Mavie aime

  • Prendre les ronds points à vélo
  • Mettre France Inter en fond sonore
  • Boire du vin chaud dans la rue
  • Manger devant l'ordinateur
  • "Et on tuera tous les affreux" de Sullivan (Boris Vian)
  • Choisir
  • Boire une théière entière

Une vie rêvée?

Cliquez ici pour recommander ce blog

Suivre Mavie?

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Une vie rêvée?

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

Mercredi 2 avril 2008
Lundi :
Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef.
La légende de la photo ne m'apprend pas grand chose si ce n'est qu'il a maigri et qu'il manifestait samedi dernier contre les ogm à Toulouse...Bon, c'est déjà une piste...Je n'arrive plus à me souvenir de son nom de famille...

Mardi:
Vous savez pas la dernière ? Il parait que j'ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Et comme ma concierge, elle, elle le sait, j'ai eu droit ce matin à un interrogatoire en règle : perdus de vue? mais comment? et pourquoi? Ah bon? Comme ça?!

Mercredi:
Maintenant que l'affaire est mediatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l'affaire, je me sens plus libre d'en parler. (quoi? ma concierge n'a pas encore mis tout ça en ligne??)

Certains soirs, pour faire mon intéressante, il m'est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d'alcoolémie. Il s'agissait de l'extrait suivant : « C'est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C'est de vivre au jour le jour / Le temps c'est de l'amour ». Et un jour, où c'était le cas, il est venu me voir lors de ma descente de table pour me dire que lui aussi il avait un temps chanté cette chanson dans à peu près la même mise en scène...C'est des détails qui rapprochent. Pendant des mois, on a été tous : amis, amants, confidents,profs de chant. On avait même commencé à développer notre répertoire de duos sur table.
Et puis, un jour il y a eu cette fille qui lui a fait de l'oeil et de fil en aiguille, on s'est moins vu. Et petit à petit, plus rien...

Jeudi:
Hier, j'étais au tel avec B. Elle en était bouche bée...et moi aussi. Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas…Non, je ne vous parlerais pas de Xave et de son festival de air guitar avec brosse à dents (Croisez le doigts pour lui le 6 avril entre 12 et 13h!)...C'est juste la voisine de palier, la nouvelle. C'est une adepte de trash TV! Enfin, pour nous, c'est trash : réality show, télé-réalité, émission vulgaires pas drôles et j'en passe. Les murs, chez B., c'est du papier de cigarette, on entend tout  et surtout de la salle de bains. Du coup, elle met sa brosse à dents électriques en continu...comme si on entendait moins comme ça! Bref, nimporte quoi!
Mais revenons-en à nos moutons : B. l'autre jour, elle prenait un bain et elle a cru entendre à travers le bruit de brosse sa voix. Elle pense que c'était à "ça se parle".Une nouvelle piste ! il faut que j'en parle à ma soeur...

Vendredi:
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement. La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...D'un côté, la télé, de l'autre la vie...Ma soeur, elle est restée de l'autre côté. Alors bien sûr, elle avait vu "ça se parle" sur l'alcool  ruiné ma vie. Et elle avait entendu son témoignage plein de pudeur d'une vie réduite à néant...Et alors? Rien! il n'était pas sous son vrai nom et pas trop d'infos qui nous soient apparues importantes.  Par contre, elle m'a parlé en long et large d'une autre invitée à l'émission qui avait été jusqu'à envoyer des lettres enflammées et des sex toys à...Bref! j'ose même pas vous le dire, tellement, c'est incompréhensible, un geste desespéré, vraiment!

Samedi:
Recherches sur internet infructueuses...Pas de trace d'autres infos qui concerneraient sa ville de résidence, son boulot. Par contre, l'autre invitée semble aller mieux depuis l'émission dixit leur blog officiel. Pour plus d'infos sur ses motivations, je reste sur ma faim...Juste ces phrases un peu énigmatiques : "Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais..."

Samedi (en 8):
Depuis une semaine, RAS...Les mauvaises nouvelles s'accumulent, problèmes financiers entre autres, le moral redescend. Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leur larmes les pierres insensibles. Je me demande si je le retrouverais un jour. Et quand bien même ce serait le cas, sera-t-il vraiment content de me voir?Peut-être qu'il aura déjà re-retrouvé quelqu'un (le pauvre, et son ex qui l'a quitté pour son boucher...) et qu'il n'aura encore une fois plus de temps ou plus envie de me voir... Je m'étais déjà retrouvé confrontée à ce type de situations...J'en ai marre! Je déprime!

Dimanche:
Super nouvelles depuis samedi nuit. B. a trouvé ses coordonnées! Elle a eu un flash et s'est souvenue du nom de famille de sa mère et dans l'émission, il disait bien qu'il était revenu vivre chez elle, dans le sud ouest. Et sur Toulouse, il y en a une. B.est géniale, toujours les mots pour remonter le moral!

Lundi:
Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit. Trois heures, c'est énorme et surtout complètement irrationnel! Appeler chez sa mère, un ami perdu de vue depuis des années un dimanche soir vers minuit...
Il a eu l'air surpris maistrès vite franchement content. Sa voix... Moi, j'en pleurais ...On allait faire mieux que de se parler au téléphone, on allait se voir vendredi soir prochain, il viendrait passer le week end chez moi!

Vendredi :

Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Dans le sablier de notre amour,
l
es derniers grains de sable s'apprêtent à tomber.  Ce soir, nous allons le retourner.


PS : Comme aux Césars, je remercie B., ma famille, mon producteur et ceux sans qui rien n'aurait été possible :
Kozlika, Samantdi, Elisabeth, Alexandre, Otir et Agaagla

et à tous les participants, puisque c'est l'important, après tout!

à une prochaine!

PPs : Oups, qu'est-ce que cette fin? Aurais-je trop regardé les feux de l'amour??

Le début, n'est pas de moi, mais d'elle.

Et toujours d'autres flash back ou pas...
Mardi 1 avril 2008
Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.
Avec les copains, des fois on en parlait, on a failli le faire à plusieurs reprises mais un je-ne-sais-quoi nous portait à continuer...Une fois que la machine est lancée, c'est dur de l'arrêter.
On devrait jamais commencer en fait.
Après, nous, les gars, on les aimait bien. Les nouveaux, les anciens, les costauds, les habiles, les blessés...Alors on les suivait presque partout.
Mais, d'année en année, on se rendait compte que ça changeait. Un quelque chose ou plutôt des quelques choses ici ou là : les prix qui grimpent, les rapports tendus entre les gens, des histoires de racisme ici ou là. Nous, on les regardait faire, les jeunes, et on essayait de les calmer mais ils étaient fougueux, ça s'enflammait vite. Des fois, on se disait que rien n'avait changé juste nos regards peut-être. Aussi bien, on avait seulement vieilli...
Le fait est que, même si on se sentait étrangers aux débordements, pour tout le monde, on en était. Les gens, de l'extérieur, font rarement la différence. Tous dans le même sac! C'est pour ça que la bande de copains a commencé à se dissoudre. Petit à petit, certains trouvaient un prétexte personnel, professionnel et nous faisaient faux bond. De plus en plus souvent. Jusqu'à abandonner complètement. Je me demandais comment ils pouvaient faire. D'autres avaient peur d'être mal vu mais comme ils ne l'assumaient pas forcément, ils disaient que c'était beaucoup moins intéressant aujourd'hui qu'au début, quand ils avaient commencé...Je me disais qu'ils mentaient.
Finalement, on s'est retrouvé que Marco et moi. Même si on était que deux, on ne se voyait pas arrêter. Trop d'adrénaline sûrement. Et puis un rythme qui s'imprime dans vos semaines, dans vos pensées, dans votre corps...Au-delà de ça, je crois qu'on aurait eu l'impression de se renier, d'abandonner les autres, ceux qui veulent comme nous passer un bon moment. On ne peut pas quitter le navire en pleine tempête, on s'était promis d'y rester fidèles dans le meilleur comme dans le pire.
Alors quand dimanche dernier, on a vu s'élever ce ramassis d'injures, on n'en croyait pas nos yeux : mais qu'est-ce qu'ils étaient venus faire là exactement? Marco a vu rouge. Après la rencontre, on est allés boire un coup dans le café où on se retrouvait tous avant, la mine déconfite. Il y avait des types qui rigolaient. Ils disaient que "y"a que la vérité qui dérange, après tout". Et là, Marco il leur a dit que leur connerie aussi, elle était dérangeante. Voyant que l'ambiance montait, j'ai dit " Viens Marco, laisse-les ce sont de pauvres types!".
Je ne l'ai pas vu venir, Marco non plus. Heureusement que le type était saôul et plutôt du genre frêle. C'est ce que nous ont dit les flics quand ils l'ont embarqué. Car ce con avait voulu imiter
son idole.
Trop, c'était trop. J’aurais résisté longtemps avant de finalement céder.

