Dimanche 9 janvier 2011
7
09
/01
/Jan
/2011
21:18
Santé,
Sérénité,
Découvertes,
Joies,
Plaisirs,
Douceurs
Voilà les voeux que j'adresse à ceux qui passeront par ici. Des voeux cocons, des voeux chaleureux comme je me
représente ce que j'aimerais vivre cette année.
De bonnes nouvelles ont conclu 2010 et je suis sur les rails de nouvelles aventures professionnelles et
sentimentales. Epuisée par les mois qui ont précédé avec leur lot de chômage, d'économies, de refus, de mauvaises nouvelles et de presque renoncements, j'espère repartir pour une période plus
sereine en ce début d'année.
Plusieurs fois j'ai eu envie d'écrire davantage ici pour témoigner de la violence de ce que j'observais dans ce
qui est ma foi devenu banal: la recherche d'un emploi. Je ne laisse pas complètement de côté cette idée même si je me suis rendue compte il y a quelques mois que raconter ravivait encore
davantage ce que je vivais. Ce n'était peut-être pas le bon moment.
2010 a été une année étrange avec un rythme très lent au premier semestre: des attentes, démarches, graines que je
disais semer. Je ne récoltais rien et étais trop occuper à semer pour profiter du présent et faire autre chose, quelque chose de plus épanouissant, de plus valorisant. Les récoltes, j'ai du me
les chercher et les chercher encore. Je ne sais toujours pas pourquoi ma terre est restée aussi longtemps stérile.
2010 a été l'année des engagements. Pour moi, c'est énorme et j'ai avancé dans ces engagements avec envie, espoir
et en sachant qu'ils correspondaient finalement assez bien à celle que j'étais devenue.
2010 a été l'année où j'ai essayé de ne plus avoir peur du lendemain et bien qu'angoissée facilement par des
évènements à venir, j'ai peu à peu réussi à apprendre à me contrôler, à me faire plaisir aujourd'hui et à faire face à ce qui se présentait quand cela se présentait.
2010 a été l'année où j'ai essayé d'accorder mes idées et mes actes et où j'ai commencé à acheter plus local et
plus sain (bio ou pas). Je craignais ne pas gagner assez, ne pas arriver à tenir sur la durée et aujourd'hui je sais que je ne pourrais faire marche arrière. Ca fait trop longtemps que je crois à
ces valeurs. J'ai découvert que le bio me rebutait par son côté individualiste, du type je mange sain pour pas avoir de maladies alors que pour moi le bio ce serait une forme de solidarité avec
des personnes engagées dans le respect de l'environnement et soutenant des valeurs moins productivistes. Ma réflexion continue à ce sujet mais d'être au clair m'aide dans mes choix. Je me sens
bien et j'ai l'impression d'être rassasiée plus rapidement, moins de quantité mais plus de qualité et d'humanité.
2010 a été l'année où j'aurais pu flancher en fin d'année, desespérée de ne plus voir ma valeur reconnu par le
monde du travail, la douleur de devoir l'expliquer, la fatigue de toujours prouver. Mais elle a été l'année où j'ai décidé de ne pas chuter et de continuer.
Je commence 2011 avec un boulot à mi-temps et un amoureux en passe de me rejoindre.
Que 2011 soit douce!
Pourquoi avoir appelé ce billet "la clef"?Pärce que dans mon boulot, on m'a donné une clef. Et j'aurais pu en
pleurer tellement je le prenais pour une marque de confiance!