...Humeurs, Critiques, Etats d'Ame, Passages, Madeleines et autres Fruits de Mavie...
J'ai déjà parlé ici de mon attachement à France inter et même si je me fais entendre une fois encore, après la bataille (quoique la grille n'est semble-t-il pas complète), je ne suis pas bien rassurée par les départs annoncés, sans même parler du licenciement des deux humoristes de 7h55...
Pour ma part, c'est Sophie Loubière et son parking de nuit que je vais beaucoup regretté. Quoique "Et pourtant elle tourne" et "Allo la planète" m'ouvraient sur d'autres réalités et j'aimais bien.
J'aime laisser la radio en fond sonore, alors je crois que je suis dans un premier temps happée par les voix des animateurs. Puis, c'est le rythme de l'émission, l'équilibre musique/voix qui apparaît.
Le parking de nuit a longtemps été "dernier parking avant la plage". Le gardien à la belle voix nous y accueillait chaleureusement, faisant vivre tel Columbo les aventures virtuelles de sa femme. Puis il y avait des codes couleurs: le parking rose, c'était plutôt bonbon, amours d'enfance, tendresse, le noir, c'était polar, frisson.
J'écoutais attentivement, ou pas, les morceaux choisis par Sophie, et je vous promets que sur des parkings noirs ou des récits pleins de suspense, j'étais littéralement en attente de la fin. J'aimais autant ces moments de lecture que les chansons choisies et volontairement décalées. Un peu de fantaisie, de rétro, de rigolade pour faire passer le tout en créant une ambience un peu folle.
En fait, je me suis même fait la réflexion en attendant une chanson qu'elle pourrait tout à fait correspondre au style musical du parking et je l'ai signalée par mail. Je ne sais si elle est passée finalement ou pas*.
Je me suis podcastée pas mal d'émissions et je pense bien en écouter ou en graver sur CD pour garder une trace plus tard. Ma peur du manque, sûrement. < Akynou fait une bonne analyse de la situation (des enjeux que je n'avais pas perçus) et des pétitions circulent ici ou là...
Et plein de podcasts du parking de nuit par ici...
* C'était "une tonne" de Jeanne Cherhal: