Et si, je me disais l’autre jour après avoir entendu une programmation musicale appropriée, et si la femme des “yeux revolver” (Marc Lavoine) et la “femme libérée” (Cookie Dinger) était une seule et même personne. Je me rends compte…que je n'ai jamais vraiment écouté les paroles aussi précisément qu'il y a une semaine. Peut-être était-ce fait inconsciemment, peut-être n'étais-je pas prête à affronter certaines réalités. Peut-être étais-je façonnée à mon insu par des préjugés inconscient genre la femme libérée, elle est tellement pas forcément séduisante ou d'autres bêtises que j'ai peur de m'avouer.
Parce que j'étais super impressionnée par les deux personnages en fait. Les yeux revolver, je l'écoutais gamine. J'imaginais bien le regard qui tue, elle a tiré la première, m'a touché c'est foutu...Et la femme libérée, je connaissais pas la moitié des références (Brétécher, Marie-Claire) mais le Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile m'émeuvait vraiment. Et j'idéalisais les deux "modèles", sans trop savoir vers lequel je pencherais plus tard.
Le plus tard a du arriver il y a pas si longtemps. Je peux faire plus jeune mais globalement, je peux aussi faire "femme". Je me sens libre d'être celle que je veux même si pendant un certains temps, je me censurais niveau fringues en prétextant des alibis professionnels. Aujourd'hui, je me censure uniquement sur des bases simples et incontestables : c'est propre-c'est ok/c'est sale-c'est no. Bon allez, il y aussi jupe-il fait trop froid/pantalon-je marcherais plus vite! J'ai fait mon regard qui tue mais surtout trouvé et touché ma cible. Malgré tout, certaines réalités basiques continuent de me laisser femme libérée, si fragile et tout au quotidien.
Et aujourd'hui, j'ai parfois une voix grave pour me dire : "Mais, tu fais toute seule plein de choses! Ton problème c'est pas que tu n'y arrives pas ou que tu t'organises mal, c'est que t'as besoin d'aide".
Et ouais!
Et des soirs comme ce soir, quand je m'en veux d'avoir oublié de faire ça, quand je me lamente devant mon manque de chance sur ci, qui m'obligerait à prendre du temps sur ça pour...
Des soirs comme ça, ça chante tout seul dans ma tête :
Ne la laisse pas tomber : elle a les yeux révolver...
Un peu larguée, un peu seule sur la Terre Les mains tendues, les cheveux en arrière, elle est si fragile, être une femme libérée, tu sais c'est pas si facile...
Ce billet a été écrit pour le
jeu des sabliers. L’amorce provenait d’un billet de mon blog
Séduire comme une femme