu avoir contre elle, ça me fait quelque chose (et j'en suis surprise) de la voir dans cette situation. Je me rends compte que les copains autour ne bougeront pas même si la situation leur crève le coeur. Je crois juste que, paradoxalement, il la connaisse moins bien que je ne la connais au fond. Je relis cette phrase et je me dis que je me donne sûrement plus d'importance que j'en ai. Elle donne beaucoup le change ces derniers temps. Elle parle beaucoup d'elle, raconte sa vie facilement mais j'ai parfois moi du mal à la reconnaître dans ce qu'elle dit. Peut-être a-t-elle changé, réellement, peut-être l'ai-je peu connue...
La question de mon ingérence dans la vie des autres me questionne depuis quelques temps mais aujourd'hui, il ne s'agit plus de morale mais de choix personnels. Ces mêmes choix qu'elle m'avait aidé à faire alors que nous étions amies dans une situation similaire et que les copains à qui ça crevait peut-être aussi le coeur, se taisaient. C'est peut-être là d'où vient mon malaise finalement...
Commentaires
Ca leur crève le coeur, ca te fait mal aussi. Mais pourquoi personne ne lui balance ses quatre vérités ? Pourquoi personne ne cherche à lui "ouvrir les yeux" ?
Si c'est comme les cas que j'ai pu croiser en chemin, elle n'écoutera pas, ou elle dira un "oui", peut être en sera t elle même convaincue, et puis elle prendra le conseil, l'avertissement, le pliera, le rangera dans un tiroir au fond de sa tête comme un vilain souvenir dont on ne veut pas se rappeler.
Parce que si elle est comme les personnes que j'ai rencontrées, toute la Terre aura beau lui dire la même chose, si elle pense qu'elle peut atteindre son petit bout de bonheur de cette façon, elle continuera sur sa lancée, la prise de conscience ne peut venir que de soi. C'est humain.
Mais dans ces cas là, si on se tait, si on ne dit rien, c'est que l'on abandonne, parce que c'est épuisant de répéter les mêmes choses. C'est une raison égoiste. on pense à soi avant de penser à l'autre.
Mais si on déballe ce que l'on a sur le coeur, si l'on essaie de faire prendre conscience, d'avertir, on joue à la justice bien pensante descendue de son socle, on se rend important, on pense à l'autre, mais l'on passe pour égoïste, et peut être l'est on un peu aussi.
Il n'y a aucune bonne solution. En tout cas, si c'est le genre de situation que je crois. Si ça se trouve, j'analyse très mal.
Si c'est comme les cas que j'ai pu croiser en chemin, elle n'écoutera pas, ou elle dira un "oui", peut être en sera t elle même convaincue, et puis elle prendra le conseil, l'avertissement, le pliera, le rangera dans un tiroir au fond de sa tête comme un vilain souvenir dont on ne veut pas se rappeler.
Parce que si elle est comme les personnes que j'ai rencontrées, toute la Terre aura beau lui dire la même chose, si elle pense qu'elle peut atteindre son petit bout de bonheur de cette façon, elle continuera sur sa lancée, la prise de conscience ne peut venir que de soi. C'est humain.
Mais dans ces cas là, si on se tait, si on ne dit rien, c'est que l'on abandonne, parce que c'est épuisant de répéter les mêmes choses. C'est une raison égoiste. on pense à soi avant de penser à l'autre.
Mais si on déballe ce que l'on a sur le coeur, si l'on essaie de faire prendre conscience, d'avertir, on joue à la justice bien pensante descendue de son socle, on se rend important, on pense à l'autre, mais l'on passe pour égoïste, et peut être l'est on un peu aussi.
Il n'y a aucune bonne solution. En tout cas, si c'est le genre de situation que je crois. Si ça se trouve, j'analyse très mal.
commentaire n° : 2
posté par :
Alexandre
(site web)
le: 24/04/2008 01:06:50
Désolée de la réponse tardive mais je voulais prendre le temps pour l'écrire.
Il me semble que tu as bien saisi la situation et l'enjeu qu'il y a de ma place, concernant un confort personnel, une forme d'égoïsme à agir ou pas...
Comme je le dis dans le billet, je n'ai rien de particulier à apprendre à cette copine. Juste m'étonner de ce qu'elle est prête à faire pour une situation qui nous parait de l'extérieur pas forcément bien partie...mais ce ne sont que des points de vue extérieurs. Et des choix étranges et étrangers à ce que je connais d'elle, elle en a fait plein depuis quelques temps donc...
Je reste incertaine de ma position par la suite. Aujourd'hui, je me dis que je peux essayer de tendre des perches mais je ne suis pas à l'aise pour lui "ouvrir les yeux" donc je m'abstiendrai pour l'instant.
Il me semble que tu as bien saisi la situation et l'enjeu qu'il y a de ma place, concernant un confort personnel, une forme d'égoïsme à agir ou pas...
Comme je le dis dans le billet, je n'ai rien de particulier à apprendre à cette copine. Juste m'étonner de ce qu'elle est prête à faire pour une situation qui nous parait de l'extérieur pas forcément bien partie...mais ce ne sont que des points de vue extérieurs. Et des choix étranges et étrangers à ce que je connais d'elle, elle en a fait plein depuis quelques temps donc...
Je reste incertaine de ma position par la suite. Aujourd'hui, je me dis que je peux essayer de tendre des perches mais je ne suis pas à l'aise pour lui "ouvrir les yeux" donc je m'abstiendrai pour l'instant.
réponse de : Mavie (site web)
le: 26/04/2008 20:41:25
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Merci pour ta réaction. En fait, la situation s'est encore compliquée depuis. Mon oreille disponible a été négligée et je crois que je perds un peu mon latin entre apparences et réalité...Quand à
être une des personnes devant lesquelles on ne peut tricher, ça fait un moment que je ne tiens pas ce rôle. Mais effectievement, il n'y a peut-être pas grand chose à perdre, en prenant des
pincettes...