Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mavie aime

  • Prendre les ronds points à vélo
  • Mettre France Inter en fond sonore
  • Boire du vin chaud dans la rue
  • Manger devant l'ordinateur
  • "Et on tuera tous les affreux" de Sullivan (Boris Vian)
  • Choisir
  • Boire une théière entière

Mavie rêvée

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

C'est écrit

Mavie n'aime pas

  • Se sentir incomprise
  • Les petits pois
  • Parler à quelqu'un qui n'écoute pas
  • Avoir l'air bête
  • Etre réveillée par ses voisins très tard ou très tôt
  • Ne pas oser
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 13:28

 

Aujourd'hui, j'ai bien envie de partager ici mes impressions sur une de mes dernières lectures.

Tel Superman, Colin Beavan cherchait un titre pour rendre compte de sa démarche : passer un an à essayer de réduire son empreinte écologique en produisant le moins de déchêts, dégageant le moins de CO2 etc.

Le sous-titre "Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille?" pose le débat. Colin est écrivain et vit à New York. Il a une femme qu'il caricature volontiers comme ayant toujours vécu dans un certain confort matériel, aimant le shopping, prendre le taxi et autres monstruosités et une petite fille. Il présente la génèse de son projet par la prise de conscience personnelle qu'il a fait concernant le réchauffement climatique et autres bouleversements écologiques : si on continue à consommer comme on le fait, tout se cassera la figure (je résume le propos). Il propose dans un premier à son éditeur d'écrire un livre pour expliquer les dangers de notre consommation actuelle (notre au sens large de ceux qui consomment plusieurs planètes). Puis devant la crainte de son éditeur de voir arrivé un livre rébarbatif, il se réalise que sa démarche n'est peut-être pas la plus judicieuse.

Plutôt que de donner des leçons, il expérimentera et c'est son expérience qui sera au coeur des récits de son blog et ensuite de son livre. Il n'expliquera pas pourquoi il faudrait arrêter de faire comme ci mais il arrêtera et cherchera comment s'en passer ou le substituer.

Son projet se divise en étape (n'oublions le "sans rendre dingue sa famille"). Il commence par réfléchir à l'impact de ses déchêts, ce qui entraine réduction des achats d'emballages et récupération et achats d'occasion seuls autorisés. Puis, il y aura la question des transports avec l'arrêt du taxi, des réflexions sur les prochaines vacances etc. Puis l'impact que peut avoir une nourriture produite loin avec des produits chimiques et plus l'arrêt même de l'alimentation de son appart par l'électricité...

Colin ne réinvente pas la poudre. Ceux qui se sentent concernés par les enjeux écologiques ou qui veulent tout simplement agir au quotidien en remettant en question la consommation à tout va retrouveront les quelques trucs qui existent. Je suis rendue par exemple, en lisant ce livre, que certaines démarches étaient ancrées chez moi depuis de nombreuses années : être dans une amap, ne pas prendre la voiture pour un oui pour un non, privilégier les transports en commun, marcher, faire du vélo etc. Ces démarches se sont ancrées chez moi sans que je m'en rende compte et cela a commencé par un soucis éco...nomique. J'ai toujours pensé que les deux étaient liés. C'est pour éviter de payer un abonnement bus que je prenanis mon vélo, pour désencombrer mes armoires et me dépanner en cas de soucis que j'ai adhéré à des sites de dons en ligne. Pour avoir eu ce type de discussion récemment, je n'ai pas de leçons à donner car j'agis individuellement, hors de toute organisation, je ne milite pas.

Dans son livre, Colin Beavan, bien qu'ayant abandonné l'idée d'un livre donneur de leçons, fait de nombreuses références à des résultats de recherches scientifiques super flippantes et je dois avouer que j'ai sauté chacun de ces passages. Chassez le naturel, il revient au galop!

Cependant, un des principal intérêt de ce livre est selon moi, l'impression d'authenticité et de sincérité qui se dégage du témoignage. L'auteur reste humble et continue à confier ses doutes, les liens aussi qu'il fait entre cette expérience et d'autres évènements de sa vie passée. J'ai bien aimé pouvoir le voir réfléchir sur le jusqu'au boutisme de sa démarche de couper l'électricité par exemple. Ensuite, il découvre, au fil du livre, une nouvelle façon de vivre avec sa famille et rien que pour ça, je me dis qu'une expérience comme celle-là même sur un temps donné vaut le coup d'être tentée. Pour changer de regard sur ce qui nous entoure.

 

 

No Impact Man de Colin Beavan, collection "fleuve noir"

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 11:48

Vu hier, j'ai eu envie d'écouter une émission consacrée au film mardi dans "comme on nous parle" (bien que je supporte de moins en moins Pascale Clark).

J'ai eu pas mal de choses difficiles à affronter ces derniers temps (deuils, hospitalisations, ruptures de couples proches) et pourtant je sentais que ça pouvait être un film qui pouvait me plaire maintenant. Justement maintenant.

En plus, je suis toujours troublée par les témoignages autobiographiques même si là, la distance est mise avec le film il me semble (narration changement des noms etc.).

"La guerre est déclarée", c'est un film sur une situation tragique mais avec beaucoup de vie, de situations cocasses, imagées. Comme ce moment, où le narrateur dit qu'ils préparaient à un marathon et on voit le couple courrir dans tous les sens pendant quelques minutes. La narration et certains dialogues ne m'ont pas toujours semblé justes parfois un peu naifs mais je pense que c'est un parti pris.

C'est un film que je conseille sans réserve tant je pense que ça peut être agréable de voir une histoire comme celle-là racontée de cette façon-là.

 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 09:56

J'entends encore il y a quelques jours à la radio parler de ce film, dire la surprise du distributeur devant l'influence du bouche à oreille.

"Une séparation", c'est un film iranien de Asghar Farhadi.

Il est sorti il est vrai il y a quelques semaines (mois déjà?) et j'aurais pu passer complètement à côté. Je m'étais fait une liste de films à voir vite, absolument ou pourquoi pas. Et puis, le hasard: deux copines dont l'avais m'est cher, rencontrées à quelques heures d'intervalles et qui chacune m'ont parlé de ce film.Sans rien m'en dire de plus. Genre "Il parait que c'est vraiment bien...".

Et ça l'est.

Je ne vais pas pas du tout parler de l'histoire car j'ai vraiment apprécié d'être surprise précisément. De penser savoir quel est le fil conducteur et de me rendre compte ensuite que finalement c'est autre chose.

Mais ce que je peux dire de ce qui m'a vraiment marqué, c'est de réaliser à la fin du film que chacun des personnages m'étaient apparus tour à tour "gentil et méchant", "généreux et égoïste", "sincère et menteur".Bref, vous aurez compris le principe et il semble comme ça pas très nouveau, le côté, on découvre la complexité humaine de chacun à travers certains détails de son histoire, de son intimité.

Et pourtant je maintiens que c'est à mon sens une grande force de ce film. En plus de la hjustesse des acteurs et de la façon dont l'histoire évolue et nous captive.

 

Je me sens assez sincère et de mauvaise fois, généreuse et égoïste en ce moment. Et rien de tout ça à la fois. La vie nous amène parfois face à des situations si difficile que chaque choix devient légitime et pourtant, il y a les bons sentiments, le jugement des autres et les relations humaines qui mettent le bazar dans tout ça.

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 21:06

...Hein...Qui?...Vous , peut-être?

 

Drôle de hasard qui m'a fait lire cette chronique du programme du ciné et m'intéresser à ce film dont je n'avais pas (n'aurais pas?) entendu parler...Et voilà que nous arrivons en retard pour la séance d'un autre film mais, miraculeusement, au moment où ce film, "qui a envie d'être aimé?", allait commencer...

 

 

Le sujet? Un homme qui, à l'aube de la quarantaine, rencontre la foi catholique.Simplement. Très naturellement.

Il semble avoir une vie plutôt confortable comme ça, bien installé professionnellement et dans sa vie familiale. Il y a bien ce frère (interprétation magistrale  de Benjamin Biolaymais entre nous, je ne suis pas objective!) qui met la zizanie dans la famille. Mais rien de bien grave. Il y a bien son fils qui inquiète un peu à l'école mais bon, pas de quoi s'emporter (ou alors en faisant semblant).

Et puis, il y a une invitation dans une sorte de catéchisme pour adultes. Le curé (un ancin des Deschiens, il me semble) plutôt bienveillant. Et la "rencontre" ne sa fait pas brusquement. C'est une évolution bien tranquille, masquée.

Vous ne trouverez pas dans ce film de propos pro-catho, l'idée n'est pas là. C'est un film simple, une histoire ordinaire. Pas ennuyeux, ni tape-à-l'oeil. Un beau moment de cinéma. Un film dont on ressort léger. 

 

http://publikart.net/wp-content/uploads/2011/01/aff3.jpg

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 22:29

Difficile d'y échapper en ce moment, au film de Xavier Beauvois.

J'aime généralement suivre le festival de Cannes, d'assez loin dans son déroulement, mais avec plus d'attention pour le palmarès.

Alors, "des hommes et des dieux", c'est un film qui m'intrigue et dont les échos me séduisent, depuis mai dernier, depuis la "seconde place", le grand prix du jury frôlant la palme.

J'étais tellement enthousiaste que je pensais que d'autres le seraient tout autant. Mais, en fait, non. Je n'ai trouvé personne pour m'y accompagner.

Il faut dire que le sujet peut laisser craindre de la violence tant le climat à l'époque explorée dans le film était tendu. Il faut dire aussi que qui dit dieux, dit foi, religion et que ça peut rebuter (je crois que c'est ça en tout cas qui a rebuté les personnes auxquelles j'en ai parlé).

De cette époque dans ce pays, il m'est revenu des brides qui immédiatement m'ont ramené à ces années-là. Une amie de ma grand-mère dont l'un des fils a été une des premières victimes en raison de sa nationalité française.  Sa mère en est devenue aigrie et intolérante.

Une copine dont les parents, originaires d'Algérie, se débattaient avec leurs contradictions sur fond de nouvelles angoissées, de nouveaux meurtres et de fuite à l'étranger.

L'insécurité (au point de ne plus savoir qui craindre) est assez perceptible dans le film.

Si je dois parler de ce qui m'a marqué dans ce film, je parlerais de tolérance et d'humanité...de quelque chose d'universel.

Plusieurs fois, je me suis dit en les voyant, en les entendant que ce qui leur arrivait, les réflexions qu'ils partageaient pouvaient rebondir sur d'autres situations, apportaient un regard nouveau sur d'autre chose. C'est une histoire où il est question d'engagement et de choix, de liberté aussi. Après, il y aura sûrement d'autres lectures, on y met chacun de nos projections. Quand je suis sortie de la salle, une dame disait à une autre: "mais quand même, comment ils ont pu ne pas réagir et finalement se faire tuer?". C'est étonnant comme je n'ai pas la même vision des choses. Quand on est menacé, est-on responsable de la menace? Quand pour se protéger on doit aller à l'encontre de ses valeurs, de ses engagements, est-ce que l'on doit se protéger coûte que coûte? Même si je parlais d'universalité, je crois que les réponses sont individuelles. Ces hommes-là en tout cas sont décrits comme étant conscients des dangers, inscrits dans le pays qui les accueille et libres, quelqu'en soit le prix.

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 22:17
Par la mère Michel??
Je m'explique: je suis le genre de personne qui regarde de très loin les succès, tendances du moment préfèrant se réveiller la saison d'après pour s'acheter son premier legging par exemple. En matière de bouquin, il suffit que j'entende parler d'un auteur ou d'un livre partout, qu'il soit affichée à la gare sur des relais H et tout pour que je me dise que c'est pas possible, ça doit être un truc facile plein de bons sentiments et tout.
Ainsi, malgré des retours plutôt positifs, je n'ai pas voulu lire "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbéry, quand il est sorti. Mais je ne sais pas pourquoi peut-être parce qu'elle était inconnue avant ce succès? , j'avais le sentiment que son bouquin était différent (sous entendu, mieux) des best-sellers habituels...
Il y a peu de temps, j'ai eu l'occasion de récupérer ce livre et je l'ai fini hier.
Et bien, comment dire? je me suis trompée mais je me suis découverte une passion pour les leggings, ça équilibre.
En résumé, ce livre a deux narratrices, une concierge et une fille de 12 ans qui ont en point commun une intelligence supérieure qu'elles préfèrent tenir cachée. Là où tout s'emballe, c'est qu'il y a un nouveau voisin japonais dans l'immeuble à qui on ne la fait pas: il comprend de suite à qui il a à faire...De là, des années à jouer un rôle pour se faire paraitre plus bête que l'on ne l'est s'évanouissent: c'est merveilleux, il a tout compris, les filles ont qu'à assumer d'être plus futées que les autres et basta! Sérieusement, l'idée m'a assez vite séduite mais l'histoire est un peu légère. Et les passages philo où l'auteur s'éclate en oubliant le lecteur ou tout du moins le fil de son histoire, c'est rude.

