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Une vie rêvée?

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Une vie rêvée?

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

Mardi 25 mars 2008
C'est un film de Cédric Klapisch.
C'est un film avec Romain Duris.
Moi, ce sont deux éléments qui me font entendre une petite voix insistante, celle qui me dit "vas-y, fonce le voir! Au fait, il passe quand? Mercredi prochain? Mais ils sont fous ou quoi, fallait pas l'annoncer aussi tôt alors! Non mais!".
Ou quelque chose de ce genre-là.
Cédric K et Romain D, je me souviens encore de cet après-midi où, avec une copine, nous étions allées dans un cinéma près de l'Opéra, à Paris, pour voir "le péril jeune". La claque! Et la découverte de Romain D, accessoirement.
Ajoutons que Paris, comme son nom l'indique se passe à Paris, ville que je re-découvre à chacun de mes passages.
Et puis aussi Juliette Binoche: "Bleu", Kieszlowsky, Venise, peinture...
Et puis Fabrice Luchini : Fabrice Luchini...

J'en avais entendu dire pas forcément du bien. On parlait d'homme malade, de déprimes perso, de personnages qui se croisent...
Certes, c'est pas forcément un film où on rit pas à chaque minute mais c'est pas très grave. J'ai trouvé les personnages plutôt intéressants, leurs interrelations nous les font découvrir petit à petit dans leur complexité, leurs doutes, leurs richesses. Il y a des fils qui se déroulent dans leurs vies pas si parallèles. Des surprises, des déceptions...

Un moment qui m'a beaucoup fait rire (même si ce n'était pas forcément le cas dans la salle), c'est l'animation de la maquette d'architecte, le monde parfait qu'on y découvre.
Un épisode qui m'a fait réfléchir sur la conception du travail (à Paris?), c'est les réactions de collègues du personnage de Juliette Binoche quand elle demande un temps partiel : on lui demande si elle se prend pour Marie-Antoinette...??

Bref. Moi, "Paris", ça m'a plu. C'est évidemment subjectif. Parce qu'à la base, j'aime beaucoup ce réalisateur. J'aime beaucoup aussi Romain Duris les acteurs qui sont à l'affiche de ce film. Mais au-delà de ça, je repense encore de temps en temps sur des détails à ces personnages croisés par là, à cette maquette d'architecte, à l'idée de ce qui est parfait et pour qui, à ces lieux, à cet homme qui retrouve l'original d'une carte postale envoyée...
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Jeudi 13 mars 2008
Je suis allée voir ce film parce que beaucoup de personnes me disaient que c'était bien et aussi pour des raisons personnelles que j'expliquerais dans un autre billet.
Et j'ai vraiment beaucoup aimé. A entendre les rires de la salle, les applaudissements  à la fin et à voir les taux de remplissage du ciné  pour ces séances, je ne suis pas la seule.
Alors oui, il y a des ressorts un peu faciles dans le scénario : une mutation forcée à l'autre bout de la France, une opposition Nord-Sud (Chaud contre Froid), du folklore rigolo (la tartine de maroual dans le café-chicorée)...
Mais il en ressort un film plutôt chaleureux, des personnages sympathiques qui se prêtent aux clichés tout en assumant leur attachement à leur région.
"Bienvenue chez les ch'tis" c'est une comédie que je trouve assez juste car elle ne tombe pas dans les moqueries faciles, elle ose la VO(!) et offre une vision de ces moments inattendus, de ces rencontres ou opportunités qui pourraient être subies et finalement, nous enrichissent.
Ca ne m'étonne pas vraiment que le film ait eu un succès dans le Nord. C'est un de ces films où s'étalent clichés et détails fokloriques mais qui sont complètement assumés. Genre "ben oui, c'est vraiment comme ça chez  nous et c'est bien". Un droit à la différence, à en rire, à s'en foutre ou à en profiter. Finalement.
Et puis, de vrais gags. Plein. De bons acteurs aussi.
Nan, franchement, c'est vraiment bien!