Dimanche soir, aux alentours de minuit, j'ai brûlé mon abonnement et ma carte de supporter.


D'autres aussi ont résisté... avant de céder

Lui, c'était le premier à le raconter.
 

Lundi 31 mars 2008
"Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais..." était-il écrit.

Bien que cela me plairait d'avoir trouvé ici, la formule magique...

Bien que je pense que c'est en changeant de point de vue sur les choses, qu'on trouve la plupart du temps ses solutions.

Bien que j'ai envie de réagir, de témoigner que moi aussi, j'ai décidé un jour de lever la tête, quitte à ne pas être trop sûre que ça me ressemblait.

Bien que j'ai envie d'oublier ce qu'on peut lire dans certains regards, dans certaines réponses à des questions pourtant faites la tête haute.

Bien que j'ai pu comprendre que les boulets encombrants sont parfois bien rassurants et que ce ne sont pas toujours eux qui nous font se tenir courbés.

Bien que ...

Ce soir, j'ai envie d'y croire.


Elle, elle y a cru. Eux aussi.


Dimanche 30 mars 2008
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement.
La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...
Au Sud "c'était pourtant bien" (Non! je rigole!) la cagette reconvertie en vide-poche, boite aux lettres de transition, porte factures, garde catalogues ...
Au Nord "c'était les corons" (Ok,j'arrête!) s'étend une place plutôt dégagée qui n'est que provisoirement occupée par des assiettes, verres, couverts, ou une machine à coudre et des tissus, ou des trucs écrits sur des carnets, des dessins...
Il y a ceux qui gèrent, qui prévoient, qui classent, c'est eux qui sont au Sud de la table.
Et puis il y a ceux qui sont plus spontanés : ils créent, ils essaient des choses, ils font, défont, c'est pas grave...C'est ceux du Nord.
Alors, jusqu'à présent, il n'y a pas de problème...Je veux dire: ils vivent pacifiquement, chacun a son pôle. Toute invasion de l'espace de l'autre camp est très vite régulée, chaque partie sait qu'elle est indispensable à l'autre. Quelle vie frustrée sans plus pouvoir créer, embellir ou juste s'exprimer! Et à quelles galères on peut arriver si les papiers ne sont pas un minimum gérés?

-Je vous l'accorde...Mais revenons-en aux faits...

-Et bien, je ne sais pas bien ce qui s'est passé...J'ai bien une petite idée, quoique mais c'est un peu compliqué à expliquer...

-J'ai tout mon temps.

-Ah oui?...Donc, il est possible...Parce que j'ai eu mon projet de nouvelle qui est resté un certain temps à la limite de son camps qui était déjà occupé par la fabrication d' un sac en tissu...Alors, je me dis qu'il est possible que par exemple, un des chats de la voisine soit entré quand j'étais en train d'étendre le linge devant la porte...Mais ils sont rapides, vous savez, je ne sais quelle race c'est mais ça galope!

-...

-Donc qu'un des chats soient rentrés et qu'il ait avec sa petite patte glissé par exemple sur l'enveloppe qui se serait retrouvée dans les papiers pour la nouvelle...Qui était aussi à la limite de son camps car elle allait bientôt être postée, donc passer par la cagette donc...enfin je vous fais pas de dessin.

