Une vie rêvée?
"...Je suis tortue et je
suis belle
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles..."
Desnos
pas mon père, non Lynda...
Warning! Ceci est un aspect de Mavie billet qui part en vrille!
Mais je ne peux pas dire qui c'est non plus.
"Le plus fort, c'est mon père", c'est la chanson de Lynda Lemay qui m'est revenue en tête récemment mais j'imaginais bien en faire une version inversée.
Ma quête actuelle n'est pas celle d'un homme idéal, parfait père de mes futurs enfants, complices de mes plus beaux instants etc, etc.
Non, actuellement, ma quête est bien plus primaire.
Ben oui, je cherche des histoires légères.
Vivre de beaux moments, avec de belles personnes, échanger, partager, me faire plaisir et en profiter.
Vivre cela de façon légère. Sans plus m'alourdir du poids de mes doutes, de ma peur de l'engagement. C'est pas un choix définitif mais c'est, je crois, ce que je peux faire de mieux actuellement.
Mais qu'est-ce que les hommes que je rencontre sont compliqués!
J'observe avec distance leurs états d'âme et leurs difficultés à profiter de ce que nous offre notre présent. Je pense comprendre leurs questionnements, leurs errements. Ces mots dits à ton feutré, les "au revoir" provisoires ou non. J'en suis toujours triste même si, je dois dire que je me sens distante avec le malaise qu'il nomme comme une chose à règler avec eux-mêmes.
Je me sens pleine de préjugés pour le coup! Bien sûr que les hommes sont sensibles. Juste
qu'apparemment, c'est mon profil favori en ce moment...pour le meilleur et pour le pire.Warning! Ceci est un aspect de Mavie billet qui part en vrille!
Mais je ne peux pas dire qui c'est non plus.
"Le plus fort, c'est mon père", c'est la chanson de Lynda Lemay qui m'est revenue en tête récemment mais j'imaginais bien en faire une version inversée.
Ma quête actuelle n'est pas celle d'un homme idéal, parfait père de mes futurs enfants, complices de mes plus beaux instants etc, etc.
Non, actuellement, ma quête est bien plus primaire.
Ben oui, je cherche des histoires légères.
Vivre de beaux moments, avec de belles personnes, échanger, partager, me faire plaisir et en profiter.
Vivre cela de façon légère. Sans plus m'alourdir du poids de mes doutes, de ma peur de l'engagement. C'est pas un choix définitif mais c'est, je crois, ce que je peux faire de mieux actuellement.
Mais qu'est-ce que les hommes que je rencontre sont compliqués!
J'observe avec distance leurs états d'âme et leurs difficultés à profiter de ce que nous offre notre présent. Je pense comprendre leurs questionnements, leurs errements. Ces mots dits à ton feutré, les "au revoir" provisoires ou non. J'en suis toujours triste même si, je dois dire que je me sens distante avec le malaise qu'il nomme comme une chose à règler avec eux-mêmes.
EDIT du 6 mai 2008 :
Oui, bon, je suis peut-être allée vite en besogne. Oui, ils sont super compliqués. Mais des fois, la complication ça apporte de belles surprises.
Cool.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
...ou appeler une ancienne amie pour voir si tout se passe bien pour
elle.
J'ai eu ce genre d'idée hier après avoir appris qu'elle allait enfin acheter une maison avec son compagnon...sauf que dans le même temps, j'entendais les inquiétudes d'autres copains concernant son compagnon. Ainsi, je n'étais pas la seule à avoir entendu les petites humiliations qu'il lui assène de façon régulière en public. Là, on peut pas dire qu'elle non plus ne sache pas. Elle en rigole elle-même mais peut-on en rire sincèrement? Il semble qu'elle mette beaucoup d'eau dans son vin, qu'elle prenne beaucoup sur elle pour que son couple perdure. Et jusque là je me disais que c'était peut-être ça le secret de la durée...quand ça vient des deux personnes. Et peut-être que ça venait des deux personnes après tout, je les fréquentais peu.
J'ai pris de la distance il y a un certain temps avec elle mais nous nous revoyons avec d'autres copains communs. Je me suis promise de ne plus prendre part à ses confidences puisque c'est là une des raisons de notre "rupture" amicale.
Mais là, hier, j'avoue que...j'y ai pensé.
Je sais aussi que l'achat de la maison dessine le projet d'un enfant, de plusieurs et de la vie idéalisée qu'elle essaie de construire, quitte à avaler des couleuvres. C'est une question de choix. Mais là encore, il semblerait que ce soit un peu plus son choix que l'envie du "futur papa"...
Je crois que je ne l'appelerais pas car je n'ai aucune information qu'elle n'ignore, elle feint juste de ne pas les voir. Et je suis franchement mal placée pour le faire. Mais je me dis que je lui offrirais une oreille attentive et disponible au besoin. Malgré nos prises de tête, les déceptions, la colère que j'ai pu avoir contre elle, ça me fait quelque chose (et j'en suis surprise) de la voir dans cette situation. Je me rends compte que les copains autour ne bougeront pas même si la situation leur crève le coeur. Je crois juste que, paradoxalement, il la connaisse moins bien que je ne la connais au fond. Je relis cette phrase et je me dis que je me donne sûrement plus d'importance que j'en ai. Elle donne beaucoup le change ces derniers temps. Elle parle beaucoup d'elle, raconte sa vie facilement mais j'ai parfois moi du mal à la reconnaître dans ce qu'elle dit. Peut-être a-t-elle changé, réellement, peut-être l'ai-je peu connue...
La question de mon ingérence dans la vie des autres me questionne depuis quelques temps mais aujourd'hui, il ne s'agit plus de morale mais de choix personnels. Ces mêmes choix qu'elle m'avait aidé à faire alors que nous étions amies dans une situation similaire et que les copains à qui ça crevait peut-être aussi le coeur, se taisaient. C'est peut-être là d'où vient mon malaise finalement...
J'ai eu ce genre d'idée hier après avoir appris qu'elle allait enfin acheter une maison avec son compagnon...sauf que dans le même temps, j'entendais les inquiétudes d'autres copains concernant son compagnon. Ainsi, je n'étais pas la seule à avoir entendu les petites humiliations qu'il lui assène de façon régulière en public. Là, on peut pas dire qu'elle non plus ne sache pas. Elle en rigole elle-même mais peut-on en rire sincèrement? Il semble qu'elle mette beaucoup d'eau dans son vin, qu'elle prenne beaucoup sur elle pour que son couple perdure. Et jusque là je me disais que c'était peut-être ça le secret de la durée...quand ça vient des deux personnes. Et peut-être que ça venait des deux personnes après tout, je les fréquentais peu.
J'ai pris de la distance il y a un certain temps avec elle mais nous nous revoyons avec d'autres copains communs. Je me suis promise de ne plus prendre part à ses confidences puisque c'est là une des raisons de notre "rupture" amicale.
Mais là, hier, j'avoue que...j'y ai pensé.
Je sais aussi que l'achat de la maison dessine le projet d'un enfant, de plusieurs et de la vie idéalisée qu'elle essaie de construire, quitte à avaler des couleuvres. C'est une question de choix. Mais là encore, il semblerait que ce soit un peu plus son choix que l'envie du "futur papa"...
Je crois que je ne l'appelerais pas car je n'ai aucune information qu'elle n'ignore, elle feint juste de ne pas les voir. Et je suis franchement mal placée pour le faire. Mais je me dis que je lui offrirais une oreille attentive et disponible au besoin. Malgré nos prises de tête, les déceptions, la colère que j'ai pu avoir contre elle, ça me fait quelque chose (et j'en suis surprise) de la voir dans cette situation. Je me rends compte que les copains autour ne bougeront pas même si la situation leur crève le coeur. Je crois juste que, paradoxalement, il la connaisse moins bien que je ne la connais au fond. Je relis cette phrase et je me dis que je me donne sûrement plus d'importance que j'en ai. Elle donne beaucoup le change ces derniers temps. Elle parle beaucoup d'elle, raconte sa vie facilement mais j'ai parfois moi du mal à la reconnaître dans ce qu'elle dit. Peut-être a-t-elle changé, réellement, peut-être l'ai-je peu connue...
La question de mon ingérence dans la vie des autres me questionne depuis quelques temps mais aujourd'hui, il ne s'agit plus de morale mais de choix personnels. Ces mêmes choix qu'elle m'avait aidé à faire alors que nous étions amies dans une situation similaire et que les copains à qui ça crevait peut-être aussi le coeur, se taisaient. C'est peut-être là d'où vient mon malaise finalement...
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Après avoir réussi à
déterminer quelle pouvait être ma vraie nature de cheveux, vinrent les questions autour de la raison de ce changement.
Pourquoi?
T'aimes plus les boucles?
Tu as envie de séduire? Tu veux surprendre un amoureux?
Un rendez-vous important?
Et c'est pour toujours?
Changer gratuitement, comme ça. Un matin, se dire qu'on va sauter le pas. Et dans mon cas un très petit pas finalement car je pouvais à tout moment reculer. Personne ne poussait vers cet avant. Seulement moi.
Et si finalement, j'y réfléchis, je me dis que c'est probablement les semaines qui ont précédées qui ont préparé ce changement. Et non l'inverse. Je veux dire que l'étape coiffeur n'est pas le commencement d'un mieux-être mais sûrement, contrairement à certaines apprences (dont il faut se méfier, la preuve!), sa poursuite. Pas de baguette magique (ni de brushing magique), juste quelque chose qu'on décide un jour parce que c'est le moment. L'approche de mon anniversaire n'est certainement pas pour rien là dedans. Je me sens physiquement entre deux âges, en zone floue, et je sais que ce qui peut me faire basculer aux yeux des autres de l'un à l'autre, ce sera mon style. Je le cherche depuis quelques temps peut-être plus assidument qu'avant. Je tente des associations, je bricole, couds, découds, coupe, rallonge...J'ai déjà eu des périodes comme ça où je faisais la même chose pour essayer d'être à la mode avec un petit budget. Là, il n'y a plus cette envie d'être "tendance" mais plutôt celle d'être moi, de me plaire déjà, de personnaliser mon physique finalement. Je continuerais sûrement encore à me cacher dans des vêtements banals régulièrement, à m'habiller classique/pratique. Mais la dynamique est lancée. J'assume depuis quelques temps des associations plus osées, je réinterroge, persévère ou non.
De là quelques réflexions décousues :
-Des fois, on change à l'intérieur et on a envie que ça se voie aussi "du dehors". D'autres fois, on essaye des petites choses en apparence pour peut-être accrocher sur un détail qui parlerait un peu de soi.
-Le miroir ne me dira pas si je suis la plus belle. Ou plutôt l'un me dira quelque chose, un autre pensera différemment...
-Je suis parfois bluffée de voir comment une apparente confiance en soi peut cacher une majorité tous les doutes que l'on a et nous amener à dépasser ce qui nous paraissait une montagne
-J'ai beaucoup appris beaucoup de mes aïeules féminines mais j'aurais aimé apprendre certains codes, certains dictons, certains trucs autour de la féminité. J'ai bien conscience qu'il y a des choses ridicules qui se disent traditionnellement...mais je crois que j'aurais aimé juste une transmission même symbolique.
Et enfin :
-Qu'il m'a été agréable de changer un peu, à mes yeux, à ceux des autres.
Pourquoi?
T'aimes plus les boucles?
Tu as envie de séduire? Tu veux surprendre un amoureux?
Un rendez-vous important?
Et c'est pour toujours?
Changer gratuitement, comme ça. Un matin, se dire qu'on va sauter le pas. Et dans mon cas un très petit pas finalement car je pouvais à tout moment reculer. Personne ne poussait vers cet avant. Seulement moi.
Et si finalement, j'y réfléchis, je me dis que c'est probablement les semaines qui ont précédées qui ont préparé ce changement. Et non l'inverse. Je veux dire que l'étape coiffeur n'est pas le commencement d'un mieux-être mais sûrement, contrairement à certaines apprences (dont il faut se méfier, la preuve!), sa poursuite. Pas de baguette magique (ni de brushing magique), juste quelque chose qu'on décide un jour parce que c'est le moment. L'approche de mon anniversaire n'est certainement pas pour rien là dedans. Je me sens physiquement entre deux âges, en zone floue, et je sais que ce qui peut me faire basculer aux yeux des autres de l'un à l'autre, ce sera mon style. Je le cherche depuis quelques temps peut-être plus assidument qu'avant. Je tente des associations, je bricole, couds, découds, coupe, rallonge...J'ai déjà eu des périodes comme ça où je faisais la même chose pour essayer d'être à la mode avec un petit budget. Là, il n'y a plus cette envie d'être "tendance" mais plutôt celle d'être moi, de me plaire déjà, de personnaliser mon physique finalement. Je continuerais sûrement encore à me cacher dans des vêtements banals régulièrement, à m'habiller classique/pratique. Mais la dynamique est lancée. J'assume depuis quelques temps des associations plus osées, je réinterroge, persévère ou non.
De là quelques réflexions décousues :
-Des fois, on change à l'intérieur et on a envie que ça se voie aussi "du dehors". D'autres fois, on essaye des petites choses en apparence pour peut-être accrocher sur un détail qui parlerait un peu de soi.
-Le miroir ne me dira pas si je suis la plus belle. Ou plutôt l'un me dira quelque chose, un autre pensera différemment...
-Je suis parfois bluffée de voir comment une apparente confiance en soi peut cacher une majorité tous les doutes que l'on a et nous amener à dépasser ce qui nous paraissait une montagne
-J'ai beaucoup appris beaucoup de mes aïeules féminines mais j'aurais aimé apprendre certains codes, certains dictons, certains trucs autour de la féminité. J'ai bien conscience qu'il y a des choses ridicules qui se disent traditionnellement...mais je crois que j'aurais aimé juste une transmission même symbolique.
Et enfin :
-Qu'il m'a été agréable de changer un peu, à mes yeux, à ceux des autres.
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
C'était pas gagné...C'est le moins que l'on puisse dire.
Pourtant c'était bien le jour, le bon jour, le meilleur moment pour...So I did it.
ffffzzzzzzzzzzz(rembobinage)
*Et même qu'il a plu juste le temps où j'étais à l'intérieur...C'est pas un signe, ça??
Pourtant c'était bien le jour, le bon jour, le meilleur moment pour...So I did it.
ffffzzzzzzzzzzz(rembobinage)
Jamais je n'aurais pensé pouvoir dire "Merci", de façon sincère, en sortant d'un salon de coiffure. Pour celles et ceux qui
auraient du mal à comprendre, je recommande l'écoute de la chanson de Lynda Lemay, "Epoustouflante".
Pour tout vous dire, j'ai les cheveux bouclés et généralement, les coiffeuses (j'ai rarement eu des coiffeurs) se font un plaisir de me rajouter du volume (des fois qu'il en manquerait) et
d'accentuer la frisure plutôt que les boucles...Look très spécial garanti. Toujours l'impression d'être repérable à 100m quand je sors de là...
Alors, je relativise, il y a plus grave comme problème sur Terre. Mais c'est juste que quand, malgré mes demandes de coiffage, je sors du salon, généralement, je dis "merci beaucoup, bonsoir" (comme Lynda), je file à la première intersection vers une autre rue et là, je sors mon élastique pour me les attacher, jusqu'à ce que je rattrape ça à la maison.Rien de grave, juste, une petite boule à l'estomac à chaque fois que je passe la porte d'un salon (aussi peu souvent que je le peux, je l'assure). Parce qu'à côté de ça, les coupes maison, c'est quand même pas pareil. Et puis, c'est plus fort que moi : il y a des moments où je me mets à faire des fixations sur les coupes de cheveux des autres et là, je me sens malheureuse...même si un copain me dit qu'il aime bien ma coiffure sauvage...(ça doit être un peu son fantasme en fait, donc ça ne compte pas...)
Alors, pour cette fois, j'ai choisi le jour, le bon jour. Pour ça, c'est simple : j'avais lu dans un magazine des conseils très précis rapport à la position de la lune et tout. Donc, non seulement, je me couperais les cheveux ce jour-là mais en plus, ils repousseraient plus vite! Et toc! En voilà un bon argument pour m'encourager! Non seulement, j'ai choisi le bon jour, rapport à la lune, mais en plus un créneau horaire s'est magnifiquement libéré pour que je puisse m'y rendre. Et, cerise sur le gâteau fleur sur le chapeau, c'était une journée de formation donc c'était beaucoup moins cher que d'habitude! Il y a des signes, quand même...*
Me voilà, le bon jour, le bon moment, dans le salon à expliquer aux coiffeuses ce que je voulais et surtout que, ce que je voulais tenter de changer, c'était de finir par un brushing. Des cheveux raides temporaires. Quelques jours dans la peau d'une autre. Tout en restant moi. Peut-être. Un peu pour changer. Un peu pour voir. Et effacer tout quelques jours plus tard et me retrouver. Peut-être.
Donc acte.
A la manière de mon héroïne imaginaire, je me suis sentie pimpante à la sortie du salon. J'ai remercié la coiffeuse et lui ai remise une médaille du mérite pour sa patience. Le résultat était juste bluffant. Je suis sortie le soir même et plusieurs connaissances m'ont demandé quelle était en fait ma vraie nature de cheveux: raide, frisée? Qui de l'oeuf, de la poule? Changement de regard : la "sauvageonne" serait-elle fatice?
Bref, pour quelques jours, je suis devenue raide. Pour quelques jours, je suis restée moi et pas tout à fait pourtant.
Quand je voyage à l'étranger, j'ai parfois l'impression de me rapprocher un peu mieux de ma culture, d'en comprendre mieux les spécificités, regarder différemment ce qui me paraissait jusque là des évidences.
Et si, changer de tête, c'était moins fuir mon image que de la re-découvrir? Si, en tentant de changer, j'avais plutôt essayer d'interroger ma vrai nature?
(To be continued)
Alors, je relativise, il y a plus grave comme problème sur Terre. Mais c'est juste que quand, malgré mes demandes de coiffage, je sors du salon, généralement, je dis "merci beaucoup, bonsoir" (comme Lynda), je file à la première intersection vers une autre rue et là, je sors mon élastique pour me les attacher, jusqu'à ce que je rattrape ça à la maison.Rien de grave, juste, une petite boule à l'estomac à chaque fois que je passe la porte d'un salon (aussi peu souvent que je le peux, je l'assure). Parce qu'à côté de ça, les coupes maison, c'est quand même pas pareil. Et puis, c'est plus fort que moi : il y a des moments où je me mets à faire des fixations sur les coupes de cheveux des autres et là, je me sens malheureuse...même si un copain me dit qu'il aime bien ma coiffure sauvage...(ça doit être un peu son fantasme en fait, donc ça ne compte pas...)
Alors, pour cette fois, j'ai choisi le jour, le bon jour. Pour ça, c'est simple : j'avais lu dans un magazine des conseils très précis rapport à la position de la lune et tout. Donc, non seulement, je me couperais les cheveux ce jour-là mais en plus, ils repousseraient plus vite! Et toc! En voilà un bon argument pour m'encourager! Non seulement, j'ai choisi le bon jour, rapport à la lune, mais en plus un créneau horaire s'est magnifiquement libéré pour que je puisse m'y rendre. Et, cerise sur le gâteau fleur sur le chapeau, c'était une journée de formation donc c'était beaucoup moins cher que d'habitude! Il y a des signes, quand même...*
Me voilà, le bon jour, le bon moment, dans le salon à expliquer aux coiffeuses ce que je voulais et surtout que, ce que je voulais tenter de changer, c'était de finir par un brushing. Des cheveux raides temporaires. Quelques jours dans la peau d'une autre. Tout en restant moi. Peut-être. Un peu pour changer. Un peu pour voir. Et effacer tout quelques jours plus tard et me retrouver. Peut-être.
Donc acte.
A la manière de mon héroïne imaginaire, je me suis sentie pimpante à la sortie du salon. J'ai remercié la coiffeuse et lui ai remise une médaille du mérite pour sa patience. Le résultat était juste bluffant. Je suis sortie le soir même et plusieurs connaissances m'ont demandé quelle était en fait ma vraie nature de cheveux: raide, frisée? Qui de l'oeuf, de la poule? Changement de regard : la "sauvageonne" serait-elle fatice?
Bref, pour quelques jours, je suis devenue raide. Pour quelques jours, je suis restée moi et pas tout à fait pourtant.
Quand je voyage à l'étranger, j'ai parfois l'impression de me rapprocher un peu mieux de ma culture, d'en comprendre mieux les spécificités, regarder différemment ce qui me paraissait jusque là des évidences.
Et si, changer de tête, c'était moins fuir mon image que de la re-découvrir? Si, en tentant de changer, j'avais plutôt essayer d'interroger ma vrai nature?
(To be continued)
*Et même qu'il a plu juste le temps où j'étais à l'intérieur...C'est pas un signe, ça??
par Mavie
publié dans :
Mavie quotidienne
Lundi :
Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef.
La légende de la photo ne m'apprend pas grand chose si ce n'est qu'il a maigri et qu'il manifestait samedi dernier contre les ogm à Toulouse...Bon, c'est déjà une piste...Je n'arrive plus à me souvenir de son nom de famille...
Mardi:
Vous savez pas la dernière ? Il parait que j'ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Et comme ma concierge, elle, elle le sait, j'ai eu droit ce matin à un interrogatoire en règle : perdus de vue? mais comment? et pourquoi? Ah bon? Comme ça?!
Mercredi:
Maintenant que l'affaire est mediatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l'affaire, je me sens plus libre d'en parler. (quoi? ma concierge n'a pas encore mis tout ça en ligne??)
Certains soirs, pour faire mon intéressante, il m'est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d'alcoolémie. Il s'agissait de l'extrait suivant : « C'est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C'est de vivre au jour le jour / Le temps c'est de l'amour ». Et un jour, où c'était le cas, il est venu me voir lors de ma descente de table pour me dire que lui aussi il avait un temps chanté cette chanson dans à peu près la même mise en scène...C'est des détails qui rapprochent. Pendant des mois, on a été tous : amis, amants, confidents,profs de chant. On avait même commencé à développer notre répertoire de duos sur table.
Et puis, un jour il y a eu cette fille qui lui a fait de l'oeil et de fil en aiguille, on s'est moins vu. Et petit à petit, plus rien...
Jeudi:
Hier, j'étais au tel avec B. Elle en était bouche bée...et moi aussi. Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas…Non, je ne vous parlerais pas de Xave et de son festival de air guitar avec brosse à dents (Croisez le doigts pour lui le 6 avril entre 12 et 13h!)...C'est juste la voisine de palier, la nouvelle. C'est une adepte de trash TV! Enfin, pour nous, c'est trash : réality show, télé-réalité, émission vulgaires pas drôles et j'en passe. Les murs, chez B., c'est du papier de cigarette, on entend tout et surtout de la salle de bains. Du coup, elle met sa brosse à dents électriques en continu...comme si on entendait moins comme ça! Bref, nimporte quoi!
Mais revenons-en à nos moutons : B. l'autre jour, elle prenait un bain et elle a cru entendre à travers le bruit de brosse sa voix. Elle pense que c'était à "ça se parle".Une nouvelle piste ! il faut que j'en parle à ma soeur...
Vendredi:
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement. La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...D'un côté, la télé, de l'autre la vie...Ma soeur, elle est restée de l'autre côté. Alors bien sûr, elle avait vu "ça se parle" sur l'alcool ruiné ma vie. Et elle avait entendu son témoignage plein de pudeur d'une vie réduite à néant...Et alors? Rien! il n'était pas sous son vrai nom et pas trop d'infos qui nous soient apparues importantes. Par contre, elle m'a parlé en long et large d'une autre invitée à l'émission qui avait été jusqu'à envoyer des lettres enflammées et des sex toys à...Bref! j'ose même pas vous le dire, tellement, c'est incompréhensible, un geste desespéré, vraiment!
