Lever le matin sous un très beau soleil. Une belle journée. Et la veille, j'avais pensé à aller visiter une expo, en me disant qu'il fallait pas que je tarde sinon, j'aurais plus le temps... Donc, départ de la maison et direction le Grand Palais. Andy Warhol. Me reviennent des souvenirs d'une autre expo vue par ici : Picasso et ses portraits, avec une amie, il y a des années. Je me souviens la foule, je me souviens la file d'attente, je me souviens nos commentaires. On avait beaucoup aimé. Entre-temps - autant dire que ça fait une éternité que je ne suis pas revenue par ici- il y avait eu la restauration du bâtiment, une émission télé captée une fois en direct du Palais rénové. Stratégiquement, j'avais prévu de venir à l'heure du repas, pour éviter le monde. C'est en fait à l'heure du déjeuner espagnol que j'arrive. Une file d'une cinquantaine de personnes devant moi. Sous le soleil. Au fur et à mesure que le temps passe, je me demande si je ne vais pas juste entrer réserver une place pour le lendemain, histoire de profiter du beau temps. Je pourrais partir et revenir acheter ma place le lendemain mais les souvenirs de longues files d'attente m'amènent à préserver le jour même, tant qu'il n'y a pas grand monde. Une demi-heure plus tard, je ressors, mon billet réservé en poche. Et me dirige vers la Seine. Une envie de faire du velib en longeant le fleuve. C'est ma première fois de velib. C'est cool, c'est grisant, c'est doux. C'est bien. Je deviens rapidement addict : le champ de Mars, les invalides (grand souvenir du rond point), le quartier St Germain des Prés, le Marais puis retour vers les Champs Elysées par Rivoli. Passage devant chez Nico au milieu de la police. J'aurais expérimenté tous les problèmes de vélib dont j'avais entendu parler : vélo naze, station pleine, station en panne... Je passe plus de temps sur deux roues qu'à pied. Ca m'a fait beaucoup de bien. J'avais envie de remonter les champs en vélib mais je suis trop fatiguée. Ca fera l'objet d'une prochaine fois. Une nouvelle quête.