Les juillettistes et les aoutiens ont, par définition, regagné leurs demeures. A la radio, on parle de la rentrée sociale, de la rentrée des classes et des fois, on revient même sur le buzz de l'été (cette année, je le rappelle, c'est la grippe A). Septembre donc. Les impôts, c'est pour bientôt. Dans les magazines, on apprend comment prendre de bonnes résolutions/s'organiser/garder son bronzage; bref, tout pour être au top social mais rien pour s'arrêter et réfléchir à un moment sur le pourquoi de toute cette pression... Septembre, quoi. Pour moi, c'est la fin...du boulot. En tout cas, ça l'a été souvent. Cette année et déjà l'année dernière, c'est les derniers exams, mémoires et autres joyeusetés. L'année a été longue, fatigante et pourtant, je devrais encore tenir le coup quelques jours. Septembre, depuis le début de mes études (je suis aujourd'hui en reprise d'études donc ça date), c'était la date de mes vacances. L'été indien. La non-rentrée. Ayant travaillé tout l'été, en septembre, je partais. A contre-courant. J'ai toujours eu des boulots pendant les vacances de la majorité des gens. Donc septembre, c'était bien, c'était fini. C'était calme, c'était doux. Vendredi, après une semaine à dormir à pas d'heure et à me lever très tôt pour maximiser chaque seconde d'écriture/lecture/synthèse possible, j'ai eu une petite pause. J'ai donc planifié mille projets pour m'imaginer que je serais quand même un peu partie en vacances. Et j'y ai bien vite renoncé, réalisant que les sorties de plus d'une heure dehors me donnaient des vertiges. Alors, j'ai dormi, cuisiné et dormi. Avec France inter à la radio, trop contente de pouvoir augmenté un peu le volume et de pas juste le laisser en fond sonore. Et bien, j'ai entendu des trucs drôlement bien. Déjà la veille matin, il y avait eu un édito politique particulièrement pertinent et sans concession sur la réforme des juges d'instruction. Ce vendredi, il y a eu aussi une longue émission sur la grippe A (cf plus haut: le buzz de l'été). Mais pas traité comme d'habitude : le chercheur invité expliquait que dans les cas d'épidémie les plus fragiles étaient également ceux qui sont les plus démunis en temps normal. Une politique sociale solidaire sur le long terme, ne se limitant pas bien entendu aux "pays riches", serait donc préférable à des mesures prises par à coups et alarmistes, favorisant la méfiance des autres?? Moi, j'ai été bien contente de pouvoir entendre tout ça. Bien contente de réaliser que ma fatigue physique/nerveuse n'altérait pas tous mes neurones. Ah! Septembre...bientôt la fin de l'année...
Ah, la grippe A, quel sujet ! Changeant tout le temps (comme sujet ; le virus, j'en sais rien !). Au début, ceux qui étaient grièvement atteints c'était parce qu'ils avaient une autre maladie : d'abord respiratoire ou immunitaire ; après, ils étaient trop gros ; quand je m'attendais à ce qu'ils considèrent le nez camus (ou aquilin, on ne sait jamais) comme facteur de risque, les scientifiques s'apperçoivent (on l'a su hier ou avant-hier) que parmi les cas graves, 40% étaient complètement sains (peut-être qu'ils n'ont pas regardé leurs nez – aux patients – après tout) : ça fausse toutes les comparaisons statistiques avec la grippe "normale"... à moins que ce ne fasse partie d'une autre manoeuve de distraction, bien sûr, tout est possible !Bref, bonne fin d'année pour toi !