Piquée par la mère Michel (nom de la concierge)?
Oui, car j'ai fermé ce roman avec un sentiment assez étrange. Cette concierge, cette petite fille me paraissaient arrogantes bien des fois et finalement pas plus tolérantes que les personnes qu'elles dénonçaient. Ca m'évoque la même impression que des personnes très cultivées qui étalent un savoir non pour échanger mais pour dresser comme un mur. Genre m'embêtez-pas-puisque-je-sais!
J'ai lu d'autres critiques depuis et un autre élément qui rejoint celui-ci et qui est noté par d'autres lecteurs, c'est le paradoxe à avoir voulu dénoncer les préjugés en produisant des contre-caricatures: une concierge, oui mais super cultivée. Sauf que personne ne s'en doute car elle est concierge...Mais elle est plus intelligente que les autres (concierges), elle. Sur une interview trouvée, l'auteur indique aussi s'être fait plaisir à évoquer le Japon, la philo...C'est bien ce qu'il me semblait.
Bref, pour ma part, je reste étonnée du succès malgré la bonne idée de départ, le style pas désagréable. La fin me laisse aussi songeuse: précipitée, brusque...

Mes deux critiques préférées sur ce livre:
LIbération
Matoo
Partager cet article
Repost0
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 10:43
Il est des films dont on se réjouit par avance en apprenant leur seule existence. On se dit que c'est une bonne idée, que c'est bien d'y avoir pensé, et cette actrice et cet acteur et ce réalisateur: wahou!
Peut-être que l'on entendra parler de ces films dans les médias. On ne se laissera pas complètement abusé quand on entendra dire du bien de ces films. Il y a de moins en moins de critiques dans les médias ou alors il faut avoir ses habitudes savoir qui, où on peut avoir une vision qui ne sera pas complaisante, commerciale. [A ce propos, pourquoi ne pas indiquer, comme c'est le cas dans la presse écrite, des logos, jingles "publi-info quand c'est de la pub à peine déguisée?].
Pour revenir aux films, on va même des fois entendre ou voir des extraits et se dire que c'est vraiment très fort et que le film doit être vraiment bien.
J'ai passé toutes ces étapes pour le film "Louise-Michel".
Prête à aller le voir en avant première, surprenant des émissions, interviews, lisant ici et là l'originalité.
En résumé, c'est l'histoire d'ouvrières, victimes d'une délocalisation sauvage, et qui décident d'utiliser leur prime de licenciement pour aller faire "buter leur patron" par un tueur à gages.
Le problème, c'est quand la meilleure idée du film vous est révélée dans ces lignes.
 J'ai regretté pour ma part que cette idée se perde au profit d'autres gags pour revenir, repartir. Trop d'idées, de bizarreries, de ressorts "comiques" ou provocateurs qui font perdre leur saveur à une belle équipe d'acteurs et de réalisateurs. Les acteurs d'ailleurs me paraissent pas mis en valeur tant leurs rôles sont caricaturaux.
Beaucoup de choses m'ont parue être à l'économie : de mots, de moyens, de temps...Les séquences sont assez courtes selon un prinicipe une scène-un gag. J'avais déjà vu d'autres films qui adoptent ce même principe et il me vient toujours en tête, la vision d'une soirée entre potes où on note des gags et qu'à la fin on cherche l'histoire qui irait bien avec.
"Louise-Michel", ça partait d'une bonne idée. C'est tout et c'est dommage.


Partager cet article
Repost0
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 08:54
Ah, ça ne nous rajeunit pas!
Ce film, je me souviens parfaitement avoir voulu le voir à l'époque...Et puis, rien, pas le temps, pas l'occasion... L'autre jour, je suis tombée dessus à la médiathèque et voilà, je me suis souvenue comme si c'était hier que j'avais très envie de le voir.
J'adore ce titre, je l'ai employé des fois, comme ça, pour le plaisir. Sans avoir su ce qui se cachait derrière... Et quelle émotion!
C'est un film sur l'amnésie, les amnésiques, les malades de la mémoire sous leurs différentes formes. Des vieux messieurs qui ont vécu la guerre et restent figés dans une partie d'échec. Ceux qui ne se souviennent plus depuis un choc. Et ceux qui ont une maladie du souvenir...
Dans un centre, "les écureuils", un peu idéalisé, petite structure sympa, haute en couleurs, on essait de rééduquer, de réapprendre, de vivre avec ou plutôt sans mémoire, sans mots appropriés. Toujours au bout de la langue mais plus vraiment au-delà.
Une jeune femme arrive. Suite à un orage, elle perd de plus en plus ses mots. Elle se souvient des noms mais au quotidien. Elle dit avoir la maladie de sa mère, une forme d'Alzhiemer à évolution très rapide.
Elle est jolie, elle a l'air d'aller bien.
Elle fait la connaissance d'un autre patient, aux souvenirs trop lourds, trop loin.
La suite?
C'est comment on vit l'évolution des choses, des souvenirs reviennent à l'un, repartent pour l'autre.
L'histoire est belle et j'en suis restée très émue.
Se souvenir des belles choses.
Pourquoi des fois on oublie et des fois on se rappelle? Quelle est la situation la plus enviable? Est-ce notre mémoire qui modèle notre personne, notre identité? Ou est-ce que l'on a des bases bien plus solides, plus fiables pour se définir? Et si c'était aussi dur de ne vivre que sur le moment présent, sans aucun avant que d'être resté bloqué dans le passé?


Partager cet article
Repost0
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 10:36
C'est un film de Cédric Klapisch.
C'est un film avec Romain Duris.
Moi, ce sont deux éléments qui me font entendre une petite voix insistante, celle qui me dit "vas-y, fonce le voir! Au fait, il passe quand? Mercredi prochain? Mais ils sont fous ou quoi, fallait pas l'annoncer aussi tôt alors! Non mais!".
Ou quelque chose de ce genre-là.
Cédric K et Romain D, je me souviens encore de cet après-midi où, avec une copine, nous étions allées dans un cinéma près de l'Opéra, à Paris, pour voir "le péril jeune". La claque! Et la découverte de Romain D, accessoirement.
Ajoutons que Paris, comme son nom l'indique se passe à Paris, ville que je re-découvre à chacun de mes passages.
Et puis aussi Juliette Binoche: "Bleu", Kieszlowsky, Venise, peinture...
Et puis Fabrice Luchini : Fabrice Luchini...

J'en avais entendu dire pas forcément du bien. On parlait d'homme malade, de déprimes perso, de personnages qui se croisent...
Certes, c'est pas forcément un film où on rit pas à chaque minute mais c'est pas très grave. J'ai trouvé les personnages plutôt intéressants, leurs interrelations nous les font découvrir petit à petit dans leur complexité, leurs doutes, leurs richesses. Il y a des fils qui se déroulent dans leurs vies pas si parallèles. Des surprises, des déceptions...

Un moment qui m'a beaucoup fait rire (même si ce n'était pas forcément le cas dans la salle), c'est l'animation de la maquette d'architecte, le monde parfait qu'on y découvre.
Un épisode qui m'a fait réfléchir sur la conception du travail (à Paris?), c'est les réactions de collègues du personnage de Juliette Binoche quand elle demande un temps partiel : on lui demande si elle se prend pour Marie-Antoinette...??

Bref. Moi, "Paris", ça m'a plu. C'est évidemment subjectif. Parce qu'à la base, j'aime beaucoup ce réalisateur. J'aime beaucoup aussi Romain Duris les acteurs qui sont à l'affiche de ce film. Mais au-delà de ça, je repense encore de temps en temps sur des détails à ces personnages croisés par là, à cette maquette d'architecte, à l'idée de ce qui est parfait et pour qui, à ces lieux, à cet homme qui retrouve l'original d'une carte postale envoyée...
5-11834-G17795.jpeg





















Partager cet article
Repost0
13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 15:22
Je suis allée voir ce film parce que beaucoup de personnes me disaient que c'était bien et aussi pour des raisons personnelles que j'expliquerais dans un autre billet.
Et j'ai vraiment beaucoup aimé. A entendre les rires de la salle, les applaudissements  à la fin et à voir les taux de remplissage du ciné  pour ces séances, je ne suis pas la seule.
Alors oui, il y a des ressorts un peu faciles dans le scénario : une mutation forcée à l'autre bout de la France, une opposition Nord-Sud (Chaud contre Froid), du folklore rigolo (la tartine de maroual dans le café-chicorée)...
Mais il en ressort un film plutôt chaleureux, des personnages sympathiques qui se prêtent aux clichés tout en assumant leur attachement à leur région.
"Bienvenue chez les ch'tis" c'est une comédie que je trouve assez juste car elle ne tombe pas dans les moqueries faciles, elle ose la VO(!) et offre une vision de ces moments inattendus, de ces rencontres ou opportunités qui pourraient être subies et finalement, nous enrichissent.
Ca ne m'étonne pas vraiment que le film ait eu un succès dans le Nord. C'est un de ces films où s'étalent clichés et détails fokloriques mais qui sont complètement assumés. Genre "ben oui, c'est vraiment comme ça chez  nous et c'est bien". Un droit à la différence, à en rire, à s'en foutre ou à en profiter. Finalement.
Et puis, de vrais gags. Plein. De bons acteurs aussi.
Nan, franchement, c'est vraiment bien!

Partager cet article
Repost0