Mon horizon était Notre Dame. Au plus loin son square derrière.
Je l'ai dépassé et j'ai découvert : l'île Saint Louis.
J'ai lu que c'était un des coins les plus romantiques, la ballade à faire en amoureux. Ce jour-là, j'étais seule. Alors j'ai traversé un des petits ponts (dirait-on une passerelle?) et je me suis enfoncée dans une des ses rues. C'est facile, il y en a deux perpendaiculaires. J'étais un peu curieuse. Elle ressemblait à un lieu de résidence chic. C'était en tout cas un endroit paisible. J'ai tourné dans la rue principale et je l'ai remontée en lorgnant les vitrines des magasins. C'était beau, c'était calme. Ils sont où les touristes? Sur le parvis de la cathédrale sur l'île voisine?
A 100 mètres à vol d'oiseau, je savourais ma découverte. Etais-je déjà venue ici? Je ne sais plus. C'était petit, c'était cosy, c'était pluvieux. Les boutiques défilaient et je les examinaient plus attentivement : des bijoux, des vêtements...Un parfum d'autrefois dans cette rue oubliée. Je croise une dame dont les enfants sortent visiblement de l'école...Y'en aurait-il une sur cet îlot? Loin des bruits de voitures sur les quais voisins, loin de l'efferscence du quartier Saint-Michel, l'hôtel de ville, les bruits de cloches à Notre Dame. Des voitures qui roulent tout autour et ce quartier au milieu.
Vue sur une porte de boutique, une inscription, également traduite en anglais, qui indique l'absence de la vendeuse, ou plutôt sa présence dans le café en face. Ne pas hésiter à la demander, insiste-t-elle. C'est génial, je découvre un village. Les gens se connaissent, se parlent, vont même boire des cafés en face.
Je remonte l'île en longeant un des quais. Durant ce séjour riche en émotions,je reviendrai deux ou trois me ressourcer dans ce quartier.