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Mavie aime

  • Prendre les ronds points à vélo
  • Mettre France Inter en fond sonore
  • Boire du vin chaud dans la rue
  • Manger devant l'ordinateur
  • "Et on tuera tous les affreux" de Sullivan (Boris Vian)
  • Choisir
  • Boire une théière entière

Mavie rêvée

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

C'est écrit

Mavie n'aime pas

  • Se sentir incomprise
  • Les petits pois
  • Parler à quelqu'un qui n'écoute pas
  • Avoir l'air bête
  • Etre réveillée par ses voisins très tard ou très tôt
  • Ne pas oser
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 06:50
Une nuit pas possible. L'angoisse du retour qui prend la forme d'une angoisse du mode de retour : en train de nuit. J'en ai déjà pris des tas de fois et je l'ai choisi exprès mais, je ne sais pourquoi là, ça passe pas...
Je prépare mes affaires pour le soir, histoire de ne pas être parasitée pour vivre cette journée.
Départ pour le marché, un vrai plaisir, de bonnes choses à manger, de belles choses à voir et des patisseries achetées car c'est dimanche!
Un peu en retard pour l'après-midi et le rdv avec une amie, perdue de vue. L'histoire pourrait être longue à raconter, la distance était volontaire et un jour le hasard nous a remis sur le même chemin.
C'est la seconde fois que nous ne nous reveoyions pas par hasard. Elle en est un peu étonnée. Retour dans un musée que nous connaissons pour une expo que je tenais à voir "Voir l'Italie et mourir".
Souvenirs échangés, discussion sur le maintenant, spéculations sur l'après...
L'heure presse, elle part. Je reste dans mes pensées. Un autre copain que je devais rejoindre ne m'a pas rapelé. J'en suis triste un peu. Et puis, je me dis que c'est ainsi. Chacun ses difficultés, ses empêchements. Je serais mal placée pour jeter la pierre.
Un dernier tour pour me tranquiliser. Voilà, je peux y aller.
Passage express pour récupérer mes bagages et je pars pour le train de nuit.

Gros, gros stress cette nuit.
Me voilà, imaginant mille stratégies pour envisager de façon plus rassurante le trajet gare-domicile au tout petit matin (pour ne pas dire en pleine nuit). Appeler quelqu'un, c'est trop tôt, les transports en commun plus un trajet à pied. Attendre dans un café à la gare que le jour se lève....?
Finalement option 2, petite attente pour les transports puis trajet à pieds par un chemin passant. Tout est ok. Je croise une personne qui ne se révèlera pas être un serial killer.
Peurs diffuses et angoisses irraisonnées.

Edit du 14/06 : Grâce à Libé, un petit extrait de la très belle expo.
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 19:33
La journée s'annonçait bien remplie : plusieurs personnes à voir et les derniers achats peut-être avant mon départ le lendemain.
Je me suis rendue toujours dans des lieux dont j'avais entendu parler sur des blogs de couture, ai découvert de jolies atmosphères cette fois, des rideaux de fer baissés d'autres fois (un samedi au Sentier...).
Et puis, j'ai marché, beaucoup, dans des endroits que je ne reliais pas mentalement : j'ai découvert que la Bastille était tout près du Marais par exemple.
J'ai mangé chez Marianne, profitant de la conversation de mes voisins de file d'attente.
Et puis l'arrivée au premier point de rdv, la crainte d'un lapin, un malentendu d'heure finalement. Pendant l'attente, le temps de me sentir pas très à l'aise, de plus savoir trouvé mes mots, de me sentir un peu (beaucoup) bête. Et mon amie qui me raconte les nombreuses difficultés vécues par elle depuis notre dernière rencontre. Moi, réalisant qu'il m'est arrivé beaucoup de jolies choses ces derniers temps. Alors pourquoi ce malêtre, ces derniers jours? Peut-être que Paris, comme ça, en vacances et seule, j'en viens un peu à bout. Peut-être que ça devient un voyage sans désir. Peut-être qu'il faudrait que j'attende que ça me manque, ne plus y aller par habitude. Ou seule. Y retourner avec lui. Quand on pourra.
Et plus tard dans l'après-midi, retrouver la foule d'une ville de banlieue métissée. Apprécier, discuter, donner des nouvelles. Me sentir bien dans la conversation avec des personnes qui m'ont toujours estimé. Se dire qu'on se reverra vite, ici ou ailleurs.
Demain, c'est le dernier jour.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 10:46
Le jour d'après le vélib day. Quelques courbatures mais pas désagréables.
Il fait beau. Encore. Mais aujourd'hui, ce sera l'expo. J'ai mon billet!
Comme mon pass 1 jour de vélib est encore valide, vous pensez bien que je ne résiste pas, avant d'y aller, à un petit tour.
L'expo? Pour moi, ce que j'attends d'une expo dont je ne connais pas forcément bien l'artiste comme c'était le cas ici, c'est d'avoir un petit aperçu, découvrant une période ou un style et d'éveiller ma curiosité à vouloir éventuellement aller plus loin.
Là ça a été le cas. Ca m'a fait me poser plein de questions que j'aimerais bien fouiller sur son rapport à l'argent par exemple.
Par contre, j'ai été très déçue par le rez-de-chaussée. Je trouve que les oeuvres ne sont pas mis en valeur, voire désavantagées. De la lumière vive sur des supports brillants, c'est pas l'idéal pour voir le noir noir. Je sais pas si je suis très claire. Je n'y connais pas grand chose en mise en place d'expo. Mais là, c'était à des moments franchement gênant de se ballader dans la salle jusqu'à trouver une angle où la lumière ne soit pas trop réfléchie.
J'ai du mal à croire en un effet voulu...
Pour la petite histoire, il y avait zéro file d'attente quand je suis venue et de façon générale peu de monde dans l'expo. Mon stratège d'être venue faire la queue la veille m'a parue bien ridicule...
L'après-midi, je partis en vélib et en quête d'une petite boutique dont j'avais entendu le plus grand bien. J'ai eu du mal à la trouver et mon Graal s'est révélé bien décevant.
Une petite boutique parfaite-un peu trop-, belle-un peu trop-, chère -un peu trop- et chaleureuse -pas vraiment.
Retrouvailles, suite. Une copine de longue date devenue maman. Sa petite, son compagnon. L'importance de garder une belle image.
Retrouvailles, fin. Par une hasardeuse rencontre dans une fnac.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 10:19
Lever le matin sous un très beau soleil.
Une belle journée. Et la veille, j'avais pensé à aller visiter une expo, en me disant qu'il fallait pas que je tarde sinon, j'aurais plus le temps...
Donc, départ de la maison et direction le Grand Palais. Andy Warhol. Me reviennent des souvenirs d'une autre expo vue par ici : Picasso et ses portraits, avec une amie, il y a des années. Je me souviens la foule, je me souviens la file d'attente, je me souviens nos commentaires. On avait beaucoup aimé.
Entre-temps - autant dire que ça fait une éternité que je ne suis pas revenue par ici- il y avait eu la restauration du bâtiment, une émission télé captée une fois en direct du Palais rénové.
Stratégiquement, j'avais prévu de venir à l'heure du repas, pour éviter le monde. C'est en fait à l'heure du déjeuner espagnol que j'arrive. Une file d'une cinquantaine de personnes devant moi. Sous le soleil.
Au fur et à mesure que le temps passe, je me demande si je ne vais pas juste entrer réserver une place pour le lendemain, histoire de profiter du beau temps. Je pourrais partir et revenir acheter ma place le lendemain mais les souvenirs de longues files d'attente m'amènent à préserver le jour même, tant qu'il n'y a pas grand monde.
Une demi-heure plus tard, je ressors, mon billet réservé en poche. Et me dirige vers la Seine. Une envie de faire du velib en longeant le fleuve.
C'est ma première fois de velib. C'est cool, c'est grisant, c'est doux. C'est bien.
Je deviens rapidement addict : le champ de Mars, les invalides (grand souvenir du rond point), le quartier St Germain des Prés, le Marais puis retour vers les Champs Elysées par Rivoli. Passage devant chez Nico au milieu de la police.
J'aurais expérimenté tous les problèmes de vélib dont j'avais entendu parler : vélo naze, station pleine, station en panne...
Je passe plus de temps sur deux roues qu'à pied. Ca m'a fait beaucoup de bien.
J'avais envie de remonter les champs en vélib mais je suis trop fatiguée. Ca fera l'objet d'une prochaine fois. Une nouvelle quête.


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 23:18
Pourquoi je suis venue déjà?
Prendre l'air, des vacances, m'évader un peu, sortir de ma ville.
Retrouver des amis, des proches. Retrouver des endroits que j'aime, en découvrir d'autres. Acheter deux trois trucs qu'on ne trouve qu'ici. Donner des nouvelles, en prendre.
Saisir quelques moments dont je me souviendrais au retour. Prendre des photos aussi.

De jolies découvertes ce jour me rendent plus légères: je butine de boutiques en boutiques, m'inspirant de ceci, touchant cela, m'envisageant portant ça,pourquoi pas?
L'accueil de certaines vendeuses cependant  me fait attérir un peu brusquement, pour peu et je me sentirais un peu pouilleuse par ici. Peu importe j'ai retrouvé un peu d'ivresse, de perspectives, de plaisirs. Là je diffère des achats : je reviendrai!
Soirée de retrouvailles avec de la famille un peu éloignée, soirée étrangement froide où je regretterais plusieurs fois de ne pas tourner 7 fois la langue dans ma bouche tellement j'ai l'impression d'être maladroite...
Je me dis que je me rattraperai une autre fois. Et espère être en meilleure forme le lendemain.


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 22:58
Comme d'hab, un départ en trombe où j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose...Oui mais quoi?
Comme d'hab, je reporte à mon retour deux-trois détails à régler: ménage, paperasse, coups de fil...
Je suis très fière des nouvelles pièces hand made de ma garde-robe, me sentirais presque parisienne. C'est pleine d'applomb que je pars, je prends même le parapluie pour protéger ma coiffure, et toc!
Train de nuit.
Arrivée.
Les premières minutes sont bizarres. Je suis fatiguée et en même temps, j'ai l'impression d'être en pleine forme. Je me demande si je pars directement ce matin me balader  Ou si je me pose un peu. Un tour sur le net, je m'allonge, dors un peu.
Puis le vide. Quoi faire? où aller? Qui voir? Pour certains, c'est calé en amont, pour d'autres, il faut que j'appelle. Et puis les expos, les musées, les envies shopping...Tout reste vide, vide d'envies. Sans choix ni foi. Moi, la boulimique de balades, de découvertes, je me trouve à Paris et je ne sais pas par où commencer, par où continuer, par quoi finir.
De la presque parisienne partie la veille, je me retrouve petite fille apeurée. Je repense au titre d'un roman d'Anna Gavalda " je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Je suis attendue. Ce soir. Dans deux jours. Mais là, non. Je peux rester à l'apart. Je peux sortir.
Je sors. Je retourne me ballader dans un quartier où j'ai mes habitudes, St Michel. Je ne diffèrerai pas mes achats, sous-entendant que je reviendrai, je m'exécute ce jour-même.
Ce jour de vide, de vertiges et de doutes: Pourquoi je suis revenue déjà?



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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 00:21
Arrivée dans une gare parisienne au petit matin, je me dirige sans hésiter vers le métropolitain. Et ça rime.
J'ai la tête je ne sais pas bien où mais j'ai un peu moins mal que la veille. A l'inventeur du paracétamol, la patrie reconnaissante.
Je passe les différents obstacles : achat du titre de transport, au travers d'une petite foule matinale, repérage dans le dédale des stations, changements. Ne pas louper l'arrêt.
Comme toute bonne provinciale, comme toute bonne parisienne très très occasionnelle, je trouve l'ambiance du métro sympa. Je me gorge d'anecdotes en dévisageant les gens autour de moi. Je m'imagine Gilda, cherche la source de ses traces, de ses trajets.
Une mère de famille débordée par ses trois enfants.Le sourire complice d'un passager. Des tourtereaux en pleine rupture. Des musiciens. Des mendiants. Des rames qui parlent toutes seules. Des stations au noms bizarres. Des connues, des inconnus. Des  devinettes faciles (dans quelle station de métro peut-on prendre son thé?). Des pubs. Des concours de la R..p.
Je suis arrivée à Paris. Je prends le métro et je me prépare à quelques jours ici ou là mais là-bas. Je suis à Paris et je vais me balader, je vais voir des gens, je vais visiter de nouveaux musées. Je suis à Paris et je vais marcher. Sous la pluie aussi. Je suis à Paris et je suis malade. Je vais me shooter aux médocs, je vais chercher des mouchoirs dans mon sac. Je vais m'affaler dans le métro. Je vais marcher vite dans les correspondances. Je suis à Paris, je suis malade et les trajets s'enchaînent vite. Je suis à Paris et je suis à fond, je ne me suis jamais déplacée aussi vite. Mon cerveau ralenti est en mode automatique, mes réflexes pseudo parisiens sont mobilisés. Je ne me plante quasiment pas. Même sans carte de métro portative. Je me sers de celles qui sont sur les quais. J'improvise. Je me ris des stratégies. Je ne suis plus vraiment étrangère, pas tout à fait parisienne.
Je suis à Paris pour des vacances. Dans quelques jours je serais partie.
En attendant, je suis malade. J'me débrouille.
Et mes racines parisiennes ressortent.
Elles me guident dans un labyrinthe souterrain. J'arrive toujours à destination.



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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 07:36

Bien sûr j'avais déjà entendu parler de Belleville : en jouant au Monopoly, en allant au ciné voir ses Triplettes, en lisant les excellents romans de Daniel Pennac.
Mais y étais-je déjà venue, vraiment? Passée peut-être mais venue?
En tout cas, là c'était clair, c'était ma destination de l'après-midi. Une Belleville mythique, rêvée, imaginée et finalement trouvée.
Une très bonne surprise.
Quelques tonnements d'un nouvel an chinois à peine fêté, du monde, des gens qui passent, s'arrêtent, s'attendent, discutent...La vie, quoi. Du monde qui bouge et pour ma part plutôt des rencontres éphémères mais sympathiques.
De ses magasins chinois, à ses petits cafés. Des chaussures pas chères, des babioles itou.
Un quartier qui a sûrement changé mais reste plien de charmes. J'y reviendrai.

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 14:27

Il y a un an à peine, je revenais sur les traces d'une vie passée. Avec émotions.Et un peu de nostalgie aussi.
Je suis revenue. Pas longtemps, pas vraiment prévu. C'était super bien. Encore.
Ces intermèdes parisiens me ressourcent, moi, l'entre-deux-vi(ll)es.
Et toujours un lot de trouvailles et re-trouvailles, d'émotions mais moins teintées de nostalgie, de bonheurs passés. Mavie ici est à venir, à re-venir.
Des projets pleins la tête, des images pleins les yeux.
En attendant mes intermèdes m'accompagnent et me confortent...


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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 22:47
Un dimanche au Marais,
rendez-vous pris dans le quartier,
je ne suis pas seule.

Les trottoirs sont bondés, les gens se pressent,
le Marais "gay", le Marais juif, chacun s'y affaire.
Un clin d'oeil appuyé, quelques confidences échangées,
je ne suis pas seule.

Il pleut, entrer dans un café,
s'assoir, se réchauffer, parler.
Se rappeler de choses importantes, oubliées,
Soupirer, se taire.
Je ne suis pas seule.

Dehors, on revient ailleurs.
Un fallafel spécial,
une rondelle d'aubergine imbibée d'huile parfumée.
Je prends le temps de savourer...
et j'en profite pour récupérer
Je ne suis pas seule.

L'heure des retrouvailles arrivent,
avec elles mon anxiété.
Des souvenirs échangés
à la terrasse d'un autre café.
Il fait froid, avons-nous changés?
Oui. Mais.
Je ne suis plus seule.

J'avais (re-)découvert le quartier
par une journée dorée,
aspirée dans mes pensées,
je m'étais sentie bien.
J'ai quitté le Marais
après avoir décliné mon identité,
mes rêves, mes projets...
Au fil des immeubles dorés,
j'ai tracé mes sentiers.
Je ne suis plus seule.

Me reste le goût des fallafels.


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