Samedi:
Recherches sur internet infructueuses...Pas de trace d'autres infos qui concerneraient sa ville de résidence, son boulot. Par contre, l'autre invitée semble aller mieux depuis l'émission dixit leur blog officiel. Pour plus d'infos sur ses motivations, je reste sur ma faim...Juste ces phrases un peu énigmatiques : "Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais..."
Samedi (en 8):
Depuis une semaine, RAS...Les mauvaises nouvelles s'accumulent, problèmes financiers entre autres, le moral redescend. Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leur larmes les pierres insensibles. Je me demande si je le retrouverais un jour. Et quand bien même ce serait le cas, sera-t-il vraiment content de me voir?Peut-être qu'il aura déjà re-retrouvé quelqu'un (le pauvre, et son ex qui l'a quitté pour son boucher...) et qu'il n'aura encore une fois plus de temps ou plus envie de me voir... Je m'étais déjà retrouvé confrontée à ce type de situations...J'en ai marre! Je déprime!
Dimanche:
Super nouvelles depuis samedi nuit. B. a trouvé ses coordonnées! Elle a eu un flash et s'est souvenue du nom de famille de sa mère et dans l'émission, il disait bien qu'il était revenu vivre chez elle, dans le sud ouest. Et sur Toulouse, il y en a une. B.est géniale, toujours les mots pour remonter le moral!
Lundi:
Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit. Trois heures, c'est énorme et surtout complètement irrationnel! Appeler chez sa mère, un ami perdu de vue depuis des années un dimanche soir vers minuit...
Il a eu l'air surpris maistrès vite franchement content. Sa voix... Moi, j'en pleurais ...On allait faire mieux que de se parler au téléphone, on allait se voir vendredi soir prochain, il viendrait passer le week end chez moi!
Vendredi :
Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Dans le sablier de notre amour, les derniers grains de sable s'apprêtent à tomber. Ce soir, nous allons le retourner.
PS : Comme aux Césars, je remercie B., ma famille, mon producteur et ceux sans qui rien n'aurait été possible :Kozlika, Samantdi, Elisabeth, Alexandre, Otir et Agaagla
et à tous les participants, puisque c'est l'important, après tout!
à une prochaine!
PPs : Oups, qu'est-ce que cette fin? Aurais-je trop regardé les feux de l'amour??
Le début, n'est pas de moi, mais d'elle.
Et toujours d'autres flash back ou pas...
Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef.
La légende de la photo ne m'apprend pas grand chose si ce n'est qu'il a maigri et qu'il manifestait samedi dernier contre les ogm à Toulouse...Bon, c'est déjà une piste...Je n'arrive plus à me souvenir de son nom de famille...
Mardi:
Vous savez pas la dernière ? Il parait que j'ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Et comme ma concierge, elle, elle le sait, j'ai eu droit ce matin à un interrogatoire en règle : perdus de vue? mais comment? et pourquoi? Ah bon? Comme ça?!
Mercredi:
Maintenant que l'affaire est mediatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l'affaire, je me sens plus libre d'en parler. (quoi? ma concierge n'a pas encore mis tout ça en ligne??)
Certains soirs, pour faire mon intéressante, il m'est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d'alcoolémie. Il s'agissait de l'extrait suivant : « C'est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C'est de vivre au jour le jour / Le temps c'est de l'amour ». Et un jour, où c'était le cas, il est venu me voir lors de ma descente de table pour me dire que lui aussi il avait un temps chanté cette chanson dans à peu près la même mise en scène...C'est des détails qui rapprochent. Pendant des mois, on a été tous : amis, amants, confidents,profs de chant. On avait même commencé à développer notre répertoire de duos sur table.
Et puis, un jour il y a eu cette fille qui lui a fait de l'oeil et de fil en aiguille, on s'est moins vu. Et petit à petit, plus rien...