Lundi 4 février 2008
...Un regard doux, enfantin.
Des cheveux en pagaille.
Un secret, des regrets, des copains, une petite amie sexy.
Un ado paumé à Portland.
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Si j'ai beaucoup aimé Paranoïd park, c'est sans doute car il m'a rappelé un autre film, celui par lequel j'ai connu Gus Van Sant (le réalisateur) à savoir "My own private Idaho" avec le très-beau-et-très-peu-connu-à-l'époque Keanu Reeves.Et le non-moins-beau-et-mort-très-peu-de-temps-après, River Phoenix. C'était une époque où j'étais ado et où je me plaisais à dire que mon film préféré était cet objet obscure, esthétique et si particulier. Road movie d'un paumé, rencontres improbables dans une Amérique inconnue. Un film américain indépendant disait-on alors.
Dans Paranoïd Park, on se trouve emporté dans les pas ou dans le sillage du skate d'Alex,  dont les souvenirs, dans le désordre nous amènent à voir les éléments qui se succèdent d'un autre oeil.
La musique accompagne ses émotions.  Non qu'il soit inexpressif. Mais il parle peu ou peut être pas quand et à qui on le pense.
Il y a une scène au milieu  dans laquelle tous les skaters du lycée sont convoqués et franchement ça fait longtemps que j'avais pas vu une scène aussi impresionnante. Je crois qu'on parle de travelling arrière. En temps réel, l'armée s'agrandit. Les grands, les petits. Les qui glissent, les qui marchent.
Et Alex au milieu. En retrait.
Seul, en famille, avec ses copains, des inconnus. On erre avec lui. On  le soutient. On le plaint.
Je pense soudain à mon cousin. Je me dis qu'il lui ressemble beaucoup. Qu'il faudrait que  je lui parle de ce film.
Et que je l'écoute davantage.
Quand il parle.( c'est pas souvent)

Mercredi 23 janvier 2008
...c'est  vraiment un super film!
J'en avais lu ici ou là que c'était plein d'humour...Entendu par ci par là que c'était surprenant...
Et c'est vrai!
La fanfare des cérémonies de la police d'Alexandrie débarquent dans un aéroport en Israël, pour un concert organisé par le centre culturel arabe d'une petite ville. Costumes impeccables, instruments bien  protégés.
Or, point de comité d'accueil, point  de repères. On doit se débrouiller seul, comme toujours.

Dès lors, on les suit dans leur épopée, là où le destin les conduira, bien plus loin que leur but initial.
C'est donc un film plein d'humanité, à taille humaine qui en résulte.
D'un non-évènement assumé, l'arrivée de la fanfare,  à la différence culturelle frappante dès le début entre ces policiers et les "civils" israeliens, c'est tout un tas de micro-évènements, relations amicales, cordiales, et autres étrangetés qui nous attendent. Non, ce n'est pas tant la différence entre eux qui est exploitée mais plutôt, j'ai l'impression, leurs similarités, leurs façons de pouvoir communiquer en anglais imparfait ou par la musique.
De belles rencontres, de beaux moments. Drôles parfois, émouvants souvent. Et vice versa.
Pas de morale à cette histoire. Ou celle que chacun y trouvera.
Juste de beaux personnages esquissés.
Et de la musique.



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Dimanche 20 janvier 2008
J'ai regardé le dernier épisode de la dernière saison, la cinquième, il y a quelques jours seulement.
Ca m'a laissée songeuse...et apaisée.
Non! parce que depuis ma période Friends, je me suis mise à suivre les pas de la famille Fisher, avec beaucoup d'attention, de tendresse pour les personnages. J'ai pris l'habitude de voir le mort du début de l'épisode. J'essayais inconsciemment de deviner comment il passerait l'arme à gauche. Quand "son nom et ses dates" apparaissaient telle une pierre tombale, eh ben, je calculais l'âge qu'il ou elle avait au moment de mourir.
Quoi, je suis la seule à le faire?!
Bref.
Les Fisher...Quelle famille! Ce qui me plaisait bien au début, c'était le personnage de Claire, la rebelle. Puis, peu à peu la fragile, la décidée, la peureuse...Ce qui m'a plu c'est de voir tous ses personnages évoluaient dans leurs doutes, leurs attitudes, leurs destinées. De façon très sensible. Nath, le séducteur, le sociable qui se sent tellement seul parfois. David, le coincé de départ, qui se révèle aussi un pilier de la série au fil du temps.
Le personnage de Ruth m'a toujours un peu gêné. J'ai tendance à trouver ses pétages de plomb un peu trop systématiques mais toutefois attachante finalement.
Six feet under, ça a changé mon rapport, peut-être à la mort mais aux enterrements, sûrement. Il ya eu un avant et un après. Ca m'a permis un peu de désacraliser tout le rituel, de le rendre plus...humain?Quelque chose comme ça, en tout cas.
Le dernier épisode, je l'appréhendais vraiment. Je me sentais pas de les quitter. J'avais peur qu'ils meurent tous d'un coup je crois. Alors comme je le disais, j'en suis sortie apaisée.
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"Everything ends", qu'ils disent. Tout a une fin . Et la vie continue.


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