Suite à ce trajet de Gilda, je me suis demandée si être léger(e), c'était un tempérament ou bien si c'était pas plutôt l'indice d'un certain confort de vie. Cette seconde propostion serait a-priori celle qui retiendrait ma faveur. Etre insouciant face aux conséquences d'un évènement, en rire, ça préserve des ulcères. Mais quand la réalité vous (r)attrape, peu importe qu'on puisse en rire, si ça s'impose à nous de façon "lourde", peut-on rester léger? J'avais acheté le mois dernier un magazine en espèrant trouver le secret. Le titre était accrocheur : "Allègez-vous la vie!". L'idée, c'est de dire que l'on se met parfois trop la pression pour que tout roule et que les autres nous laissent gérer car l'on fait ça super bien alors qu'en vrai on en souffre. Vous l'aurez compris, cet article s'adresse a-priori à la ménagère de - de 50 ans, menant la double vie de maman et working girl. En posant ses limites fermement, revoyant sa maniaquerie à la baisse et en se réappropriant des moments pour elle, voilà qu'elle arrive peu à peu à ré-équilibrer tout ça pour devenir une femme épanouie. Ok. Certes, ça peut sûrement fonctionner. Dans des cas comme ça. Contrairement à ce que peut laisser penser ce blog parfois ces derniers temps, je ne passe pas ma vie à me lamenter sur mon sort. J'assume mes choix même lorsqu'ils sont difficiles et qu'ils me coûtent et j'essaie d'avancer. Je suis seule mais, un peu plus embêtant, je me sens très seule en ce moment. Alors j'essaie de comprendre pourquoi je m'isole, je fais des efforts, me fixe des choses. Je reste pas chez moi à gémir. Je sors de mon bain où je pleurais, de ma couette sous laquelle je me planquais et j'appelle des amis, des copains, des connaissances. Même quand je le sens pas, j'accepte les propositions de sorties, j'en fais, j'invite, je rends visite. Mais il y a des fois où, aussi légère que je puisse être, ça foire. Genre cette semaine. Rendez-vous annulés, quiproquos donnant lieu à silence en face...Je ravale tout ça. Ce n'est qu'une conjonction de micro-évènements, je m'accroche aux micro-bonheurs qui passeraient par là et ça repart. Sauf qu'en ce moment, je teste assez sévèrement mes pulsions de vie. Je me sens sur un mur d'escalade (histoire d'éviter une métaphore avec un ravin ou une falaise) où chaque prise lâche tour à tour, j'ai du mal à savoir vers où me tourner. Je tiens sur l'apparence que je donne mais quand je lâche des trucs, mes proches ne prennent pas le relais comme ils disent dans le magazine... Je crois qu'un des premiers trucs à faire ce serait peut-être d'arrêter de me sentir coupable de cette situation. Je vais essayer ça. On verra...