Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le
bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leurs larmes les pierres insensibles.
Je me sens pourtant fatiguée et ces situations favorisent la déprime. Plutôt que de me requinquer de l'énergie des vagues, je revois des situations, des visages qui m'ont fait mal et me laisse entraîner au large, loin de la lumière de tout phare. Je flotte malgré les courants, quelque part au milieu de rien ou de tous. Ma résistance, mon énergie pour ne pas perdre pied m'épuise à la longue. Je voudrais trouver ce qui m'aiderait à flotter. Parce que je sais bien que je me maintiens trop seule. Jusqu'à quand en aurais-je la force?
Je ne crois pas que je sombrerais, je me suis toujours rétablie. Je dois juste, peut-être, accepter ces mains qui se tendent, de radeaux de fortune. Envisager un système de bâteau-stop pour rejoindre la rive. Me faire une petite place sur des épaules, une embarcation quelconque pourvu que j'y vois un horizon paisible. Accepter de me faire une place là où je ne me sens pas titulaire puisque je semble destinée à être la remplaçante.
Une naufragère m'a dit un jour que se porter seule, c'est toujours moins lourd que de sentir les chaînes ou les boulets d'autres qui sombrent. Et c'est vrai.
Boire la tasse, résister et s'épuiser mais flotter au milieu de la mer, c'est avoir au-dessus de soi des étoiles, des lumières, des astres qui peuvent nous guider. Même si loin du phare.
Et dans un éclair de lune, m'apercevoir que je ne suis pas la seule à me débattre, la seule à douter, la seule à résister.
Il est bientôt quatre heures, je n'arrive pas plus à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leurs larmes les pierres insensibles. Ces vagues charrient avec elles des personnes comme moi. Qui peuvent se dire qu'elles en ont marre de foncer et de se faire mal. Mais qui reviendront encore et encore, toujours plus nombreuses, peut-être même en groupe, soudées.
Les pierres n'ont qu'à bien se tenir.

D'autres vagues?
Les premières phrases du billet se trouvent par là...
Je me sens pourtant fatiguée et ces situations favorisent la déprime. Plutôt que de me requinquer de l'énergie des vagues, je revois des situations, des visages qui m'ont fait mal et me laisse entraîner au large, loin de la lumière de tout phare. Je flotte malgré les courants, quelque part au milieu de rien ou de tous. Ma résistance, mon énergie pour ne pas perdre pied m'épuise à la longue. Je voudrais trouver ce qui m'aiderait à flotter. Parce que je sais bien que je me maintiens trop seule. Jusqu'à quand en aurais-je la force?
Je ne crois pas que je sombrerais, je me suis toujours rétablie. Je dois juste, peut-être, accepter ces mains qui se tendent, de radeaux de fortune. Envisager un système de bâteau-stop pour rejoindre la rive. Me faire une petite place sur des épaules, une embarcation quelconque pourvu que j'y vois un horizon paisible. Accepter de me faire une place là où je ne me sens pas titulaire puisque je semble destinée à être la remplaçante.
Une naufragère m'a dit un jour que se porter seule, c'est toujours moins lourd que de sentir les chaînes ou les boulets d'autres qui sombrent. Et c'est vrai.
Boire la tasse, résister et s'épuiser mais flotter au milieu de la mer, c'est avoir au-dessus de soi des étoiles, des lumières, des astres qui peuvent nous guider. Même si loin du phare.
Et dans un éclair de lune, m'apercevoir que je ne suis pas la seule à me débattre, la seule à douter, la seule à résister.
Il est bientôt quatre heures, je n'arrive pas plus à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leurs larmes les pierres insensibles. Ces vagues charrient avec elles des personnes comme moi. Qui peuvent se dire qu'elles en ont marre de foncer et de se faire mal. Mais qui reviendront encore et encore, toujours plus nombreuses, peut-être même en groupe, soudées.
Les pierres n'ont qu'à bien se tenir.

D'autres vagues?
Les premières phrases du billet se trouvent par là...
par Mavie
publié dans :
Mavie fictive


