Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Une question que je me suis longtemps posée est celle de savoir si l'on peut être coupable de laisser des amis ou des proches se faire du mal par leurs choix. Ados,
j'ai pu être du genre moralisatrice; oh, j'en étais pas fière...je me demandais même de quel droit, moi qui ne réussissait pas en grand chose je me permettais de condamner d'autres... Alors, au
nom du libre arbitre et du droit de commettre des erreurs, j'ai pris du recul. J'ai décidé de ne plus m'élever en gardienne de ma morale (car c'était bien ma morale, mes valeurs) et je me
suis de plus en plus tue. Ecoute bienveillante. ça ne m'a pas forcément satisfaite non plus : sentiment de culpabilité, de complicité devant le pire...
Alors, (je résume, je vais vite, en vrai ça a pris des années!), je suis dit que ça valait le coup que je m'autorise à dire quand les choses me faisaient du mal à titre personnel. ça m'est peu arrivée mais quand ça a été le cas, j'ai pu le dire tranquillement, c'était déjà pas mal...
Je repense à ça car ces derniers jours, je me suis faite ces réflexions en silence, à propos de deux amies.
L'une, avec laquelle j'étais invitée à une soirée, avait proposé à son copain de la rejoindre...Ce qu'il n'a pas fait. Et je l'ai vue complètement prise dans un tourment et un échange de textos et de coups de fil éffrènés, jusqu'à ce que, finalement, elle rentre chez elle plus tôt que prévu.
L'autre, après une année à avoir essayé de prendre de la distance avec ses copains, ses habitudes de vie, et son boulot qu'elle jugeait non satisfaisant et épanouissant est en train de "replonger" dans les trois, simultanément.
Passée par ce genre de dillemme, de prises de tête, je les plains. Et en même temps, j'arrive à accepter de ne pas m'immiscer dans leurs choix. C'est de l'expérience qu'on apprend. Et il faut parfois du temps pour s'écouter et pour s'entendre. ça ne dépend pas que de ce que j'ai envie de dire mais aussi de ce qu'elles paraissent pouvoir entendre actuellement.
J'ai pas répondu totalement à ma question, j'ai une pointe de culpabilité, que faire?
Alors, (je résume, je vais vite, en vrai ça a pris des années!), je suis dit que ça valait le coup que je m'autorise à dire quand les choses me faisaient du mal à titre personnel. ça m'est peu arrivée mais quand ça a été le cas, j'ai pu le dire tranquillement, c'était déjà pas mal...
Je repense à ça car ces derniers jours, je me suis faite ces réflexions en silence, à propos de deux amies.
L'une, avec laquelle j'étais invitée à une soirée, avait proposé à son copain de la rejoindre...Ce qu'il n'a pas fait. Et je l'ai vue complètement prise dans un tourment et un échange de textos et de coups de fil éffrènés, jusqu'à ce que, finalement, elle rentre chez elle plus tôt que prévu.
L'autre, après une année à avoir essayé de prendre de la distance avec ses copains, ses habitudes de vie, et son boulot qu'elle jugeait non satisfaisant et épanouissant est en train de "replonger" dans les trois, simultanément.
Passée par ce genre de dillemme, de prises de tête, je les plains. Et en même temps, j'arrive à accepter de ne pas m'immiscer dans leurs choix. C'est de l'expérience qu'on apprend. Et il faut parfois du temps pour s'écouter et pour s'entendre. ça ne dépend pas que de ce que j'ai envie de dire mais aussi de ce qu'elles paraissent pouvoir entendre actuellement.
J'ai pas répondu totalement à ma question, j'ai une pointe de culpabilité, que faire?
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne


