Ah, ça ne nous rajeunit pas!
Ce film, je me souviens parfaitement avoir voulu le voir à l'époque...Et puis, rien, pas le temps, pas l'occasion... L'autre jour, je suis tombée dessus à la médiathèque et voilà, je me suis souvenue comme si c'était hier que j'avais très envie de le voir.
J'adore ce titre, je l'ai employé des fois, comme ça, pour le plaisir. Sans avoir su ce qui se cachait derrière... Et quelle émotion!
C'est un film sur l'amnésie, les amnésiques, les malades de la mémoire sous leurs différentes formes. Des vieux messieurs qui ont vécu la guerre et restent figés dans une partie d'échec. Ceux qui ne se souviennent plus depuis un choc. Et ceux qui ont une maladie du souvenir...
Dans un centre, "les écureuils", un peu idéalisé, petite structure sympa, haute en couleurs, on essait de rééduquer, de réapprendre, de vivre avec ou plutôt sans mémoire, sans mots appropriés. Toujours au bout de la langue mais plus vraiment au-delà.
Une jeune femme arrive. Suite à un orage, elle perd de plus en plus ses mots. Elle se souvient des noms mais au quotidien. Elle dit avoir la maladie de sa mère, une forme d'Alzhiemer à évolution très rapide.
Elle est jolie, elle a l'air d'aller bien.
Elle fait la connaissance d'un autre patient, aux souvenirs trop lourds, trop loin.
La suite?
C'est comment on vit l'évolution des choses, des souvenirs reviennent à l'un, repartent pour l'autre.
L'histoire est belle et j'en suis restée très émue.
Se souvenir des belles choses.
Pourquoi des fois on oublie et des fois on se rappelle? Quelle est la situation la plus enviable? Est-ce notre mémoire qui modèle notre personne, notre identité? Ou est-ce que l'on a des bases bien plus solides, plus fiables pour se définir? Et si c'était aussi dur de ne vivre que sur le moment présent, sans aucun avant que d'être resté bloqué dans le passé?