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...Humeurs, Critiques, Etats d'Ame, Passages, Madeleines et autres Fruits de Mavie...

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Entendre l'absence

En refouillant dans les archives du blog, pourtant bien délaissé depuis quelques temps, j'ai retrouvé le billet auquel je pensais. Celui qui marquait mon ras-le-bol d'un fonctionnement associatif et plus précisément des réunions, du groupe...J'avais appelé ce billet : l'enfer.
Probablement à hauteur du chaos qui occupe mon esprit dans ces moments de grands doutes. Je tourne, retourne le problème dans ma tête. C'est de la rumination, ça m'occupe et m'empêche de prendre plaisir à ce que je vis. Ca se produit souvent dans des moments dans lesquels je me sens isolée, incomprise.
Ce billet que j'avais écrit, je l'ai recherché  car la question qu'il pose revient pour moi dans l'actualité. Depuis cette réunion où lassée de nous voir faire deux pas en avant et trois en arrière, j'ai indiqué ma volonté de ne plus participer aux réunions. J'ai continué à suivre l'aventure de l'association, de loin.
Et là, on me proposait de revenir faire une dernière rencontre, une der des ders, une réunion bilan.

A l'heure où j'ai commencé à écrire ce billet, elle n'avait pas encore eu lieu. Aujourd'hui, elle est déjà passée.
Que dire de cette période a-posteriori? Pour cette réunion bilan, plusieurs personnes insistaient pour que je sois là. Je ne savais pas trop quoi en penser; j'y voyais de la culpabilité, de la facilité (me donner la place de porte-parole), le malaise que je sois partie de ce groupe où j'étais plutôt active. Moi, plus la date de cette réunion avançait et plus mon point de vue se délitait, je ne savais plus pourquoi, ni comment j'en étais arrivé là tant cela me semblait disproportionné en terme d'angoisses.
Je m'y suis rendue tremblante mais déterminée à en finir et j'en suis sortie plutôt agréablement surprise. Dès le début, j'ai réalisé que certaines idées que je défendais, en étant minoritaire à l'époque, étaient aujourd'hui soutenues par la majorité, certaines craintes que j'avais verbalisées s'étaient entre temps réalisées. Je crois que c'est un côté de la vie des groupes qui me fait le plus peur : cette facilité à basculer d'un pôle à l'autre avec une grande facilité, sans trop de remise en cause. D'ailleurs, le "leader" de la veille était aujourd'hui pointé du doigt puisque l'orientation qu'il proposait, que je contestais jusqu'à justifier mon départ des réunions, était aujourd'hui majoritairement dénoncée. J'en étais dégoûtée.
Puis, cerise sur le gâteau de cette réunion, une personne assez charismatique sur ce groupe pour ses engagements a précisément reconnu la façon dont j'avais pu faire vivre les miens.

Au-delà d'une anecdote, j'ai envie de me souvenir de ce moment de ma vie. Ca n'a pas été simple à vivre mais j'ai le sentiment d'avoir passer une étape. J'aime en retenir aussi que la parole, même en l'absence de la personne qui la porte peut rester vive au point d'être approprié par d'autres comme une évidence.
Et aujourd'hui, j'ai envie de passer à autre chose, sereinement.





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