Mavie aime

  • Prendre les ronds points à vélo
  • Mettre France Inter en fond sonore
  • Boire du vin chaud dans la rue
  • Manger devant l'ordinateur
  • "Et on tuera tous les affreux" de Sullivan (Boris Vian)
  • Choisir
  • Boire une théière entière

Une vie rêvée?

Cliquez ici pour recommander ce blog

Suivre Mavie?

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Une vie rêvée?

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

Vendredi 7 mars 2008
Arrivée dans une gare parisienne au petit matin, je me dirige sans hésiter vers le métropolitain. Et ça rime.
J'ai la tête je ne sais pas bien où mais j'ai un peu moins mal que la veille. A l'inventeur du paracétamol, la patrie reconnaissante.
Je passe les différents obstacles : achat du titre de transport, au travers d'une petite foule matinale, repérage dans le dédale des stations, changements. Ne pas louper l'arrêt.
Comme toute bonne provinciale, comme toute bonne parisienne très très occasionnelle, je trouve l'ambiance du métro sympa. Je me gorge d'anecdotes en dévisageant les gens autour de moi. Je m'imagine Gilda, cherche la source de ses traces, de ses trajets.
Une mère de famille débordée par ses trois enfants.Le sourire complice d'un passager. Des tourtereaux en pleine rupture. Des musiciens. Des mendiants. Des rames qui parlent toutes seules. Des stations au noms bizarres. Des connues, des inconnus. Des  devinettes faciles (dans quelle station de métro peut-on prendre son thé?). Des pubs. Des concours de la R..p.
Je suis arrivée à Paris. Je prends le métro et je me prépare à quelques jours ici ou là mais là-bas. Je suis à Paris et je vais me balader, je vais voir des gens, je vais visiter de nouveaux musées. Je suis à Paris et je vais marcher. Sous la pluie aussi. Je suis à Paris et je suis malade. Je vais me shooter aux médocs, je vais chercher des mouchoirs dans mon sac. Je vais m'affaler dans le métro. Je vais marcher vite dans les correspondances. Je suis à Paris, je suis malade et les trajets s'enchaînent vite. Je suis à Paris et je suis à fond, je ne me suis jamais déplacée aussi vite. Mon cerveau ralenti est en mode automatique, mes réflexes pseudo parisiens sont mobilisés. Je ne me plante quasiment pas. Même sans carte de métro portative. Je me sers de celles qui sont sur les quais. J'improvise. Je me ris des stratégies. Je ne suis plus vraiment étrangère, pas tout à fait parisienne.
Je suis à Paris pour des vacances. Dans quelques jours je serais partie.
En attendant, je suis malade. J'me débrouille.
Et mes racines parisiennes ressortent.
Elles me guident dans un labyrinthe souterrain. J'arrive toujours à destination.



Mardi 27 février 2007

Bien sûr j'avais déjà entendu parler de Belleville : en jouant au Monopoly, en allant au ciné voir ses Triplettes, en lisant les excellents romans de Daniel Pennac.
Mais y étais-je déjà venue, vraiment? Passée peut-être mais venue?
En tout cas, là c'était clair, c'était ma destination de l'après-midi. Une Belleville mythique, rêvée, imaginée et finalement trouvée.
Une très bonne surprise.
Quelques tonnements d'un nouvel an chinois à peine fêté, du monde, des gens qui passent, s'arrêtent, s'attendent, discutent...La vie, quoi. Du monde qui bouge et pour ma part plutôt des rencontres éphémères mais sympathiques.
De ses magasins chinois, à ses petits cafés. Des chaussures pas chères, des babioles itou.
Un quartier qui a sûrement changé mais reste plien de charmes. J'y reviendrai.

Mercredi 21 février 2007

Il y a un an à peine, je revenais sur les traces d'une vie passée. Avec émotions.Et un peu de nostalgie aussi.
Je suis revenue. Pas longtemps, pas vraiment prévu. C'était super bien. Encore.
Ces intermèdes parisiens me ressourcent, moi, l'entre-deux-vi(ll)es.
Et toujours un lot de trouvailles et re-trouvailles, d'émotions mais moins teintées de nostalgie, de bonheurs passés. Mavie ici est à venir, à re-venir.
Des projets pleins la tête, des images pleins les yeux.
En attendant mes intermèdes m'accompagnent et me confortent...


Dimanche 26 mars 2006
Un dimanche au Marais,
rendez-vous pris dans le quartier,
je ne suis pas seule.

Les trottoirs sont bondés, les gens se pressent,
le Marais "gay", le Marais juif, chacun s'y affaire.
Un clin d'oeil appuyé, quelques confidences échangées,
je ne suis pas seule.

Il pleut, entrer dans un café,
s'assoir, se réchauffer, parler.
Se rappeler de choses importantes, oubliées,
Soupirer, se taire.
Je ne suis pas seule.

Dehors, on revient ailleurs.
Un fallafel spécial,
une rondelle d'aubergine imbibée d'huile parfumée.
Je prends le temps de savourer...
et j'en profite pour récupérer
Je ne suis pas seule.

L'heure des retrouvailles arrivent,
avec elles mon anxiété.
Des souvenirs échangés
à la terrasse d'un autre café.
Il fait froid, avons-nous changés?
Oui. Mais.
Je ne suis plus seule.

J'avais (re-)découvert le quartier
par une journée dorée,
aspirée dans mes pensées,
je m'étais sentie bien.
J'ai quitté le Marais
après avoir décliné mon identité,
mes rêves, mes projets...
Au fil des immeubles dorés,
j'ai tracé mes sentiers.
Je ne suis plus seule.

Me reste le goût des fallafels.


Samedi 18 mars 2006
Mon horizon était Notre Dame. Au plus loin son square derrière.
Je l'ai dépassé et j'ai découvert : l'île Saint Louis.
J'ai lu que c'était un des coins les plus romantiques, la ballade à faire en amoureux. Ce jour-là, j'étais seule. Alors j'ai traversé un des petits ponts (dirait-on une passerelle?) et je me suis enfoncée dans une des ses rues. C'est facile, il y en a deux perpendaiculaires. J'étais un peu curieuse. Elle ressemblait à un lieu de résidence chic. C'était en tout cas un endroit paisible. J'ai tourné dans la rue principale et je l'ai remontée en lorgnant les vitrines des magasins. C'était beau, c'était calme. Ils sont où les touristes? Sur le parvis de la cathédrale sur l'île voisine?
A 100 mètres à vol d'oiseau, je savourais ma découverte. Etais-je déjà venue ici? Je ne sais plus. C'était petit, c'était cosy, c'était pluvieux. Les boutiques défilaient et je les examinaient plus attentivement : des bijoux, des vêtements...Un parfum d'autrefois dans cette rue oubliée. Je croise une dame dont les enfants sortent visiblement de l'école...Y'en aurait-il une sur cet îlot? Loin des bruits de voitures sur les quais voisins, loin de l'efferscence du quartier Saint-Michel, l'hôtel de ville, les bruits de cloches à Notre Dame. Des voitures qui roulent tout autour et ce quartier au milieu.
Vue sur une porte de boutique, une inscription, également traduite en anglais, qui indique l'absence de la vendeuse, ou plutôt sa présence dans le café en face. Ne pas hésiter à la demander, insiste-t-elle. C'est génial, je découvre un village. Les gens se connaissent, se parlent, vont même boire des cafés en face.
Je remonte l'île en longeant un des quais. Durant ce séjour riche en émotions,je reviendrai deux ou trois me ressourcer dans ce quartier.
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus