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Mavie aime

  • Prendre les ronds points à vélo
  • Mettre France Inter en fond sonore
  • Boire du vin chaud dans la rue
  • Manger devant l'ordinateur
  • "Et on tuera tous les affreux" de Sullivan (Boris Vian)
  • Choisir
  • Boire une théière entière

Mavie rêvée

 

"...Je suis tortue et je suis belle
                 Il ne me manque que des ailes
                            Pour imiter les hirondelles..."
                                                                      Desnos


                                                

C'est écrit

Mavie n'aime pas

  • Se sentir incomprise
  • Les petits pois
  • Parler à quelqu'un qui n'écoute pas
  • Avoir l'air bête
  • Etre réveillée par ses voisins très tard ou très tôt
  • Ne pas oser
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 22:44

J'ai abandonné Ma vie Rêvée.

Je l'ai abandonnée sciemment, en l'ayant réfléchi.

Je l'ai laissée de côté pensant cette période de Mavie terminée.

Ou pas vraiment terminée mais voilà, quoi, j'allais ailleurs tout en étant contente du chemin parcouru ici.

...

Hier, j'y suis revenue.

Sur le blog, comme une lectrice.

J'avais imaginé que le blog aurait été fermé.

Mais non, il était là.

...

Alors, je me suis dit que je reviendrai encore

Encore écrire ici.

Je ne suis pas vraiment satisfaite de mes écrits

Et je crois que j'avais arrêté d'écrire car je n'arrivais pas à résoudre cette question,

d'évoquer des situations personnelles de façon anonyme, sur ce blog, donc en public.

 

Bref, j'ai abandonné mon blog.

 

Parfois, je pensais à certains sujets en me disant que ça ferait un bon article.

Mais c'était derrère moi.

Je ne me promets rien pour la suite, je ne vous promets rien

Mais je reviens.

 

Et sinon, je vais bien en ce moment.

Rien de transcendant, pas de nouvelles géniales, de trucs fabuleux,

juste je vais bien.

C'est cool.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 21:55

Et voilà qu'à penser chercher le naturel, il revient au galop!

Et voilà qu'à penser que j'étais passée à autre chose, je retombe dans mes réseaux spéciaux, mes petits plans improbables, mes débrouilles. Ce qui fait que je me retrouve à des soirées improbables, que j'obtiens des pass gratuits pour un festival payant, que je me débrouille comme je peux avec mes moyens chancelants pour me créer une vie quotidienne très acceptable et riche de belles choses.

J'ai envie de me dire que je peux passer à autre chose mais ma précarité financière ne me permet pas encore, hélas, de choisir le cours de sport adéquat et de payer le juste prix à la personne qui l'enseigne. Aussi, je me suis joint à un autre cours, un cours offert gracieusement par une association de gym, sûrement pour faire connaître leur discipline. C'est un cours ouvert, vraiment ouvert à tous. Et voilà que partant d'une info partielle, je remonte la piste jusqu'à trouver horaires et lieux. Reste à me motiver, reste à accepter de faire la démarche seule, personne n'étant vraiment intéressé autour.

Et me voilà à hésiter : ira, ira pas?J'ai l'impression (ou l'envie?) d'avoir dépassé ce genre de plan...Après avoir hésité un moment entre soirée cocooning et saut dans une activité sportive inconnue, je pars. Tant pis, on ne se refait pas. Et si c'est pas bien, je rentre. Tant pis...

J'arrive en avance. Une autre jeune femme est là. Puis d'autres. Et d'autres encore. Par petits groupes. Le lieu est original. Et superbe. Les gens qui attendent le cours rigolent.

Je serai toujours super étonnée de ces regroupements spontanés, peu médiatisés mais où chacun trouve sa place comme si c'était là et pas ailleurs. Ce soir-là, je me suis vraiment sentie joyeuse.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 21:59

Il aurait sûrement été surpris de la vague qui enflamme le monde Arabe. Il aurait continué à reparler de la visite de Kadafi il y a quelques temps en France avec les honneurs de chef d'Etat. Il serait apparu  encore  une fois déllusionné, déçu par le champs politique. Le fait que des milliers de personnes se soulèvent n'auraient pas réussi à lui donner espoir. Il était pessimiste.

Les résultats aux cantonales auraient enfoncé le clou. Il aurait peut-être dit  qu'il fallait s'y attendre, aurait peut-être par provocation ajouté que le Fn n'avait pas de propositions moins intéressantes que les autres, que c'était tous des pourris. Il aurait guetté ma réaction, j'aurais regardé ailleurs, fait comme si je n'avais rien entendu. S'il avait insisté, j'aurais dit avec une indifférence contenue que non, ça n'était pas pareil. J'y aurais re-pensé ensuite, en aurait parlé à mes amis, pour leur dire que c'était triste d'être aussi dépité. J'aurais espéré que c'était que de la provoc. Oui, j'en aurais été sûre, c'était que de la provoc.

Peut-être que le jour où le panache survolait la France, il serait pas trop sorti, on ne sait jamais "Tu parles, qu'ils nous disent la vérité!". Il aurait reparlé de Tchernobyl, du nuage arrêté à la frontière.

Il aurait continué à vivre, un peu replié, un peu essouflé. Il aurait continué avec ses habitudes : les courses, les émissions à la télé. J'aurais continué à le regarder faire, me demandant où était allé celui qui avait été engagé quelques années plus tôt, quand j'étais minaude. J'aurais su que c'était trop facile de dire que sa colère s'était atteinte à mesure que son confort augmentait. Il était toujours en colère. Différemment mais toujours.

Il aurait peut être fait tout ça. Ou pas. Mon père est mort il y a quelques semaines maintenant. Et j'ai encore du mal à réaliser. Je me prends à imaginer ce qu'il serait, le faisant vivre dans mon esprit. Je me répète cette réalité parfois comme pour essayer de l'imprimer une bonne fois pour toutes. Je débite des banalités genre "c'est dommage que quand on soit mort, on ne sache pas ce qu'il se passe ensuite". J'essaie de fixer ce point, cette date, à partir de laquelle il n'était plus là.

Et tout se réorganise, sans lui. Les bonnes nouvelles que laissaient présager cette nouvelle année ont brusquement cessé de rendre ma vie plus légère. Je suis triste et à la fois surprise de ne pas accepter tout ceci avec plus de philosophie. J'ai l'impression de ne pas avoir grandi, je me sens parfois toute petite. Un de ses copains d'enfance, après les funérailles me rappelait qu'il m'avait connue toute petite "Mais là, tu as grandi et en plus tu conduis une grosse voiture". La voiture de mon père, que j'ai failli abimer en me garant devant le cimetierre. Il aurait gueulé. Il aurait.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 21:09

Argh...45 jours déjà sans activité ici et voilà les encarts publicitaires qui me rappellent à l'ordre!Non je ne laisserai pas ce blog en jachère surtout si il se trouve envahi par de la pub!

 

45 jours qui ont filé, une vie façon accélérée...mais toujours pas de boulot. En tout cas pas du boulot pour lequel j'ai repris mes études et me suis formée récemment. Me revoilà donc à retourner à mon boulot d'avant avec beaucoup de précarité et tout et tout...

Par hasard l'autre soir (en vrai j'avais commencé à bosser très très tôt et mon cerveau était trop embrumé pour s'activer à autre chose), je suis tombée sur un reportage d'"Envoyé spécial" sur les chômeurs heureux, le "fun unemployment" ou quelque chose comme ça. Différents portraits illustraient la chose et on a même eu droit à un avant/après puisque les présentatrices nous ont donné des nouvelles des personnes rencontrées.

Je m'attendais à un reportage sur le nouveau rapport au travail avec la massivité du chômage, les personnes qui ne souhaitent plus travailler et autres (comme cela avait été plutôt traité dans "Attention  danger travail!" de Pierre Carles).

Bon, en même temps, j'ai bien exprimé mon état de fatigue et ça devrait justifier, il me semble, ma naïveté.

Ca a donc commencé par le portait d'une femme de 48 ans qui suite à son licenciement avait cherché en vain un travail de façon active, il va sans dire, pendant 3 ans. Elle avait reçu moultes lettres de refus et exprimait ceci: si le marché du travail ne veut pas de moi, en fait, moi non plus je ne veux pas de lui...Elle aurait pu écrire des lettres de non-motivation. Elle a choisi de vivre sobrement et d'être active auprès d'une association de chômeurs.

Les autres situations m'ont laissé dubitative et la conclusion du reportage allant dans le même sens aussi.

Il semblerait en effet que la conclusion à tirer des personnes qui essaient d'investir leur temps à autre chose que de quémander un emploi dans une période ultra-compétititve est qu'elles ne le feraient que pour passer le temps en attendant de revenir dans la vie active! Et bien oui, un gens normal, ça travaille!

Tout ça après des portraits de personnes, entre autres 2 jeunes femmes, qui avaient ouverts un blog pour l'une et pris un boulot à temps partiel pour l'autre, tentant de démontrer qu'en prenant le bon côté des choses, on a plein de temps pour faire plein de trucs quand on est au chômage. D'où le côté "chômeurs heureux" et tout ça.

Oui mais.

Je connais autour de moi, des personnes qui ont pendant leur période de chômage ont fait démarrer un projet, se sont investies dans une asso, bien sûr que ce temps-là peut être exploité et qu'il manque souvent quand on est salarié.

Mais moi, cette année au chômage, j'ai eu l'impression de ne rien avoir le temps de faire. De ne pas pouvoir faire de break par manque de sous. De ne pas pouvoir me projeter à plus d'une semaine car il pouvait y avoir un entretien d'embauche.

Mon rapport avec le travail était plutôt jusqu'à présent de me dire qu'il fallait pas perdre sa vie à la gagner et que quitte à travailler, je voulais un boulot où je me sente investie, qui m'intéresse réellement. J'ai pu gérer des périodes de chômage moins longue de façon plus sereine, soit parce qu'elle intervenait après des périodes de gros stress au boulot soit car ça m'ouvrait de nouveaux possibles, de nouveaux rêves, d'ailleurs, d'autre chose...

Aujourd'hui je me rends bien compte que la façon dont le fait de ne pas en avoir m'obsède de façon inquiétante. J'ai mis tant d'énergie dans ma formation en reprise d'études, dans ma recherche jusqu'à présent! J'ai du mal à devoir renoncer, je ne veux pas me faire une raison. Le monde du travail via les formes de recrutement que j'ai découvert me fait bondir. Ou vomir. Des convocations inopinées pour des entretiens du jour au lendemain et une réponse, quand il y en a des semaines plus tard. Des postes pourvus par relation. Un nombre de candidats tellement important pour le nombre de postes que les exigences deviennent énormes. Jusqu'à où aller? Qu'accepter?

Oui, il y a des chômeurs heureux, ceux qui ne subissent pas la situation  qui peuvent encore faire des choix soit car ils ont des soutiens soit car ce n'est qu'une période transitoire. Moi, je ne sais plus. ça me rend négative et amère. Je déteste les gens qui sont en CDI. C'est pas vrai. Mais je me dis qu'il y a vraiment un monde entre ceux qui ont à chercher du boulot et les autres. Et pas qu'une question de temps libre.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 00:33

Je pensais avoir fini avec cette petite série "coup de g..." de l'été mais non...

On va finir par croire que je recherche les plans foireux mais non, même pas...J'vous l'jure!

 

Ainsi donc ce qui n'était pas lisible sur ces billets, c'est que j'avais recherché des associations pour m'engager sur le long terme. J'en ai même trouvé une en fait qui me convenait bien. Alliant militantisme et actions de terrains variées, la formation proposée aux bénévoles semblait sérieuse et plus généralement leur suivi. Je me suis rendue sur place et on m'a fait visité le site de l'association, m'expliquant rapidement certains spécificités. Bref j'en suis partie conquise un formulaire en main que je devais remplir et envoyer pour commencer le processus d'entrée dans l'asso.

Je savais que le chemin serait long, qu'après le formulaire il y aurait un, peut-être deux entretiens, des formations etc. Mais j'étais (enfin?!) prête à m'engager sur le long terme alors...

Alors, j'ai renvoyé le formulaire. Et je me suis rendue au premier entretien. J'ai été surprise du ton sur lequel il a commencé, on m'a demandé très vite de motiver ma demande, comme si il y avait quelque chose d'important à argumenter. J'ai fait comme j'ai pu, répondant par la suite  aux cas pratiques qui m'ont été proposés. ça a été un entretien assez dense, j'en suis ressortie plus contente, l'impression que je partageais effectivement des valeurs de l'asso en question...

Puis, il y a eu un nouveau rdv pour un deuxième entretien. Et, de nouvelles questions, de nouveaux cas pratiques. Je dois avouer que pour le premier entretien, si je jouais le jeu, j'avais du mal à ne pas faire le rapprochement avec les entretiens d'embauche, le monde du travail bref, la sélection à tout crin. Pour le second entretien en revanche, j'en ai été plus affecté, je me demandais ce que l'on attendait ou ce qui manquait à mon profil. La discussion a été longue pour parler de ma candidature,de la crainte que j'essaie d'y transposer des attitudes professionnelles, bref, moi qui étais très positive, je me suis de nouveau sentie jugée, évaluée...comme dans les entretiens d'embauche. La personne qui faisait l'entretien m'a indiqué que cette impression venait de moi: trop méfiante, pas assez naturelle, spontanée...Je ne sais qu'en penser ou plutôt que décidément je me fais jetée de partout. Je ne pense pas donner suite, quelque soit la décision de l'asso. C'est trop difficile à vivre pour moi actuellement, ces incertitudes, ces remises en question. J'aurais aimé avoir l'occasion d'aller sur le terrain, d'en parler peut-être ensuite ou après une formation. Bon, quand on remet en cause la façon dont on rentre dans une association, c'est peut-être pas un bon départ...

Je suis décidément pas faite pour le monde du travail bénévolat...ou c'est le monde du bénévolat qui est devenu de plus en plus sélectif...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 15:20

Cet été a été pour moi l'occasion de continuer à écouter la radio, assidument.

Enfin, presque.

Car, comme je l'ai déjà écrit, j'aime beaucoup France Inter et en fin d'année scolaire, je re estais pas dans les meilleurs termes avec les méthodes manageriales de ladite radio.

Et cet été, pour la première fois depuis longtemps, moi qui adore les émissions estivales habituellement fraîches, habituellement légères, réjouissantes, nous menant vers un ailleurs (souvenons-nous encore du "dernier parking avant la plage", de "pénéloppe.com" et autres), pour la première fois, donc, j'ai éteins ma radio comme ça en cours de journée. J'ai zappé. J'ai levé les yeux au ciel.

Quand on écoute une radio, quotidiennement, on s'habitue aux rythmes proposés et on finit par se dire tiens, il est déjà 17h, juste au générique d'une émission.

Sauf que là j'ai juste eu l'impression d'être au milieu d'une longue interview en direct d'un festival. C'était cool des fois, mais franchement long. Et franchement peu intéressant. Même si j'aime aller dans des spectacles, concerts, théâtres quand je le peux, je me lasse pas mal d'entendre parler des gens entre eux de cette dernière création ou de cette géniale innovation. Ca parle d'eux, je veux que ça me parle à moi!

 

Bref, pour la première fois depuis longtemps, je me suis ennuyée en écoutant la radio. Moins le matin ,autant le dire, où le journaliste de la matinale m'est paru plusieurs fois très pertinent dans ses remarques et questions et puis l'émisson de Guillaume Erner était juste géniale. La bonne surprise de l'été à mon sens. Et puis,dans les autres moements sympas l'émission de Gérald Dahan, "la jeunesse, tu l'aimes ou tu la quittes" pas tout le temps et l'émission de Laurence Garcia le dimanche ..."Parler d'amour "aussi.

 

La rentrée s'annonce et déjà je cherchais la grille des programmes. A voir à la longue mais je crains de prendre perpét avec les interviews de festival...Les émissions banales (j'allais dire par exmeple, les interviews mais on va finir par penser que vraiment, j'aime pas ça tout court!) font légion. Est-ce que c'est l'invité, le sujet l'actu qui doit faire l'intérêt d'une émission ou son concept même? J' ai toujours pensé à la deuxième réponse et je crains qu'après quelques semaines de tests je doive aller voir ailleurs si j'y suis.

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 23:59

Le meilleur est sans doute pour la fin.

Je reçois un jour l'appel d'une assistante bossant pour la télé, une grande chaîne privée qui s'intéresse à nos temps de cerveaux disponibles. Elle m'apprend que pour une émission (que je ne connais pas), ils aident les gens qui se sont faits arnaqués ou bien qui ont eu un malheur type une catastrophe climatique, à reconstruire leurs maisons. C'est sympa, non? C'est plein de sentiments, dis donc? C'est vraiment pas intéressé comme démarche, d'en avoir fait une émission, hein?

Donc pour cette émission irréprochable niveau compassion, on me propose, à moi, de donner un coup de main solidaire pour des personnes de la région arnaqués par un  méchant vilain.

Le plus drôle, c'est peut-être le moment où mon interlocutrice me dit qu'ils font appel à plein de gens car ils sont en retard sur le planning prévu.

Ils ont eu mes coordonnées par le centre du volontariat.

Je suis restée assez conne avec ce coup de fil. C'est en raccrochant que la colère est montée. Depuis quand une entreprise privée cherche des bénévoles? Depuis toujours, je sais, on est d'accord mais depuis quand c'est devenu en quelque sorte banal, anodin? J'ai loupé un épisode?

 

Je voulais intitulé ces billets "devenir bénévole: une solution au chômage?" mais je ne l'ai fait car je trouvais ça raccoleur. Mais quand même des fois la question se pose...Après les stagiaires, les bénévoles semblent devenir la panacée pour construire, vendre, ou se faire des sous. J'ai entendu au cours de l'été le résumé d'un rapport international dont j'ai complètement zappé les coordonnées qui disait que la situation de l'emploi des jeunes dans le monde étaient extrêmement préoccupante. En clair, ce rapport alertait sur le fait qu'à ne favorisant pas davantage l'accès des jeunes à l'emploi, il y avait un risque qu'une grande partie de la génération des vingtenaires ne connaissent même pas le monde du travail et du coup s'en détournent pour les années à venir.

 

Edit : billet écrit il y a plus d'un mois et depuis la lecture du bouquin de Florence Aubenas et d'autres qui continuent de me faire halluciner. Tout ça me met vraiment en colère. Je continue à me dire que c'est  pas normal, même si je suis impuissante à faire plus.

Edit2 : Même si je parle de l'emploi des jeunes en fin de billet, la précarité n'a pas d'âge (comme le montre encore Florence Aubenas, d'ailleurs). J'espère juste pouvoir continuer à témoigner et à dire ma colère ou juste à me souvenir pour ne pas laisser dire que ces choses là sont acceptables, ordinaires, banales voire ont toujours existé...

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 23:26

J'ai donc commencé à regarder à droite à gauche sur les sites internet des uns et des autres si il en était question: comment faire? à qui s'adresser quand on connaît personne de l'organisation ou du bled en question?

Pour l'un des festival, il n'y avait pas beaucoup de détails, juste une adresse mail pour prendre contact. C'est ce que j'ai fait, j'ai pris contact, par un mail demandant comment faire pour être bénévole, en recherchaient-ils d'ailleurs encore?

J'ai eu une réponse assez laconique. Il faut dire que nous avons à faire là à un festival qui a acquis au fil des ans une certaine notoriété. En fait on ne me demandait pas moins qu'un cv avec lettre de motiv et deux photos, excusez-moi du peu!! J'ai loupé de m'étrangler en voyant l'e-mail qui rajoutait aussi que c'était 3 mois avant normalement qu'ils recevaient les candidatures... Peut-être que dans quelques années, j'en rigolerais du truc : genre, une lettre de motivation? Super ça fait trop longtmeps que j'en ai pas fait! Un cv? Yes, à moi les graphismes sympas, le choix de la police de carcatères et la priorisation de mes expériences!

Sauf qu'en ce moment, niveau dépaysement, c'est franchement moyen...C'est même franchement ce que je fais pour trouver un poste qui me corresponde et si possible payé...Alors l'idée de me dire que je devais convaincre quelqu'un de me prendre en tant que bénévole m'a limite blasée.

Je suis pas naïve et surtout j'en suis pas à ma première expérience associative en tant que bénévole. Je sais bien que le fait de vouloir donner de son temps, d'aider ou autre valeur altruiste ne suffit pas et peut cacher parfois de sombres desseins. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Mais quand même mettre en place un processus aussi proche de celui du monde du travail pour un festival tenu par beaucoup de bénévoles, ça m'étonne...Y-a-t-il donc un profil recherché? Des compétences-clés à faire valoir?

Bref, vous l'aurez compris, je suis allée voir ailleurs...

Ailleurs, un encart sur le site internet précisait un besoin de bénévole. Le festival est plus modeste beaucoup moins connu et franchement militant. Je le sentais bien parti. J'ai appelé le n° indiqué pour demander s'ils recherchaient toujours des bénévoles. Un Oui affirmé m'a répondu! Je le sentais encore mieux parti. J'indique que je suis intéressée, il me faut envoyer certaines informations par mail.

Et puis...à quelles dates suis-je disponible? Le festival dure 10 jours et je devrais aller camper dans le coin car je ne peux faire les trajets.  Pour tout un tas de raisons, je ne souhaite et ne peux partir autant sur la période indiquée. Je propose donc mes services pour la seconde partie du festival, les 5 derniers jours. Je sens la personne déçue : "mais on cherche plutôt des personnes disponibles les 10 jours!" Je réponds que je ne peux pas mieux mais que s'ils cherchent toujours des coups de mains, c'est peut-être mieux que rien...

Apparemment pas. Mon mail envoyé, silence radio. J'ai finalement envoyé un mail pour exprimer ma surprise de trouver les mêmes "méthodes" que celles d'employeurs peu scrupuleux dans le cadre d'un festival plutôt militant. L'équipe est au complet, on m'a répondu. Il faudrait postuler plus tôt l'an prochain... Et l'absence de réponse? un manque de temps.

 

To be continued

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 22:45

  ...une solution au chômage?

 

Voici un petit billet que je voulais écrire depuis quelques temps puisque ces dernières semaines m'ont donné l'occasion de proposer des coups de mains bénévoles, en attendant toujours de trouver du boulot dans ma branche...

Et bien, je crois que j'hallucine un peu sur ce que j'ai pu en connaître du bénévolat en quelques expériences. Bon, soyons clairs ça n'est peut-être pas représentatif mais ça n'en est pas loin surprenant voire significatif au vu de la situation sociale actuelle.

Il y a quelques mois, j'avais contacté un centre du volontariat pour rechercher une association, j'avais rempli une fiche de renseignement et signalé que oui, on pouvait me contacter pour des coups de main ponctuels. La personne qui m'avait reçu semblait de toute façon sceptique quand à mon possible engagement sur la durée car j'étais demandeuse d'emploi et que généralement les assocs aiment bien les personnes qui s'engagent sur la durée. J'aurais pu lui répondre que moi aussi, j'aimais bien les employeurs qui s'engageaient sur la durée, moi aussi j'aimerais bien savoir où je serai et ce que je ferai dans trois mois mais pour le moment, je ne le savais pas. Moi qui ai vraiment des scrupules à me désengager, c'est marrant que l'on me renvoie ça alors que j'essaie juste de continuer ma petite vie, en cherchant du boulot (ce qui n'est pas hyper épanouissant en soi, on l'aura compris).

Il faut croire que je n'ai pas été perméable totalement à ce discours sur la disponibilité car, j'ai eu du mal à passer le cap de téléphoner et me rendre dans des assocs, j'avais effectivement l'impression que d'un mois sur l'autre je pourrais ne plus avoir de temps et laisser tomber des gens ne me réjouissait guère.

J'ai été contactée un jour par une jeune stagiaire qui recherchait des bénévole pour un petit festival. Pourquoi pas? me suis-je dit. Et au pire si je trouve du boulot d'ici là, je les préviendrais et puis voilà.

En fait, j'étais à peu près sûre à ce moment-là de ne pas pouvoir assurer ce festival. Je recherchais activement donc dans les quelques mois qui nous séparaient du moment prévu, j'aurais trouvé un boulot...non?

Non.

Je me suis donc rendue à ce festival avec un goût amer, celui d'un petit échec d'être finalement toujours dispo à cette date et non en poste. Ainsi donc ont commencé mes petites tâches pour le festival qui se sont rapidement révélées plaisantes. Je rencontrais des tas de gens sympas, oeuvrer à mon niveau à un projet modeste et intéressant, je me sentais valorisée et je ne culpabilisais de ne plus arriver à relancer mes candidatures. Je suis sortie ressourcée de cette expérience et l'été arrivant, je me suis dit que ça pourrait être sympa pour changer d'air à moindres frais vu mes moyens actuels de proposer d'être bénévole ailleurs...

 

To be continued

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 23:51

 

 

 

J'ai déjà parlé ici de mon  attachement à France inter et même si je me fais entendre une fois encore, après la bataille (quoique la grille n'est semble-t-il pas complète), je ne suis pas bien rassurée par les départs annoncés, sans même parler du licenciement des deux humoristes de 7h55...

Pour ma part, c'est Sophie Loubière et son parking de nuit que je vais beaucoup regretté. Quoique "Et pourtant elle tourne" et "Allo la planète" m'ouvraient sur d'autres réalités et j'aimais bien.

J'aime laisser la radio en fond sonore, alors je crois que je suis dans un premier temps happée par les voix des animateurs. Puis, c'est le rythme de l'émission, l'équilibre musique/voix qui apparaît.

Le parking de nuit a longtemps été "dernier parking avant la plage". Le gardien à la belle voix nous y accueillait chaleureusement, faisant vivre tel Columbo les aventures virtuelles de sa femme. Puis il y avait des codes couleurs: le parking rose, c'était plutôt bonbon, amours d'enfance, tendresse, le noir, c'était polar, frisson.

J'écoutais attentivement, ou pas, les morceaux choisis par Sophie, et je vous promets que sur des parkings noirs ou des récits pleins de suspense, j'étais littéralement en attente de la fin. J'aimais autant ces moments de lecture que les chansons choisies et volontairement décalées. Un peu de fantaisie, de rétro, de rigolade pour faire passer le tout en créant une ambience un peu folle.

En fait, je me suis même fait la réflexion en attendant une chanson qu'elle pourrait tout à fait correspondre au style musical du parking et je l'ai signalée par mail. Je ne sais si elle est passée finalement ou pas*.


 

Je me suis podcastée pas mal d'émissions et je pense bien en écouter ou en graver sur CD pour garder une trace plus tard. Ma peur du manque, sûrement. < Akynou fait une bonne analyse de la situation (des enjeux que je n'avais pas perçus) et des pétitions circulent ici ou là...

Et plein de podcasts du parking de nuit par ici...

 


  * C'était "une tonne" de Jeanne Cherhal:

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