Comme d'hab, un départ en trombe où j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose...Oui mais quoi?
Comme d'hab, je reporte à mon retour deux-trois détails à régler: ménage, paperasse, coups de fil...
Je suis très fière des nouvelles pièces hand made de ma garde-robe, me sentirais presque parisienne. C'est pleine d'applomb que je pars, je prends même le parapluie pour protéger ma coiffure, et toc!
Train de nuit.
Arrivée.
Les premières minutes sont bizarres. Je suis fatiguée et en même temps, j'ai l'impression d'être en pleine forme. Je me demande si je pars directement ce matin me balader Ou si je me pose un peu. Un tour sur le net, je m'allonge, dors un peu.
Puis le vide. Quoi faire? où aller? Qui voir? Pour certains, c'est calé en amont, pour d'autres, il faut que j'appelle. Et puis les expos, les musées, les envies shopping...Tout reste vide, vide d'envies. Sans choix ni foi. Moi, la boulimique de balades, de découvertes, je me trouve à Paris et je ne sais pas par où commencer, par où continuer, par quoi finir.
De la presque parisienne partie la veille, je me retrouve petite fille apeurée. Je repense au titre d'un roman d'Anna Gavalda " je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Je suis attendue. Ce soir. Dans deux jours. Mais là, non. Je peux rester à l'apart. Je peux sortir.
Je sors. Je retourne me ballader dans un quartier où j'ai mes habitudes, St Michel. Je ne diffèrerai pas mes achats, sous-entendant que je reviendrai, je m'exécute ce jour-même.
Ce jour de vide, de vertiges et de doutes: Pourquoi je suis revenue déjà?