Ca fait partie de mes réflexions du moment.
J'ai parfois l'impression d'une imposture dans la relation, de personnes qui ont des attentes qui ne m'appartiennent pas, que je ne peux combler. Et ça m'interroge toujours : est-ce moi qui réfléchit trop? Qu'est-ce que j'attends de telle relation? Est-ce que je suis pas trop effacée dans la relation?
Il y a T., croisée par hasard et qui un jour m'a appelée dans la rue comme si nous étions les meilleures amies du monde. T. est sympa et en apparence, elle a l'air bien dans sa vie. Mais ses confidences, qui arrivent rapidement, noircissent le tableau. T. est négative, voire aigrie. Elle s'enferme dans des impasses qu'elle dénonce et dont elle se plaint. T. est malheureuse...et seule. Peut-être est-ce le point commun qui l'amène à me percevoir comme une grande amie. J'apprécie nos papotages et autres moments passés ensemble. Sauf que nous avons beaucoup de différences, qu'elle parait nier. Je peux être triste et morose...mais je ne suis pas pessimiste. J'essaie de saisir le meilleur des expériences qui s'offre à moi. J'apprécie de faire des choses seule aussi. T., je crois a besoin d'écoute, de compagnie. Je peux les lui apporter mais pas tout le temps et je souhaite pas que ça se passe dans un seul sens. J'ai découvert en lisant un magazine (je sais! ça me perdra ;-)) que peut-être elle était une personne dépendante, qui donnait à tout va pour essayer de s'attacher les autres...ou se plaindre d'eux. Ca pourrait expliquer ce sentiment que je ressens, d'être en dette et en même temps envahie...
Et puis, il y a C. Je la connais depuis davantage de temps. Une copine de classe que je trouvais sympa mais très centrée sur elle. Le temps a passé, avec des périodes où l'on se voyait souvent, d'autres moins. Et puis cette année où j'ai cru qu'elle devenait une amie. Loupé. Là encore, le sentiment d'une relation unilatérale où j'étais seule à écouter, soutenir. J'ai montré plus d'exigence à son égard, je me suis moins laissée faire et, après s'être montrée un peu plus à l'écoute , elle est redevenue plus distante et de nouveau en situation de recevoir et non de donner. Je crains que ce soit là sa personnalité, une personnalité centrée sur elle et exigeante avec les autres. Comme souvent le culot paie (du moins il me semble), elle a toujours des gens qui lui donnent, qui remplacent ceux qui la quitte. Des gens qui se sont habitués "elle est comme ça, il faut rien attendre d'elle". Je ne souhaite pas m'habituer.
Moi, ça m'a interrogée. Est-ce mon côté "bonne poire" qui les a attiré? Peut-être... C'est juste à moi alors de clarifier que je ne souhaite pas en être une. C'est juste difficile quand on essaie en face de me culpabiliser (T.) ou quand on en appelle à une difficulté personnelle, temporaire mais qui dure (C).
D'autres gens me veulent du bien et m'en donnent...sans attendre de contre-partie. C'est pour eux que j'ai envie je crois d'être là quand ils en ont besoin.