Jeudi:
Hier, j'étais au tel avec B. Elle en était bouche bée...et moi aussi. Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas…Non, je ne vous parlerais pas de Xave et de son festival de air guitar avec brosse à dents (Croisez le doigts pour lui le 6 avril entre 12 et 13h!)...C'est juste la voisine de palier, la nouvelle. C'est une adepte de trash TV! Enfin, pour nous, c'est trash : réality show, télé-réalité, émission vulgaires pas drôles et j'en passe. Les murs, chez B., c'est du papier de cigarette, on entend tout et surtout de la salle de bains. Du coup, elle met sa brosse à dents électriques en continu...comme si on entendait moins comme ça! Bref, nimporte quoi!
Mais revenons-en à nos moutons : B. l'autre jour, elle prenait un bain et elle a cru entendre à travers le bruit de brosse sa voix. Elle pense que c'était à "ça se parle".Une nouvelle piste ! il faut que j'en parle à ma soeur...
Vendredi:
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement. La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...D'un côté, la télé, de l'autre la vie...Ma soeur, elle est restée de l'autre côté. Alors bien sûr, elle avait vu "ça se parle" sur l'alcool ruiné ma vie. Et elle avait entendu son témoignage plein de pudeur d'une vie réduite à néant...Et alors? Rien! il n'était pas sous son vrai nom et pas trop d'infos qui nous soient apparues importantes. Par contre, elle m'a parlé en long et large d'une autre invitée à l'émission qui avait été jusqu'à envoyer des lettres enflammées et des sex toys à...Bref! j'ose même pas vous le dire, tellement, c'est incompréhensible, un geste desespéré, vraiment!
Samedi:
Recherches sur internet infructueuses...Pas de trace d'autres infos qui concerneraient sa ville de résidence, son boulot. Par contre, l'autre invitée semble aller mieux depuis l'émission dixit leur blog officiel. Pour plus d'infos sur ses motivations, je reste sur ma faim...Juste ces phrases un peu énigmatiques : "Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais..."
Samedi (en 8):
Depuis une semaine, RAS...Les mauvaises nouvelles s'accumulent, problèmes financiers entre autres, le moral redescend. Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leur larmes les pierres insensibles. Je me demande si je le retrouverais un jour. Et quand bien même ce serait le cas, sera-t-il vraiment content de me voir?Peut-être qu'il aura déjà re-retrouvé quelqu'un (le pauvre, et son ex qui l'a quitté pour son boucher...) et qu'il n'aura encore une fois plus de temps ou plus envie de me voir... Je m'étais déjà retrouvé confrontée à ce type de situations...J'en ai marre! Je déprime!
Dimanche:
Super nouvelles depuis samedi nuit. B. a trouvé ses coordonnées! Elle a eu un flash et s'est souvenue du nom de famille de sa mère et dans l'émission, il disait bien qu'il était revenu vivre chez elle, dans le sud ouest. Et sur Toulouse, il y en a une. B.est géniale, toujours les mots pour remonter le moral!
Lundi:
Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit. Trois heures, c'est énorme et surtout complètement irrationnel! Appeler chez sa mère, un ami perdu de vue depuis des années un dimanche soir vers minuit...
Il a eu l'air surpris maistrès vite franchement content. Sa voix... Moi, j'en pleurais ...On allait faire mieux que de se parler au téléphone, on allait se voir vendredi soir prochain, il viendrait passer le week end chez moi!
Vendredi :
Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Dans le sablier de notre amour, les derniers grains de sable s'apprêtent à tomber. Ce soir, nous allons le retourner.
PS : Comme aux Césars, je remercie B., ma famille, mon producteur et ceux sans qui rien n'aurait été possible :Kozlika, Samantdi, Elisabeth, Alexandre, Otir et Agaagla
et à tous les participants, puisque c'est l'important, après tout!
à une prochaine!
PPs : Oups, qu'est-ce que cette fin? Aurais-je trop regardé les feux de l'amour??
Le début, n'est pas de moi, mais d'elle.
Et toujours d'autres flash back ou pas...
par Mavie
publié dans :
Mavie fictive