Bon d'accord.
Mes fidèles lecteurs (hum hum...) auront compris que je me retrouve assez régulièrement...seule au monde. Seule contre tous. Seule à porter ma solitude. Seule.
Donc ne faisant pas exception à la règle, j'ai pu vivre mon petit moment de grande solitude à peine mon année universitaire entamée. Et j'ai (eu) peur de ce que j'ai vu.
CONTEXTE :
Nous avons deux stages à faire cette année. Comme les autres années.
Un des deux stages se fait en partie l'été, car chez nous, les grandes vacances c'est un mois (où il est probable que nous soyions quelques uns à le passer à travailler...j'adore faire pleurer dans les chaumières).
L'autre stage, il se fait en cours d'année, en alternance avec les cours. Et cette année, il commence même un peu plus tard que prévu.
"Mais ça rentre, ne vous inquiétez pas!" nous ont dit les profs.
"Et on le finit quand?" on a demandé.
"Et ben, ça dépend si vous prenez des vacances à pâques et en février, mais sinon, ça passe, pas de soucis..." ont rajouté les profs.
ACTION:
Me voilà donc, comme mes nouveaux camarades à postuler en stage et à calculer la fameuse date de début et de fin tant demandée par les administrations diverses et variées. Et à réaliser que ça fait quand même un stage qui dure facile jusqu'à fin avril en fait...
Mais là où je tombe vraiment de haut, c'est quand j'entend mes camarades parler d'une durée de 70h en plus...Je me dis que c'est pas possible. Au sens de : pas réaliste. Si on commence le stage plus tard et qu'en plus il est plus long, comment on fait rentrer tout le reste (travaux, exams, autre stage)...
J'exprime mon doute et demande à ce qu'on se le fasse confirmer par les profs.
Moment de solitude n°1: Tout le monde soutient que c'est certes très difficile mais que l'on est dans une formation exigeante. Et puis, ce sont les profs qui nous ont dit la durée, c'est donc ça qui compte...
CONCLUSIONS (provisoires):
Chacun va se débrouiller individuellement pour trouver sa propre solution puisque "c'est comme ça".
Chacun va prendre sur lui car on fait partie de l'élite sélectionnée (probablement sur ses super pouvoirs).
Les profs ont toujours ont toujours raison.
Comme je suis cynique et que je suis l'actualité nationale, je me dis que notre gouvernement et notre président seraient fiers de notre réalisme et de notre abnégation.