Je me lasse d'attendre des réponses à des demandes de stage.
C'est idiot, je ne peux m'empêcher de me demander ce que je n'ai pas ou mal fait. Pourtant quand je regarde les faits, je me dis que j'ai souvent jouer de malchance depuis le début de la quête. Et là, on en arrive à la période où l'on doit s'affoler si on a toujours rien.
Et moi, je n'ai pas tout à fait rien. Mais que valent des souhaits, des encouragements, lorsque les faits restent loin derrière.
Je me lasse également de constater l'écart entre mes attentes et la réalité de ma formation en ce début d'année. Tout n'est pas tout noir, loin de là mais c'est quand même...décevant.
J'essaie souvent de réaccorder tout ça, quand je suis déçue ou impatiente. Je me dis qu'il faut que j'arrive à me faire une raison ou je m'énerve un bon coup, ou je passe à l'acte, c'est selon (je passe le coup de fil tant attendu ou autre).
Et parmi tous les domaines de ma vie, il y en a un où je devrais être remplie d'attentes. Cette belle rencontre faite il y a trois mois. Cette relation à distance qui a commencé depuis. Ces appels réguliers, ces rires, ces mots échangés.
J'en ai oublié de les attendre, ils sont là. Autour de moi, je réponds aux questions, devinent les attentes : "quoi, tu n'y vas pas à Noël?" "Lui, ne vient pas encore?". Non, c'est impossible, vraiment. Alors devant l'incertitude du moment de nos retrouvailles, on avance quand même, dans nos quotidiens, dans nos vies, dans notre couple. On n'attend pas, on vit. C'est comme un voyage qui commence dès le trajet. C'est mon truc à moi, les voyages lents qui laissent tout une part d'imaginaire mais permettent aussi de se préparer peu à peu à l'arrivée.
Marre d'attendre...