-...

-Si???...Je comprends bien que ça peut paraître incroyable...ça n'est qu'une hypothèse après tout...

-Et vous n'avez pas d'enfants je crois. Mis à part les chats de la voisine, votre compagnon? vos colocataires?

-Personne d'autre, je vis seule!

-L'humanité se divise en deux camps au milieu de votre table? à vous toute seule?

-Mais elle est grande...

-???

-La table.

-J'avoue avoir un peu de difficultés à comprendre comment s'organise votre grande table,  et sa...géopolitique. Je vous fournis une copie de l'échancier qui semble avoir disparu de par
sa position stratégique ...

-Merci...

-Méfiez-vous des chats et saluez les gens du sud de ma part...Au revoir.

Elle quitta la pièce en se demandant ce qu'elle pourrait inventer pour le mois prochain..."J'ai le temps d'y penser d'ici là..."

Il ferma la porte derrière elle et se fit la réflexion qu'il faudrait qu'il se dégage quelque part chez lui un coin. Petit  pour commencer. "Mais au Nord."


La première phrase a été trouvée
ici.
D'autres géopolitiques?


Samedi 29 mars 2008
Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Comme le dit un dicton mexicain, " le meilleur moment pour ranger, ça n'est pas quand on part".
Et aujourd'hui, je pars.
Lendemain de fête de la musique, je vadrouille dans les rues encore parcourues à ces heures matinales par quelques fêtards, musiqueux ou éthyliques. L'évitement des tessons de bouteilles n'effraient pas mes semelles bon marché. Le poids de mon sac me semble tout relatif, c'est une masse plus lourde que je laisse derrière moi.
Me voilà dans le train au milieu des autres avec cette musique intérieure qui m'accompagne. Mon coeur palpite, mon esprit s'évade. Il m'amène loin des miens mais au plus près d'un autre coeur, au plus proche d'un autre corps, dans une contrée lointaine et encore en travaux. Work in progress.
La gare de la fin de la Terre ou presque et un accueil dans ses bras au milieu de ce nulle part. Quelques jours d'apprentissage, amoureux et sensuels. Des ébats maladroits, des tendresses complices. Je suis en pleine période d'attachements, détachements, de prise d'autonomie et parallèlement de forte dépendance. Doit-on toujours rester collé à quelqu'un? Nos histoires nous rapprochent et nous nous servons réciproquement de tuteur. Mais voulons-nous rester des soutiens, des béquilles qui viendraient combler nos détresses familiales et maintenir trop droit le chemin de nos deux vies ? Juste par besoin de se rassurer?
Nous avons 20 ans et des routes il y en a. Prendre des nationales plutôt que l'autoroute ne nous amenent pas forcément à aller dans la même direction.

J'avais 20 ans et mon complexe de séparation m'aurait plutôt mené à suivre ses pas ou à prendre l'autoroute tant continuer à marcher seule m'effrayait. J'aurais eu trop peur de me perdre.
Il m'a quitté.
J'étais encore étourdie de ces découvertes et pour un peu de temps, ma route se dessinait assez précisément. J'ai continué seule. Je pensais alors rencontrer quelqu'un pour discuter de la suite du parcours, passant de nationales en départementales, savoir où se situeraient les virages qu'on pouvait prendre. Je me suis même approchée de l'autoroute et, happée par quelqu'un, j'ai parcouru un certain temps l'asphalte polissé, la normalisation, la performance et la vitesse du réseau. Avec les moyens qu'ils ont, c'est sûr, tout y était clair et on y voyait loin mais reprenant mes anciennes cartes j'ai bien vu que je m'en éloignais...A une gare de péage, je me suis enfuie.

Toujours en marche, work in progress, j'ai recroisé il y a peu mon amoureux des 20 ans.  Il n'a pas eu ma chance...La chance d'avoir été protégé dans ses fragilités et d'avoir pu se bricoler des soutiens qui ne s'asphyxient pas mutuellement,  par emprise.

Il a eu l'air surpris quand je lui ai dit "Merci".



Et les autres?
Et si, c'est lui qui le dit!

 

hebergement gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus